En préparant la commission Verkeer & Ondernemen (littéralement "Circulation & entreprendre"), j'ai vu avec surprise que nos échevins ont écrit au maire à propos des terrasses chauffées. Le maire, Job Cohen, rêve de faire d'Amsterdam un Paris nordique, mais nos collègues du Centre comme nous, au Vieux Sud, nous sommes très moyennement enthousiastes, non seulement parce que ce n'est pas le seul moyen de rendre Amsterdam attractif aux visiteurs étrangers, mais aussi parce que, dans le cadre de nos tentatives pour réduire nos émissions de dioxyde de carbone, ce n'est franchement pas une bonne idée.
En lisant cette lettre des échevins, j'ai eu le plaisir de retrouver une idée que j'avais trouvée à Oslo: mettre des couvertures (ils parlent de couvertures "I amsterdam") à la disposition des consommateurs au lieu de gaspiller du gaz à réchauffer l'air extérieur.
Je me demande toujours quel est l'impact de nos discussions. Et bien pas toujours nul, donc. Nous faire croire que l'économie ne peut exister que par le gâchis environnemental et la consommation d'énergie sans limite aucune, c'est une idée simpliste qui ne rime à rien. J'espère que le VVD du Vieux Sud, en général plutôt progressiste et raisonnable, saura le comprendre. Résultat mercredi soir.
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lundi 1 octobre 2007
samedi 7 juillet 2007
Back 2 Amsterdam
Il nous a finalement fallu remonter dans le coucou de la compagnie Widerøe (vous remarquerez le joli décor de l'appareil avec des lignes d'horizon qui se recoupent) pour repartir sur Oslo, où une grève des contrôleurs aériens nous attendaient. L'aéroport de Førde est microscopique, mais il nous a fallu déclarer nos bagages à l'unique comptoire, après quoi on a été fouillés dans les règles par une grosse dame avec les cheveux rouges.
Pas à cause des méchants terroristes islamistes, mais à cause d'un réfugié qui avait pété un plomb après que son asile lui a été refusé, et a embarqué une hache à bord. En vol, il a essayé de menacer le pilote, s'est fait faire une grosse tête par les paysans norvégiens qui s'y connaissaient plus que lui en haches et en maîtrise de bêtes sauvages, et le gouvernement a fait équipper tous les aéroports du pays, même les plus minuscules, de matos de détection super techno. Avec les panneaux d'information standardisés comme à l'aéroport d'Oslo. La classe, quoi!


Mais bon. On est trop heureux d'avoir été choisis comme DJ résidents pour Transplant. Un endroit à qui il faut encore construire une crédibilité artistique, mais franchement unique au monde. Quel privilège!

Pas à cause des méchants terroristes islamistes, mais à cause d'un réfugié qui avait pété un plomb après que son asile lui a été refusé, et a embarqué une hache à bord. En vol, il a essayé de menacer le pilote, s'est fait faire une grosse tête par les paysans norvégiens qui s'y connaissaient plus que lui en haches et en maîtrise de bêtes sauvages, et le gouvernement a fait équipper tous les aéroports du pays, même les plus minuscules, de matos de détection super techno. Avec les panneaux d'information standardisés comme à l'aéroport d'Oslo. La classe, quoi!


Mais bon. On est trop heureux d'avoir été choisis comme DJ résidents pour Transplant. Un endroit à qui il faut encore construire une crédibilité artistique, mais franchement unique au monde. Quel privilège!

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lundi 22 janvier 2007
Crypto-facho mais touchant
Nous sommes allés dans LE parc d'Oslo, le parc Vigeland, dont une partie a été réalisée par un sculpteur un peu dérangé, Gustav Vigeland. Il s'est arrangé pour avoir un deal avec la ville d'Oslo, qui en échange d'un endroit gratuit où travailler, a réalisé ces sculptures de gens nus articulés autour d'un énorme phalus fait d'autres corps nus.
Cet ensemble de corps soviéto-fascistes, bien musclés, mais occupés à se faire des câlins, est en fait assez touchant. On voit des familles se câliner, des enfants pleurer, des couples heureux, des papas qui portent leurs enfants. Malgré l'esthétique très marquée et un ensemble de perspectives assez bizares dans le contexte norvégien, l'humanité de l'ensemble m'a beaucoup plu. Et pas uniquement parce qu'il y a beaucoup d'hommes nus. Touristique, mais mieux que prévu.




