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lundi 29 décembre 2008

Cadeau



Pour la nouvelle année, Cherry Juice Recordings offre deux chansons de Laurent & Lewis, toutes deux produites en Finlande, soit en cliquant ici, soit en copiant le lien suivant sur votre butineur: http://www.cherryjuicerecordings.com/2009/Happy2009_CJR014.zip
La pochette est de Pierre Marly, of course.

samedi 13 décembre 2008

iTrash, la suite



Après quelques jours d'utilisation, je suis toujours bluffé par mon iTrash. La batterie ne résiste pas très bien à 3 heures d'utilisation intensive, mais la facilité avec laquelle on peut claquer de la thune en conneries choses inutiles me fascine. Enfin, pas totalement inutiles, juste pas totalement utile. Par curiosité j'ai été chercher "Laurent & Lewis" sur iTunes. On trouve tout, on peut écouter 30 secondes, ça va ultra vite, le son est parfait.



D'ailleurs, avec un coup d'oeil un peu large, on se rend compte du travail magnifique de notre disailleneur, Pierre Marly. La classe, hein? Tellement beau que j'ai failli en acheter, c'est dire! J'ai acheté d'autres choses, bien sûr, mais officiellement je ne vois pas de quoi vous parlez. Si ma moitié vous demande si je dépense beaucoup d'argent sur iTunes, jurez que vraiment, ce pirate de Laurent il a encore téléchargé de la musique illégalement. Ouh le vilain.



Dans le lecteur iPod de l'iTrash, on peut aussi suivre les paroles. Génial. Sauf que tous les alphabets ne sont pas supportés correctement: l'arabe est écrit à l'envers, et les lettres ne sont pas attachées. Un peu la honte pour un programme multilingue, non? La preuve ci-dessus avec Amr Diab.



Le meilleur pour la fin... ci-dessus, le cours de la bourse. Si on met l'évolution avec une perspective d'un an, on voit vraiment l'évolution. Ici, le CAC40, mais c'est pareil pour tous. Crash mi et crash moi sont dans un bateau...

vendredi 12 décembre 2008

Perfume, pire encore



Je sais, j'obsessionne un peu sur Perfume, notre groupe de nippones machinisées. Mais après le dernier album, il me fallait le best of. Introuvable nulle part, sauf un torrent pourri qui a mis une semaine à se télécharger. Le résultat des courses? À côté de ce best of, Erasure c'est de la House ultra-minimale sans mélodie, les Pet Shop Boys c'est du Rock hardcore vraiment viril, et Dave Clarke c'est un percussioniste qui ne fait que du unplugged. J'ai fait pisser Martin, le casque sur les oreilles, j'avais l'impression d'avoir pris de la drogue, vraiment. "C'est moi qui suis au bord de la crise d'hystérie ou la musique m'influence, là?" Seul le regard cocaïné du méchant tenancier du café d'en bas m'a rappelé que c'était seulement la musique: le reste du monde n'est pas kawaï (mignon) du tout.
À la longue les voix "mignones" sont un peu fatigantes mais je suis très impressionné par la façon dont ils refusent tout naturel: les bleeps sont partout, les "guitares" sont clairement en plastique, et Mario™ est au mixage. Une vraie leçon d'artifice, je suis bluffé. Bleep.

