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vendredi 5 décembre 2008

Archive surprise

J'ai trouvé par hasard la vidéo d'un programme de France 24 auquel j'avais été invité. Pour le fun...

dimanche 13 juillet 2008

En librairie



Hier en me balladant j'ai été vérifier que mon livre se vend bien. Très bonne surprise au Virgin Megastore sur les Grands Boulevards (photo ci-dessus): il est sur le présentoir le mieux placé pour les livres politique d'actualité.
Grosse déception aux Mots à la bouche, la librairie gay du Marais: le livre n'est nulle part. Les livres les plus insignifiants y sont, mais pas le mien. Why?

mercredi 9 juillet 2008

Nouvel apartheid

Ah, la politique de la ville... Plus j'ai le nez dedans, plus j'ai l'impression qu'on dépense des milliards vraiment n'importe comment. On joue à l'urbaniste tout puissant alors que la plupart des problèmes dépassent largement la question de l'habitat: ségrégation sociale, discrimination sexuelle et ethnique, ethnocentrisme (aussi de classe) des décideurs, précarisation des classes moyennes et inférieures, mondialisation, crise de l'énergie... Pire, en voulant "libéraliser" le "marché" immobilier, on accélère le blanchisation des centres-ville et l'ethnicisation des banlieues.
En gros, en privatisant l'immobilier en centre-ville, on s'assure que seules les classes plus ou moins privilégiées (classes moyennes supérieures, massivement blanches) ont accès au centre historique, et on repousse les autres dans les banlieues lointaines. Ici, à Oud Zuid, malgré tout ce qu'on nous dit (même au sein de mon parti), on continue à remplacer des logements sociaux mixtes par des logements réservés aux classes moyennes supérieures blanches: soit on rénove et les nouveaux loyers sont tels que la plupart des habitants sont obligés de partir plus loin du centre, soit on privatise complètement, et là, la totalité des habitants originels en est exclue définitivement.
On parle d'intégration, de politique de la ville, de cohésion sociale, mais pour l'instant je vois surtout une parisianisation d'Amsterdam: les privilégiés et les ultra-pauvres qui les servent au centre, les classes moyennes fragilisées et les immigrés en banlieue. Plus on est loin (comptez la distance en temps de transports en communs, pas en kilomètres), plus on est pauvre et exclu.
J'essaye d'alerter les gens de mon parti, leur expliquer qu'on est en train de faire les mêmes conneries que les Français depuis 30 ans, mais personne n'est prêt à m'écouter. C'est vraiment cause toujours tu m'intéresses.

Ce qui me choque, c'est le degré de violence exercée: on vire les gens d'un quartier qu'ils ont contribué à rendre sympa pour les remplacer par d'autres qui "achètent" leur confort, non pas aux précédents locataires, mais aux agences locatives (autrefois dépendant des pouvoirs publics et financés par l'État, désormais privatisés et extrêmement rentables). Les malheureux sont non seulement exilés dans des quartiers lointains, mais il payent aussi la médiocrité de l'urbanisme européen depuis la guerre, en vivant dans des quartiers laids, mal conçus, et où la voiture est une nécessité absolue. Exclusion sociale, exil forcé, nouvelles charges de transport...

Pour ceux qui ont lu mon bouquin, Le grand mélange, c'est un truc que j'explique sur pas mal de pages. Mais c'est de toutes façons un thème qui commence à être enfin compris par le grand public: ségrégation spaciale, ségrégations sociale, ségrégation ethnique... Combien de temps faudra-t-il aux décideurs pour percuter, je ne sais pas.

Allez, un peu de presse hollandaise pour changer:
Le Volkskrant publie à la une les résultats d’une étude de l’université d’Utrecht qui montrerait que « les quartiers limitrophes des 40 quartiers prioritaires de la ministre de l’intégration et des quartiers, Mme Vogelaar, sont les prochains quartiers prioritaires » (…). « Les chercheurs ont étudié durant trois ans les effets des grands projets de restructuration urbaine à Leyde, Utrecht et la Haye, et ont constaté que les habitants quittent les quartiers en rénovation pour se réinstaller dans un cadre comparable à leur ancien habitat : beaucoup de logement social, d’allochtones non occidentaux et de revenus faibles. Ces ‘quartiers d’accueil’ se dégradent ensuite rapidement : ‘l’objectif de la restructuration est souvent d’éviter les concentrations, par exemple de logement social et de familles à bas revenu, mais la politique menée favorise justement ces concentrations dans d’autres parties de la ville’, commente un des chercheurs du NICIS Institute. (…) ‘Beaucoup de responsables croient qu’il suffit de raser des quartiers pour résoudre la concentration de problèmes. Nous n’y croyons absolument pas. Il est extrêmement onéreux et radical de vouloir résoudre des problèmes sociaux par des mesures d’aménagement urbain ».
http://www.ambafrance.nl/spip.php?article9858