Cet ensemble de corps soviéto-fascistes, bien musclés, mais occupés à se faire des câlins, est en fait assez touchant. On voit des familles se câliner, des enfants pleurer, des couples heureux, des papas qui portent leurs enfants. Malgré l'esthétique très marquée et un ensemble de perspectives assez bizares dans le contexte norvégien, l'humanité de l'ensemble m'a beaucoup plu. Et pas uniquement parce qu'il y a beaucoup d'hommes nus. Touristique, mais mieux que prévu.




De la gnaule pour le peuple
Je suis passé par une grande place où se trouve un bel immeuble plutôt stalinien... le siège du parti travailliste norvégien. Le rez-de-chaussée abrite désormais un bar super à la mode qui s'appelle 'L'internationale' (comme la chanson, mais c'est plutôt par ironie). J'ai trouvé une photo fabuleuse dans un des coins où on voit les masses populaires rassemblées à son pied, avec cet énorme marteau sur la facade. le slogan a été changé et on peut lire en énorme sur l'immeuble Sprit til Folket "de la gnaule pour le peuple". Sublime, franchement.
Nikolai m'a dit qu'ils sont en coalition avec Sosialistisk Venstrepart (parti socialiste de gauche) qui demande un environnement ultra-protégé et une cantine gratuite pour les enfants, alors que l'Arbeiderpartiet est plutôt occupé à préserver l'emploi. Le nouveau danger c'est la droite dure, le Fremskritspartiet (parti du progrès), la droite néo-con à l'américaine, plutôt de type sarkozyste ou verdonkienne.


Nikolai m'a dit qu'ils sont en coalition avec Sosialistisk Venstrepart (parti socialiste de gauche) qui demande un environnement ultra-protégé et une cantine gratuite pour les enfants, alors que l'Arbeiderpartiet est plutôt occupé à préserver l'emploi. Le nouveau danger c'est la droite dure, le Fremskritspartiet (parti du progrès), la droite néo-con à l'américaine, plutôt de type sarkozyste ou verdonkienne.


Un monde protégé
La Norvège, c'est aussi un monde plutôt protégé. Protégé des éléments dans des maisons confortables et bien chauffées, dans des cafés surchauffés recouverts de bois. Mais c'est aussi protégé dans sa voiture chauffante (siège, volant, vitres) et protégé de soi-même contre l'alcool, vendu dans des magasins de monopole étatiques (vinmonopolet)...








Un style de vie...
Avec le retour de la neige, c'est tout un style de vie scandinave qui s'est révélé à moi. Prendre ses skis dans le tram pour aller se ballader en forêt pas loin, emmener ses enfants en luge en centre-ville, avoir des toilettes designissimes dans le parc, et habiter une maison en bois (c'est réservé à une élite à Oslo mais très commun dans le reste du pays)....










Ikea n'a fait que voler
dimanche 21 janvier 2007
samedi 20 janvier 2007
Influences étrangères
On voit que l'étranger et les étrangers ont une influence sur Oslo. Tout d'abord, il y a l'influence française (cafés, restaurants, mode, je ne mets pas toutes les photos car il y en aurait trop). Ca va de la "French Fashion" à "Clinique Monique" (produits de beauté) à "Bonaparte" (fringues, vous noterez le bel immeuble), "La Baguette" (café où on ne sert pas de baguette mais des gâteaux et des sandouiches) et "Bistro Brocante".


Mais il y a aussi l'influence des migrants. Et tout se passe comme s'il y avait spécialisation nationale par corps de métier. Les Libanais semblent s'être spécialisés dans la coiffure. Je ne compte plus les "frisør" avec le drapeau libanais pour tout logo. Mais les turcs se sont eux spécialisés dans les magasins de fruits et de légumes. Ils ont des étals magnifiques donnant sur la rue, apparement très populaires.



Mais il y a aussi l'influence des migrants. Et tout se passe comme s'il y avait spécialisation nationale par corps de métier. Les Libanais semblent s'être spécialisés dans la coiffure. Je ne compte plus les "frisør" avec le drapeau libanais pour tout logo. Mais les turcs se sont eux spécialisés dans les magasins de fruits et de légumes. Ils ont des étals magnifiques donnant sur la rue, apparement très populaires.