samedi 6 décembre 2008

Quand l'humain se fait machine



L'autre jour, ma copine Tamiyo m'a envoyé des liens vidéos d'un groupe qui cartonne au Japon, Perfume. J'en ai parlé à Rodrigue qui m'a pris pour une pauvre cloche: "oui, l'album est génial", comme si tout le monde l'avait déjà. Pour ceux qui sont encore plus cloches que moi, allez voir les vidéos de ポリリズム et de マカロニ.
Le succès de ce groupe doit beaucoup au poids de la culture des jeux vidéos au Japon: les voix sont travaillées pour ressembler le plus possible à des voix synthétiques. Le producteur, un jeune Tokyoïte, avait expliqué dans un reportage sur Arte qu'il essayait de les faire sonner comme de gentilles poupées synthétiques. Ils avaient commencé avec une reprise d'un thème de Mario (ici, mais attention, c'est hardcore), et en sont maintenant à leur deuxième album, GAME. À la longue, les voix passées à la moulinette fatiguent un peu, mais c'est le disque du mois chez les Chambon-Marques, avec le dernier Grace Jones. J'aime beaucoup la façon de penser les arpèges et les sons, tellement totalement nippone. Merci Tamiyo... (ton EP est presque fini).
Ceci dit, la virtualisation a de beaux jours devant elle parce que la nouvelle génération de kids a grandi avec ces jeux, et Mario est aussi réel pour eux que l'a pu être Madonna pour nous. Je m'y étais vaguement essayé dans In My Life (la chanson préférée d'Eddy de Clercq), mais je n'avais pas trop osé pousser le bouchon trop loin. Comme quoi, il faut parfois suivre ses intuitions sans hésiter...

Virtualisation totale = démocratisation



L'industrie musicale a peur des mp3. Moi je pense que la révolution numérique n'est pas du tout finie et que ça va chauffer pour l'ensemble de l'industrie des loisirs. Je vais essayer de faire sens...
Pour ceux qui suivent un peu, il y a une dizaine d'années les synthétiseurs et les boites à rythme ont été virtualisés par les Suédois de Propellerhead, et cela a donné Rebirth, un petit programme tout simple qui permet de faire de la House de base sans matériel (désormais gratuit et disponible ici). Ils ont été suivis par beaucoup, dont les fabricants de matériel (Roland, Yamaha...) qui ont compris qu'il fallait y participer à la virtualisation sous peine de mourir. Personnellement, je me sers beaucoup de Reason, le grand frère de Rebirth. Tous les synthés analogiques d'Überlove, les boucles d'acide et les rythmes ont été fabriqués avec ces programmes virtuels imitant des machines de studio, jusque dans leur esthétique, même si je fais l'effort de rester lo-tech et de surtout ne pas passer aux synthétiseurs numériques et aux plugins à la mode. Le son "Laurent & Lewis" est pour beaucoup dû au Subtractor, au Redrum et à la NN-XT.

Avec une page comme celle d'Hobnox, on passe carrément à autre chose. Il suffit d'un butineur web avec Flash, et on peut commencer à installer plein de machines sans rien devoir installer sur son ordinateur. Alors qu'installer Reason prenait beaucoup de temps et surtout d'espace sur le disque (et d'argent si vous achetez le programme), avec Hobnox on commence tout de suite, gratuitement, sans rien installer.
Avec un internet de plus en plus développé, dans un futur très proche on va pouvoir probablement réserver sa page avec ses chansons en cours, charger des échantillons piqués ici et là ou enregistrés chez soi (des voix, par exemple) et, pour les plus talentueux... faire des chansons qui tiennent la route.
Je vous conseille d'aller sur le site et faire joujou avec les machines, avec un casque si vous êtes marié(e), histoire de le rester. Ça a l'air déroutant au début, mais c'est vraiment extrêmement intuitif: on change de séquence et la mélodie change tout de suite, on ajoute un clap et on l'entend immédiatement, on ajoute des effets qui se branchent tous seuls. Je ne garantie en rien la beauté du résultat, mais je vous assure que vous l'entendrez, pas besoin d'un doctorat en acoustique pour sortir une note.



En plus, pour les gens bordéliques créatifs comme moi, avoir tout dans une seule page (ou un seul programme) sans avoir trop de fils partout, c'est vraiment un don du ciel. Les machines sont toujours propres, ne tombent jamais en panne, on n'a pas égaré leur alimentation, on peut voyager avec sans avoir une armée de porteurs pour vous accompagner à la gare ou l'aéroport...
Cet accès simple et instantané va avoir des conséquences incroyables, puisque le coût d'entrée dans l'industrie de l'entertainment va être quasiment nul. N'importe quel kid d'Amstelveen, de Châtenay-Malabry, de Soweto ou de Kuala Lumpur aura la possibilité technique de devenir le Mozart du XXIe siècle, et avec un peu de pratique, n'importe qui va pouvoir créer où qu'il soit, dans une fête, spontanément avec ses amis, faire un gig avec une inconnue rencontrée dans le bus.
On assiste à la mise en place d'une infrastructure de création (musicale, mais on le voit de plus en plus avec la vidéo) totalement démocratique qui va remettre à plat l'ensemble de l'industrie. La crise économique et civilisationnelle aidant, je ne donne pas cher de la peau des éléphants de l'entertainment du XXe siècle, ceux qui déjà n'avaient pas compris la révolution de la virtualisation des supports musicaux.