Carrément dans l'espace

Grâce au site "Copains d'avant", j'ai pu revoir des photos de classes qui doivent traîner dans un tiroir quelque part chez moi en France. Années scolaires à La Briaude, à Châtenay-Malabry, dans une école "provisoire" (qui a été utilisée des années durant, au mépris des normes de sécurité ls plus élémentaires), une école mélangée et plutôt sympa, où ma mère et ses collègues formaient une équipe dynamique et bon enfant. Violence et racisme interdits, brassage social obligatoire.
Ce qui me frappe, c'est que j'ai à chaque fois l'air complètement dans l'espace. Lewis va probablement dire que rien n'a changé. Allez, mini-visite guidée (cliquez sur l'image pour l'agrandir)...



En CE1, avec tout à gauche la mère de Cécile (aussi meilleure copine de ma mère, appelée Janine elle aussi) en instite à mi-temps. Tout en bas à droite, Philippe qui entretemps est devenu militaire au Portugal, à côté de lui Olivier qui, après l'Afrique, vit aux Antilles, et moi tout en haut, avant-dernier à droite. On y voit aussi mes copines Georgina (troisième rang, 7e en partant de la gauche) et Nathalie (à côté, à notre droite). Janine nous a quittés pour accoucher d'Anne-Lise, ce qui a été un choc majeur pour moi qui étais toujours attaché à mes maîtresses (je les appelais souvent "maman").



Ah, le CE2. L'instite n'était autre que... ma propre mère, DJ Janine. Comme je n'avais pas le droit de l'appeler maman, j'avais décidé de l'appeler "Madame Chambon" et de la vouvoyer, ce qui bien sûr faisait rire tout le monde. Ce fut une année formidable. Cécile Dee nous a rejoints, tout en haut au milieu, avec un gilet rouille. On est amis depuis plus longtemps que notre âge officiel, puisqu'on s'est connus alors que nos mères étaient enceintes de nous. Je ne vais pas tous les nommer, ces camarades de CE2, mais j'ai une mémoire assez vivide de cette années assez exceptionnelle à La Briaude. Je suis au deuxième rang, antépénultième, l'air complètement explosé, une fois de plus.



Ces deux photos datent du CM1. En haut, avec "Blanche Neige", une instite complètement à la masse qui était du genre à encore croire au père Noël. On étaient tous amoureux mais on ne la respectait pas vraiment. Elle n'a pas eu de chaos parce qu'on avait pitié d'elle. Je me demande encore où elle trouvait ses robes assorties à son serre-tête. Je suis assis, tout à gauche, l'air un peu mou de genou, like always.
Ci-dessous, avec Madame Lenfant, tout aussi dans l'espace, mais d'une autre manière, genre un peu incompétante, mais incompétante oldschool. C'était ma dernière année à La Briaude, et la dernière année d'enfance insouciante. Pour le CM2, mes parents m'ont inscrit à Massy, où l'enfer a commencé. Le plan était de m'aider à m'adapter au collège local, cela a seulement eu pour conséquence de m'exposer à la violence, au racket, à l'indifférence des adultes et à la haine de soi.
Conseil aux parents de 2008: un seule gramme de violence à l'école de vos enfants, et il faut changer d'école, directement, sans se poser de questions.