Unité architecturale
Oslo a une certaine unité architecturale. Cela ne change pas énormément d'autres grandes villes scandinaves, mais cela reste très exotique pour qui est habitué à la France ou la Hollande. J'aime beaucoup les immeubles traditionnels peints. Ils ont aussi de très beaux lieux industriels, comme par exemple de DogA où j'ai mixé, mais aussi cette usine, ci-dessous, qui ressemble presque à une mosquée...








vendredi 19 janvier 2007
Bouffe rapide à tous les coins
Les Osloïtes semblent adorer les croissants, la junk food et les barres énergétiques. Les 7-11 et autres boutiques d'urgence alimentaire sont partout. Il est rare qu'un rond-point puisse exister sans un de ces magasins. Rien de fabuleux à manger mais beaucoup de plastique, de trucs brillants et de couleurs fondamentales.


D'après mes informateurs cette présence massive est dûe à une guerre commerciale entre les chaînes qui ne veulent pas se priver d'endroits stratégiques et qui espèrent que celui qui gagnera la bataille immobilière rafflera la mise...






D'après mes informateurs cette présence massive est dûe à une guerre commerciale entre les chaînes qui ne veulent pas se priver d'endroits stratégiques et qui espèrent que celui qui gagnera la bataille immobilière rafflera la mise...




Mixage à la souris
J'ai mixé toute la journée (avec de grandes pauses) au DogA, le centre pour le design et l'architecture. C'était une journée organisée par Alexandre Bau, un pote de mon frère, qui a un bureau de design avec sa femme suédoise dans un fjord au fin fond de la Norvège, dont je vous raconterai l'histoire bientôt. Comme ce n'était pas pour danser mais uniquement comme fond sonore intéressant, je ne me suis pas embarrassé de vinyls ou de CD, mais j'ai juste pris mon Mac et ai tout mixé avec la souris.
Pendant les pauses j'ai rencontré des gens intéressant. Et j'ai découvert un nouveau matériau fait en Espagne à partir de coquilles d'amandes: étanche, très solide et léger, c'est une sorte de bois reconstitué qu'on peut mouler pour lui donner les formes et les textures les plus délirantes. Un matériau que ma future cuisine attendait!



Pendant les pauses j'ai rencontré des gens intéressant. Et j'ai découvert un nouveau matériau fait en Espagne à partir de coquilles d'amandes: étanche, très solide et léger, c'est une sorte de bois reconstitué qu'on peut mouler pour lui donner les formes et les textures les plus délirantes. Un matériau que ma future cuisine attendait!



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jeudi 18 janvier 2007
A Oslo, on parle quoi déjà?

Me voilà arrivé à Oslo. Il ne fait pas assez froid selon les indigènes: seulement 0°c, et quasiment pas de neige. Le monde marche sur la tête, ma petite dame. Le Norvégien est une langue qui n'existe pas, puisqu'il y en a deux: le nynorsk (prononcé nü-norsque), qui est parlé plutôt à l'Ouest et le Nord du pays (très rural) et qui agrège de nombreux dialectes, et le bokmål (prononcé bouquemaule) qui est plutôt parlé autour d'Oslo et qui est plus proche du danois et du suédois.
Pour qui connaît le néerlandais, il est facile de deviner beaucoup de mots. Pour les francophones purs, c'est vrai que c'est vraiment moins évident. A l'oral, je ne comprend vraiment rien. Mais rien de rien. C'en est fascinant.

Une suédoise avec qui j'ai parlé dit qu'à l'écrit elle comprend tout mais que si elle peut être comprise par tous, elle a du mal à comprendre ce que les gens lui disent. Elle m'a raconté que c'est encore pire avec le danois: non seulement personne ne les comprend, mais ils ne se comprennent pas entre eux tellement leur prononciation est dans la gorge. D'après elle (mais est-ce une source fiable?), des études ont montré que les enfant danois sont les derniers à parler parce que la prononciation est tellement difficile qu'ils ont besoin de plus de temps que les autres pour arriver à prononcer certains sons guturaux. Elle a ajouté (ah là là, son ex devait être danois et ça s'est mal fini) que l'expression la plus utilisée en danois est "je ne vous ai pas compris". Je ne sais pas si c'est vrai mais c'est mignon comme histoire, non?
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