mardi 25 novembre 2008

CJR013: Si tu m'aimes encore



Notre nouvelle chanson s'appelle 'Si tu m'aimes encore', elle est chantée par Lewis en français, et va sortir prochainement sur toutes les plateformes numériques. Entretemps, il est possible de la télécharger gratuitement ici: http://www.digitaldeejay.com/media-Situm39aimesencore-Original
Cela ne va pas durer, alors profitez-en. L'idée était de mélanger la renaissance anglaise, le blues, l'électro, la variétoche française et le disco. Chacun y retrouvera ses petits... Eddy de Clercq nous prépare sa version (überdisco, pour très bientôt). La pochette est signée Pierre Marly (Islande), le mastering Teemu Myyryläinen (Finlande).

Merci à Ta·Mi·Yo, Laurent V., Eddy, Pierre, Didier, Patrick, Geneviève, Jérôme, Aaron-Carl, Orcinus, Hank, Xavier, Christophe et Natasha pour leur oreille. Les paroles: Si tu m'aimes encore / Va vivre à l'autre bout de la terre / Si tu m'aimes encore / Cesse donc de me dire que tu m'aimes // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // Si tu m'aimais alors / Pourquoi avoir été si cruel / Si tu m'aimes encore / Reste superficiel // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // (Si tu m'aimes encore) // Ton cœur brisé ne soigne pas le mien / Si tu m'aimes encore / Va t'en prendre le premier train // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // (Si tu m'aimes encore)...

mercredi 12 novembre 2008

Überlove dans DJ Broadcast



Überlove a droit à sa revue dans la revue néerlandaise "DJ Broadcast". Cliquez sur l'image ci-dessus pour un article en taille lisible (en néerlandais). Traduction sauvage...

«Pendant l'Amsterdam Dance Event de l'année dernière, Dave Clarke et Kevin Saunderson ont fait une session démo lors de laquelle des producteurs en herbe pouvaient offrir leur œuvre au jugement sans pitié des deux pros reconnus. Malgré toutes les pressions, Dave Clarke a su trouver la perle: Motion, une piste de Laurent & Lewis. "We have a winner here" a jugé Clarke, et c'est exactement ce qu'on pensé d'innombrables clubbers du monde entier. Motion est devenu un disque culte aux États-Unis et au Japon, et entretemps le premier album de Laurent & Lewis est dan tous les bacs, sorti par Cherry Juice, un label de Detroit. Überlove est une production pan-européenne de deux migrants qui vivent et travaillent à Amsterdam - et c'est d'ailleurs une carte de visite parfaite de la housenation amstellodamoise.
Le producteur Laurent Chambon (un Français) est politologue, publiciste (sur les questions d'intégration) et membre du conseil municipal d'Amsterdal Zuid-Oost (sic). Son partenaire (et ceci littéralement, Laurent & Lewis sont officiellement mariés) a des origines portugaises-américaines et est la voix du duo. Überlove est un cocktail qui dépasse les genres fait de deep-house, de techno et de pop avec une forte injection de disco. Justus Köhncke est lyrique à leur endroit et la scène française en trépigne d'excitation. Avec raison, car c'est un album fort qui se tamponne des trucs faciles et des modes. Avec une piste finale telle que Dansen Is Leuk ["j'adore danser" NdLC] on a le popotin qui groove.» *** (Enrico Riva)

C'est pas enthousiaste, ça, comme revue? (Gros sourire niais)...

lundi 3 novembre 2008

L'ADE en images

Une grosse semaine après l'Amsterdam Dance Event 2008, un petit retour en images...