Saut dans le temps... ci-dessous, en 2e année Science Po Strasbourg, en 1994. Je n'ai pas encore retrouvé des photos du collège Diderot de Massy ou du Lycée Lakanal à Sceaux (appel à ceux qui en ont peut-être!), on passe donc une décennie en une ligne.
C'est assez drôle d'y voir des amis avec lesquels je suis encore en contact. La plupart sont au 3e et 4e rang: Émilie, Laurent V, Claire, laurent D (qui a totalement disparu: Lolo où es-tu?), Liza, Jérôme... Je suis presque méconnaissable, à gauche d'Émilie (la rouquine), avec des lunettes, très maigre. Si on m'avait alors dit que j'aurais des problèmes à rester mince, je n'y aurais pas cru. Je vois aussi plein de petits bourgeois déjà chiraquiens à l'époque. Sont-ils entretemps devenus sarkozystes? Va-t-on devoir les tondre à la libération?
Cette deuxième année était assez exceptionnelle, après une première année passée à trimer comme un fou pour me rendre compte que je pouvais décrocher les meilleurs notes si je m'en donnais la peine (chose que je n'ai jamais vraiment renouvelé). Sortie du placard, amitiés qui durent toujours... on va dire que c'est cette année-là, précédant mon départ pour la Hollande, que j'ai commencé à devenir adulte. Un processus pas encore fini, d'ailleurs.



Bon, ce sera tout pour aujourd'hui... Interrogation écrite demain à 8h.

mardi 20 mai 2008

Passage à Paris

Me voilà enfin rentré à Amsterdam. Jeudi midi, en débarquant du train, passage sur France Info chez Philippe Vallet. La prise va être synthétisée en deux minutes et passera un de ces jours de cette semaine en boucle... Lien de l'émission:
http://www.france-info.com/spip.php?article0&theme=36&sous_theme=39

Samedi matin très très tôt (trop), j'ai été invité sur France Inter par Thierry Steiner et Sandra Freeman. Très sympa, mais trop court, comme d'habitude. Mais ils ont fait une publicité de folie pour mon livre et aussi mon disque. Apparemment le passage d'une minute et demi de Laurent & Lewis a suscité pas mal d'emails... J'ai pu enfin rencontrer le célebrissime et génial Louis-George Tin, mais aussi mettre un visage sur des voix familières. J'ai été très impressionné par le professionnalisme des deux journalistes chargées des niouzes. Le lien:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_sam/index.php?id=67815

Dimanche soir très tard, c'était au tour de France Culture. J'ai été invité par Mathieu Conquet pour participer à la mythique émission "Minuit/Dix" pour parler du bouquin et du disque en direct du Rex Club. Je me suis retrouvé à côté d'une DJette qui se la pétait mortel mais qui a vite été remise à sa place. Ça a été très vite, encore une fois, mais tout le monde avait l'air content. J'ai vu plein de gens célèbres dont j'ignorais le nom, et j'ai rencontré Stef, qui organise notre concert de juin prochain, et un pote qui est l'étoile montante du PS parisien. Parlé aussi avec le journaliste, qui est super sympa et assez drôle. Le lien:
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/minuit_dix/fiche.php?diffusion_id=62850

Retour lundi par le Thalys avec Martin (le chien). Leur wifi était tellement instable et lent que j'ai peté un plomb et ai fermé le Mac alors que j'avais payé pour tout le trajet. Gros coup de froid et de fatigue, depuis. Paris c'est bien, mais vraiment fatigant.

mercredi 14 mai 2008

"Tu te crois en Hollande?"



Ça fait des mois que j'ai des amis qui débarquent presque en criant "Tu as vu, Laurent, y'a un débat sur l'intégration à la Maison Descartes, c'est ton sujet. Comment ça se fait que tu n'es pas un intervenant ?" C'est vrai, c'est mardi prochain, et ça correspond totalement à ma thèse de doctorat et mon livre qui est sorti il y a un mois et que je vais promouvoir demain et tout le ouiquenne à Paris... Alors, pourquoi?

C'est une très bonne question. J'ai demandé à des amis qui s'y connaissent un peu, dont un qui connaît très bien tout cela de l'intérieur... "Laurent, tu te crois en Hollande, ou quoi? Tu as mis le projecteur sur des dysfonctionnement de la Maison Descartes, en particulier son directeur, et tu t'attends à être invité à parler ?" J'ai joué au naïf: "Mais je n'ai fait que raconter dans mon blogue ce qui se passe, et encore j'ai pas mal édulcoré. Et c'est un programme culturel, ça n'a rien à voir avec la nullité de certaines personnes."
Réponse de cet ami: "On n'est pas en Hollande. Au PvdA tu peux critiquer, on sait que la démocratie c'est aussi l'expression libre. En France, le chef est un dieu qui ne se critique qu'en cachette, et montrer que le roi est nu est un crime de lèse-majesté." Moi: "En 2008 ???" Lui: "Surtout en 2008. Regarde Sarkozy qui s'en prend à la presse. Ne le prends pas personnellement, mais il faut bien comprendre que ce n'est pas parce que la Maison Descartes est à Amsterdam qu'elle fonctionne selon les canons néerlandais. On fonctionne encore avec des gens protégés depuis Paris, des réseaux quasi-coloniaux de récompenses pour services rendus, aucun rapport avec la démocratie, le mérite ou la compétence. Et encore moins avec la liberté d'expression." "Euh..."