L'ADE s'est installé au Felix Meritis mais aussi a squatté l'Hôtel Dylan, un endroit magnifique tout en noir, blanc et beige...


La grande salle du Felix Meritis a donné lieu à toutes les tractations les plus absurdes, qui cherchant à vendre leur démo, qui essayant de convaincre que leur plateforme numérique est tellement mieux qu'iTunes...


Le lieu est magnifique, complètement déconstruit et décadent. Apple sait y faire, et a prêté ses machines histoire d'asseoir son monopole encore un peu plus. Anyway, un DJ avec un Toshiba, c'est pas crédible.


Alors que je rate mes photos avec un Archos dont les piles ne durent pas longtemps, Didier Lestrade se la joue lo-tech et s'en tient à ses cahiers. Il écrit superbien en laissant des marges. I'm impressed.


On parle bizness au Dylan, ça rigole pas. En gros, l'industrie est vue comme quasiment morte, seule des lois dépassées la maintiennent encore en vie. Bon appétit.


Un DJ hollandais fan du travail de Geneviève Gauckler. Disco.


Kevin Saunderson et Dave Clarke pour parler des 20 ans de la House. Ça ne nous rajeunit pas, hein?


DJ Pierre et Eddy de Clercq, toujours sur les 20 ans de la House. Sans l'Europe, tous ces DJs blaques américains seraient portés disparus. Cette incroyable soirée sous exta en 1994, elle était due à de Clercq. Ouah.


L'ADE a tout bien organisé de façon impressionnante. Jusqu'au choix des sièges. Chapeau.



Au Dylan, on bosse dans un écrin un peu décadent. Ça drague quand même un peu, je donne une copie d'Überlove à ceux qui ont une belle barbe, consigne de Didier.


Autre atelier où on parle bizness. Même histoire: industrie morte, le DJ est le futur de la musique dansable, blablabla...


Première conférence totalement lumineuse avec (à droite), Sa Majesté François K, notre héros à tous. Clair, bien préparé, impressionnant.


Tous ces jeunes qui ont cassé leur tirelire pour s'entendre dire que la voie vers la thune va être longue et périlleuse. C'est clair que s'ils y sont pour l'argent, autant changer de passion. Mais où sont les filles?

Überlove encensé



Aujourd'hui j'ai reçu un email du DJ belge installé à Amsterdam Eddy de Clercq, un mec que j'ai toujours beaucoup admiré, qui a introduit la House aux Pays-Bas, a fondé le Roxy, et est vu comme un des papes de la House européenne. Rien que ça.
Petit extrait en angliche: "What a great CD you gave me... I am really impressed with the production and the vocals. Especially track 5 'In My Life' has been played overhere quite a lot, also 'Never Have It To End'. 'In My Life' reminds so much of Fingers Inc, the mood, the lyrics and the vocals. My friend also loved hearing the CD, he describes it as melodic, soulful house music. And that's exacly my idea as well. 'In My Life' is really quite an outstanding tune, very cleverly produced. I am sure I will play this in a dj-set. But overall your CD brings back a lot of memories of great music, with an edge to the production that is very today. That's the way great music should be, I think..."
Autant dire que ça fait terriblement plaisir...

Puisqu'on en parle, la revue de référence DJ Broadcast va recenser Überlove en novembre, nous sommes curieux. On parle aussi d'Überlove dans le magazine de luxe néerlandais Good2b (lien), où ils se sont contentés de remixer ce qu'on a envoyé à la presse... "Lekkere plaat, gekke mix, kortom, eentje voor in de collectie" (disque délicieux, mix génial, en résumé, un disque pour votre collection). Pas mal, nan?

dimanche 19 octobre 2008

La vie continue



Je sais que ça presque dix ans et que ça commence à dater, mais à chaque fois que je l'écoute, l'émotion reste intacte. Ça s'appelle "Life Goes On", c'est chanté par Arnold Jarvis et je trouve que c'est probablement la piste de House la plus parfaite de la décennie.
La chose est produite par Louie Vega des Masters At Work (donc c'est impeccable), mais c'est surtout le mélange des paroles, de la mélodie et des choeurs qui est exceptionnel tant beaucoup de morceaux sont bâclés dans la House, surtout de cette époque.
Je l'ai écouté tellement de fois que je connais tous les instruments par cœur, et Lewis ne la supporte plus, c'est vous dire. Les vrais amateurs de House qui ne l'ont pas encore peuvent se le procurer sur iTunes en quelques secondes.

· Arnold Jarvis "Life Goes On" (toutes les versions du 12") *****

mercredi 15 octobre 2008

One Street Further




Le troisième extrait de notre album s'appelle "One Street Further". C'est cucul, c'est disco, c'est Pop, ça ressemble à du Sommerville, avec un face B franco-norvégienne très scandinave, écrite à l'origine à Transplant, forcément. À écouter ici: http://www.deezer.com/#music/album/225735 ou sur http://www.uberlove.info/music.htm

mardi 30 septembre 2008

Back to South Africa



Ne vous fiez pas au titre... Aucun voyage en Afrique-du-Sud est prévu pour l'instant. J'ai trouvé bizare de lire un article sur Rue89 (lien) sur un artiste prétorien qui commence à marcher. J'avais ramené sa chanson sur un des nombreux CD que j'avais achetés là-bas. Pas la plus réussie d'ailleurs. C'est d'autant plus drôle que je viens d'avoir une discussion sur la question avec Sabine, qui m'a prêté des CD de classiques sud-africains.
Ce qui m'avait frappé, c'est la douceur de leur musique, en contraste total avec la situation du pays, où la violence règne. Alors que l'Europe s'enfonce dans une Electro de plus et plus vide et violente, avec des sons concassés, une distance de plus en plus grande vis-à-vis de la Pop (les couplets ont disparu, on passe un morceau du refrain originel à toutes les moulinettes numériques et basta!), et que les États-Unis font dans le revival germano-electro le plus cucul, ce que j'avais entendu à Gauteng me semblait sincère et rafraîchissant.
Les rythmes étaient relativement lents (clairement ils n'utilisent pas les mêmes drogues que les Occidentaux), les sons très électroniques mais avec un traitement analogique presque démodé. Une sorte de House comme je l'aime, organique, puissante, naïve, spirituelle, visant la beauté et l'unité (des danseurs, spirituelle, communautaire...).

Comme les artistes du début du XXe siècle avaient besoin de se tourner vers les traditions populaires européennes et l'Afrique pour dépasser un classicisme qui tournait à vide, que ce soit en sculpture, en peinture ou en musique, je me demande s'il ne faut pas aller voir ailleurs pour dépasser les mimiques musicales de 2008 que les clubs amstellodamois ou parisiens. Ce que j'avais essayé de faire en produisant "Überlove", en allant à Détroit, à Soweto, en Norvège, en Finlande, à Paris... ce que j'essaye toujours, d'ailleurs (des nouvelles sorties transatlantiques sur Cherry Juice très bientôt). Mais je me sens bien seul dans cette démarche.

Ceci dit, l'Amsterdam Dance Event 2008 a lieu dans 3 semaines. Lestrade m'accompagnera (on bosse pour Trax). Je vous dirai ce qu'il en est...

mardi 23 septembre 2008

CJR011 sort bientôt



Après des petits problèmes avec l'ingénieur du son (désormais résolus, heureusement), CJR010 va enfin pouvoir sortir. Ça s'appelle "One Street Further" (une refrain connu pour ceux qui ont l'album) et il y a quatre pistes: une version Club et Radio de la piste de l'album, une version Poppy Seeds (très Pop anglaise) et une face B appelée "Sexe Thune Mecs". D'ici la fin de la semaine sur Deezer, d'ici un mois sur iTunes...
Une fois de plus, une pochette de Pierre Marly. Suivent encore très vite: un EP avec Anaud Strong (de Washington DC, produit par Laurent & Lewis), et le nouveau DJ Janine featuring Tamiyo. Curieux?

mercredi 17 septembre 2008

Flashback carton et plastoc

L'autre jour en faisant le ménage dans mon bordelissime bureau, j'ai décidé de descendre mes CD à la cave et de numériser ceux que j'écoute régulièrement, et de laisser les autres se faire découvrir quand je serai d'humeur à rouvrir les cartons.
Deux disques sont passés à la moulinette d'iTunes avant les autres: "Behaviour" et "Very", tous les deux des Pet Shop Boys, ce qui ne surprendra pas ceux qui ont écouté "Überlove", tant leur influence est indéniable sur notre musique. Les deux albums vont ensemble d'une étrange façon, et représentent les Boys au sommet de leur art.