Bon... Vous savez que je peux être langue de pute si je veux, mais là je ne vais rien rajouter, tellement je suis honoré d'être ainsi blacklisté. J'ai même une copine qui m'a fait la bise et félicité. Dingue, non ?

Ceci dit, je ne suis pas invisible, rassurez-vous... Rendez-vous ce samedi entre 7h et 9h sur France Inter (on peut aussi l'écouter en ligne), où je risque de débattre avec la secrétaire d'État à la famille, et dimanche soir tard sur France Culture pour les 20 ans du Rex Club. Les autres rendez-vous médiatiques suivent bientôt...

La loi du plus fort...



Lundi j'ai participé à un débat à Liège sur le thème des gays et des médias, en compagnie de Xavier Ess (qui anime une émission sur les genres sur la radio publique belge) et Alain Gerlache, qui est un grand ponte de la RTBF. C'était très intéressant, mais cela m'a aussi rappelé à quel point la Belgique francophone peut être une colonie culturelle de Paris, surtout parmi ses élites. Gerlache n'a pas arrêté de cracher sur les médias gay en disant qu'ils n'étaient pas viables économiquement. Il a essayé de se la jouer économiste expert en marquétique, mais c'était d'autant plus drôle que, aux dernières nouvelles, la RTBF n'est pas vraiment un média privé vivant uniquement de publicité. Plutôt l'inverse même: monstre mal géré qui engloutit des subsides avec avidité... Mais le plus drôle a été quand il s'en est pris aux méchants "communautaristes" qui placent la communauté avant la nation. Je m'attendais à plus d'intelligence de la part d'un Belge qui sait bien de quoi il en retourne dès qu'on parle de communauté. J'ai ensuite parlé avec des Liégois super sympa (et qui ressemble incroyablement à Pierre C., c'en était effrayant) avec qui nous sommes tombés d'accord sur la question. Ça m'a rassuré.

Cela m'a rappelé la discussion que j'avais eue avec Carry, le mari de Bertrand. Alors que Bertrand est un Français crashé à Bruxelles, Carry est un Flamand vivant lui aussi à Bruxelles. Ils se parlent surtout en anglais, même si Carry pousse notre Bébert national à se mettre au kreukreu. Carry m'a raconté que le Roi parlait un néerlandais lamentable et que sa femme, après plus de 40 ans passés dans le royaume, ne captait toujours pas un mot de flamand. Leurs enfants sont presqu'aussi nuls que leur mère: alors que côté francophone ils sont enthousiastes et bavards, côté néerlandophones ils se tiennent très bien et attendent que ça se passe tellement ils ont peur de faire des gaffes car leur kreukreu est vraiment misérable. Cela est perçu par beaucoup comme un forme d'arrogance extrême alors que Maximá, la future reine des Pays-Bas, hispanophone, a passé plusieurs semaines à Vught chez les nonnes à parfaire son kreukreu, avec un résultat non seulement impressionnant, mais aussi très sexy.

Les réactions de Gerlache, notre grand ponte, m'ont rappelé mes analyses sur les élites françaises (voir mon livre, oui oui, achetez le, il est très bien, c'est Lestrade qui le dit) mais aussi le remarques de Carry sur les souverains monolingues d'un pays trilingue: entre pairs tout a l'air normal, mais s'ils sortaient un peu de leur ghetto médiatico-chic, ils se rendraient compte qu'ils sont vraiment à côté de la plaque.
J'ai eu vraiment honte pour lui quand il a essayé de défendre CNN, que j'avais appelé "chaîne de merde" tant le niveau de leur information fait passer les tabloids européens pour des magazines culturelles: approximations nullissimes, correspondants qui ne parlent jamais la langue, cartes fantaisistes, traitement des émeutes en France comme s'il s'agissait de Ben Laden à Bagdad, racisme latent malgré les présentateurs diversifiés... À se mettre toujours du côté du plus fort, on finit par oublier qui on est et ce qu'on doit faire.