Sorti il y a dix-huit ans, "Behaviour" est un album assez pessimiste et nostalgique. Lewis connaît toutes les paroles par coeur, of course. Avec le recul, je me rencontre que c'était un album de folle triste, parlant de mecs infidèles, des copains qui meurent du sida, de la solitude et d'amours compliquées. Allez, première citation qui me faisait péter les plombs alors que je passais mon bac et rêvait secrètement qu'un garçon quelconque me demande en mariage ("Nervously"):
«A nervous boy from another town
With a nervous laugh and a concentrated frown
I spoke too fast with watchful eyes
Of a recent past and some nostalgic surprise
We dont talk of love
We're much too shy
But nervously we wonder when and smile»

Une autre pour la route (de "So hard"), qui est assez bien vu pour qui a vécu une telle relation:
«I'm always hoping you'll be faithful
But you're not, I suppose
We've both given up smoking 'cause it's fatal
So whose matches are those?
Tell me why don't we try
Not to break our hearts and make it so hard for ourselves?»

Presque plus intéressant que l'album est la série de faces B complètement folles et drôlissimes, à commencer par "Miserabilism", pré-House électronique un peu toy, une chanson sur ces folles qui se prennent la tête pour rien. La révélation fut bien sûr "Bet She's Not Your Girlfriend", presque un morceau d'anthropologie participante sur la vie de l'adolescent dans le placard en banlieue, deuxième citation en angliche:
«Whisper 'round the town,
'cause you're my friend and that's the end
For you're the only one in town
Who they will beg to hang around with
You're so beautiful and calm
But with an attitude that says:
"Hands-off, you're just not good enough"
Every boy and man feeling lonely
Can't understand why you'd be with me
Furthermore, we laugh and we draw
More attention everyday, so they say:
(Refrain) Bet she's not your girlfriend, oh no,
You better make her happy
Bet she's not your girlfriend, oh no,
You better make her happy»

Allez, on passe au suivant...



Et, oui, PSB période Lego™ et chapeaux pointus. En réaction totale à l'album d'avant, "Very" est encore plus folle et le visuel à lui seul donne une idée du contenu: des chansons Pop en plastoc pleines de blips et de blops, de boîtes à rythme et de vidéos en 3D.
À part quelques chansons de House hystérique électronique néo-blip, il y a quelques chefs-d'œuvre absolus, aussi bien dans la composition que la production, et avec la quinzaine d'années de recul cela semble encore plus évident, en particulier "Liberation", une ballade extatique bourrée de guitares wah-wah, d'envolées de violons et de flangers réglés sur "infini". Autant l'album d'avant était celui du doute et du placard, autant celui-là est celui de sa sortie définitive:
«Take my hand,
Don't think of complications
Now, right now,
Your love is liberation
Liberation»

Là encore, c'est du côté des faces B qu'il faut aller voir pour se rendre compte de la créativité des Garçons. Une chanson trop belle pour aller avec le plastique de l'album, probablement une des plus écoutées chez les Chambon-Marques, est "Decadence" (avec Johnny Marr), coincées entre guitares baléariques, envolées de violons hollywoodiens et paroles joyeusement idiotes chantées en voix de tête:
«You'd better change for the better
Start using some common sense
Take it from me there's - got to be
An end to this decadence
For decadence - is fatal
It's the beginning of the end
In self-defense
I cannot recommend
This decadence»

À écouter aussi, le très British "Hey, Headmaster", mais aussi l'hystérique "Shameless" qui irait si bien en générique de toutes les émissions de recherche de "talents":
«We're shameless
We will do anything
To get our fifteen minutes of fame
We have no integrity
We're ready to crawl
To obtain celebrity
We'll do anything at all»

Le secret d'une telle longévité? De l'humour, et beaucoup de mélodies. Un fois que les boîtes à rythmes sont démodées, seules des paroles à la hauteur et des mélodies qui tuent font qu'on passe un album à la moulinette et qu'il ne meurt pas quelque part dans un carton à la cave. Mission accomplie ici, donc.