Une leçon à retenir? Ceci dit, allez à Liège. Ville géniale, indigènes vraiment sympathiques.

mardi 13 mai 2008

J'ai adoré Liège

Hier j'ai passé la journée à Liège pour participer à un débat. Tout le monde m'avait dit, façon "Bienvenue chez les Ch'tis" que c'était une ville laide et chiante, que tout le monde était édenté, au chômage et semi-clochard. J'avais un peu peur... En fait la ville est magnifique, et les indigènes sont sympas et charmants, et plutôt sexy pour beaucoup d'entre eux.
Plus je m'y suis promené, plus j'ai aimé. Le centre historique (la plupart des photos qui suivent), mais aussi un gratte-ciel noir que je n'ai pas réussi à photographier tellement j'étais amoureux de l'objet. Liège c'est plein de petites rues avec des restos partout, des terrasses sur toutes les places, des passages ultra-mignons et des tours modernistes comme j'aime, quasiment japonaises. La nouvelle gare, presque finie, est une sorte de squelette magnifique. Jamais vu une aussi belle gare, aussi légère et lumineuse...
Niveau humain, c'est probablement un des endroits les pus tolérants d'Occident, avec une intégration plutôt réussie de la plupart des minorités, et des gays qui sont très bien soutenus par les pouvoirs publics, tout comme les artistes. Et en plus les gens sont polis. Bref, j'ai adoré. J'y retourne bientôt y passer un ouiquenne avec Lewis, c'est sûr.












samedi 10 mai 2008

On dirait que ça décolle

Grégory est allé à la Fnac des Halles et dans l'allée centrale, première table, dans les "meilleures ventes sciences humaines", que voit-on? Et oui, "Le grand mélange" (antépénultième de la pile du bas, ou troisième à partir de la gauche, c'est pareil). Prometteur, nan?
L'acheter en ligne? http://www.legrandmelange.fr pour les bonnes adresses...


mercredi 7 mai 2008

Le grand mélange décolle?



Je pars la semaine prochaine à Paris pour promouvoir mon livre, mais depuis l'article de Têtu on dirait que quelques personnes l'ont acheté. Pour preuve, le site d'Amazon.fr qui est presque en rupture de stock (voir ici). Ce matin très tôt je suis passé sur Europe 1 (à écouter: la tranche 5h-7h sur http://www.europe1.fr/), on verra si cela a un impact quelconque. À suivre...

mercredi 23 avril 2008

Un article dans Têtu Livres



Et bien, c'est drôle comment les choses se téléscopent parfois. Je reçois la compile de DidierLestrade, en parle, et voilà que Paul de Têtu m'envoie l'article que Didier a écrit sur moi. On pourrait croire que je l'ai corrompu tellement il est bien. Je vous assure que ce n'est pas le cas, c'est presque l'inverse, en fait. Allez, on enjoy, c'est pas tous les jours que je lis un article aussi dithyrambique sur ma musique et mon livre... (cliquez sur l'image pour l'article en taille lisible)

Question de Mix
Le sociologue Laurent Chambon publie un essai décapant sur les "minorités" et la diversité française et sort... un premier album très réussi de pop-house. Quand le talent se double du don d'ubiquité.
Têtu Mai 2008, Page 24.