Pet Shop Boys "Behaviour" (1990) *****
Pet Shop Boys "Very" (1993) *****

vendredi 12 septembre 2008

CJR008 bientôt partout



La version japonaise d'Überlove va être enfin accessible à l'internaute de base sur toutes les plateformes numériques d'ici la fin du mois... C'est la version non-mixée de l'album, avec une Intro et une Outro signée Tamiyo, et deux Bonus tracks vraiment pop.
Plus de niouzes sur le site Cherry Juice Recordings... Le design est, une fois de plus, signé par le brillantissime Pierre Marly, exilé à Reykjavik.

jeudi 28 août 2008

La rentrée...

Voilà, les vacances sont finies, c'est la rentrée. Au programme: plusieurs disques (l'EP de DJ Janine, un maxi et une édition japonaise de l'album pour Laurent & Lewis, quelques chansons pour Freamon, un nouveau Butch Bitches et un remix fabuleux pour un DJ de Washington), la rentrée politique, un nouveau boulot à l'Université de Poitiers...

samedi 26 juillet 2008

Des robots pour vous servir



Je profite des vacances et de la chaleur (impossible d'être dehors en milieu d'après-midi) pour bouquiner un peu. Une révélation: "La tyranie technologique", un livre collectif dirigé par Cédric Biagini et Guillaume Carnino, paru à l'Échappée fin 2007. En gros les auteurs déconstruisent le mythe d'une science neutre et au service des hommes, et montrent que les grandes avancées sont au service d'un colonialisme occidental au service d'une seule classe, et que pour l'instant la technologie a surtout servi à mieux asservir le peuple. J'en reparle bientôt...

Je lis aussi un roman énauurme (plus de mille pages écrit petit) que Rodrigue m'a offert, je vous en parle quand j'ai fini. Et quand je suis d'humeur, quelques mini-choses de sociologie qui remettent les idées en place: "L'insécurité sociale" et "La discrimination négative" de Robert Castel, et le désormais classique "Sociologie des 'quartiers sensibles'" de Cyprien Avenel.

samedi 19 juillet 2008

Pierre Marly for the People



Quelques pochettes par Pierre Marly en ligne pour le Peuple:
http://www.cpluv.com/www/gallery/dataselected/11761

dimanche 6 juillet 2008

Muxtape



La découverte coulissime du moment, c'est Muxtape, un site simplissime au design parfait pour partager vos passions musicales et découvrir celle des autres. La mienne s'appelle tout simplement laurentchambon.muxtape.com, celle de lewis lewisdejaneiro.muxtape.com, et on en a profité pour mettre notre album en écoute sur laurentetlewis.muxtape.com (le player flash sur le site uberlove.info ne marche pas chez tout le monde).



Apparement c'est une initiative soutenue par Amazon, vu qu'on peut tenter d'y acheter le mp3 en cliquant sur un lien discret. C'est bien sécurisé, puisque le renifleur de mp3 n'en détecte aucun, et c'est tellement évident que je ne comprend pas pourquoi je n'en avais pas entendu parler avant.
Si vous mettez votre muxtape en ligne, n'oubliez pas de le signaler qu'on puisse aller écouter...

vendredi 4 juillet 2008

Live: pix + vids




Pour ceux qui ont raté le concert à paris la semaine dernière, heureusement il y avait Steefaan qui a pris des photos et a fait deux micro-vidéos. je les ai mises à la fin de ce message.
Pour les photos, elles sont sur flickr et sur Facebook. Merci Steefaan.

Ce concert a été l'occasion de revoir Snax et de rencontrer Justus Köhncke. Coup de foudre réciproque, j'en reparle bientôt... On remarquera Bærtran qui se dandine sur le côté. Il dansait plus vite que la lumière: les photos de lui sont toutes floues!