Qui aujourd'hui a la capacité de publier, le même mois, un livre novateur sur l'intégration des minorités et un album indépendant de house music? Laurent Chambon. Ce sociologue et politologue livre un essai, Le grand mélange, Minorités, tolérance et faux semblants dans la France de Nicolas Sarkozy, et, simultanément, commercialise son premier album, Überlove, composé et produit en collaboration avec son partenaire dans la vie, Lewis Marques. Et la surprise ne s'arrête pas là. Le livre et l'album sont tous les deux renversants, au point qu'on se représenterait volontiers leur auteur comme l'un des leaders de cette nouvelle génération dont la communauté LGBT française a grandement besoin. Tout commence, il y a dix ans, quand cet homosexuel de 36 ans s'installe à Amsterdam. Son premier ouvrage, Le sel de la démocratie, l'accès des minorités au pouvoir politique au pouvoir politique en France et aux Pays-Bas (Université d'Amsterdam, 2002) a mis la question communautaire au coeur de son travail. La création du site Minorites.org et de son blog Kreukreuscopie, l'affaire de l'assassinant de Pim Fortuyn facilitent la visibilité de ce workoholic qui parle couramment l'anglais et le flamand, et qui maîtrise les questions liées à la laïcité ou à l'immigration.
En tant que gay naturellement affirmé, Laurent Chambon - qui collabore occasionnellement à Têtu - dispose d'un autre joker: son analyse met sans cesse en perspective l'intégration des minorités sexuelles et celles des ethnies minoritaires, y compris dans le cadre de la religion. Tous les sujets explosifs de notre temps, en quelque sorte. Il est souvent sollicité par les médias français tels que Libération, surtout depuis 2006, quand il devient conseiller municipal pour le Parti travailliste dans l'arrondissement du Vieux-Sud à Amsterdam et le seul élu local européen (non-néerlandais) aux Pays-Bas. Le travail de Laurent Chambon se présente alors sous de multiples facettes: c'est un chercheur gay qui milite politiquement, au niveau local. Pour la défense de ses idées, mais aussi pour mieux comprendre le système.

La parution de son dernier livre, chez Denoël, résume l'ensemble de ses recherches et le résultat est loin de ressembler aux clichés des chercheurs homosexuels qui s'enlisent dans le républicanisme gay. Droits des gays, retard du coming-out des célébrités en France, bilan du pacs, islam politique, port du voile, représentation des minorités dans les médias, émeutes dans les banlieues en 2005, multiculturalisme, discrimination positive, crise de la gauche... Les sujets polémiques ne manquent pas, mais ils sont tous analysés avec équilibre. Chambon, souvent ironique, s'adresse directement au lecteur en livrant des détails intimes de sa vie ou de celle de son entourage. C'est un document qui fera date, car il échappe au nombrilisme hexagonal quand il met nos préjugés en perspective avec ce qui se passe vraiment aux Pays-Bas, en Europe, aux États-Unis et en Afrique.

Le livre de Laurent Chambon peut aussi servir d'introduction au disque Überlove, comme si ce dernier était le prolongement musical de la sincérité de l'essayiste. Et là, je peux me permettre d'être personnel. Il y a dix ans, Laurent est venu me voir avec ses premières démos. Elles étaient rudimentaires, très influencées par les Pet Shop Boys, mais on y sentait un bourgeon d'impatience, une naïveté urgente. Il découvrait la house. En une décennie, il est devenu un geek de l'autoproduction, un DJ nerd, revenant sans cesse sur ses premiers morceaux pour les améliorer. Son mari, le sexy Américano-Portugais Lewis Marques, assure les vocaux sur l'album et sur scène. Laurent est parti à Detroit pour travailler avec Aaron-Carl et Ron Murphy, des magiciens de la techno américaine. Et son premier album sort ce mois-ci, sur le label Cherry Juice Recordings, avec un pochette dessinée par son ami et graphiste Pierre Marly (de la nébuleuse Geneviève Gauckler). Dix titres de pop house étrangement insistante, avec un réel potentiel de cross-over (mon morceau préféré: One Street Further). On vous a toujours dit qu'il n'y avait qu'un pas entre les droits des minorités et les basses acides de la house. Laurent Chambon en apporte la preuve.
Didier Lestrade
Le Grand mélange, Minorités, tolérance et faux-semblants dans la France de Nicolas Sarkozy, Denoël, 253 pages, 18€.
Überlove, de Laurent & Lewis, Cherry Juice Recordings.
www.laurentchambon.com - www.laurentetlewis.com

mardi 1 avril 2008

Le grand mélange sous presse



Ça y est, mon livre est sous presse et sort le 24 avril en France. Pour plus d'info, vous pouvez vous rendre sur le site qui lui est dédié: http://www.legrandmelange.fr
Ce fut un sacré boulot, et je tiens à remercier mon éditeur, Grégory, chez Denoël, sans qui je n'aurais jamais réalisé une telle chose. Il reste maintenant à voir comment les médias et le public réagissent. Encore trois semaines de suspense...