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vendredi 19 décembre 2008

Quel gâchis



Pour protéger mon iTrash, on m'a recommandé de l'habiller de plastique ou de silicone. J'ai trouvé mon bonheur à la boutique Apple™ de Bruxelles, mais j'ai aussi commandé un étui en silicone sur internet. Il m'est arrivé une semaine plus tard dans cette magnifique boîte en carton... de l'autre bout de la terre. Hong Kong. Timbres magnifiques, d'ailleurs....
Mais pour une pochette qui doit peser 10 grammes à tout casser, n'est-ce pas du gaspillage? Même si les salaires sont moindres en Chine, arriver à un point où une micro-pochette en silicone doit arriver de l'autre côté de la planète pour économiser quelques euros de fabrication, c'est quand même absurde, non?
Ce n'est pas faute d'avoir essayé d'en trouver ici: tous sont importés de Chine. Au moment où les Italiens sont les rois du silicone (les moules à gâteaux en silicone rouge, rose ou bleu, c'est eux), est-on vraiment en état de marché libre et transparent si le seul fournisseur est si loin? 

Il y a quelques mois, pour la journée sans voiture, l'arrondissement et le centre de quartier avaient organisé un "boulevard vert" sur le marché pour présenter de nouveaux mode de locomotion moins avides de pétrole. Ce qui m'avait frappé, c'est moins le mythe de l'énergie verte (l'électricité est encore trop souvent produite selon des méthodes "sales"), que le fait que la plupart des machines (vélos électriques, scooters électriques, moteurs de bateaux électriques) sont fabriqués en Chine. Alors qu'il s'agit d'un des modes de transport de demain, l'Europe n'existe déjà plus. La honte totale, vraiment.

Bientôt sous l'eau?



Le Guardian est non seulement un des meilleurs journaux du monde, de loin, mais il lui arrive aussi d'avoir des choses vraiment très bien faites en ligne. Dans l'édition de mardi, une carte cliquable du monde interactive sur la production de dioxyde de carbone (lien). Tellement simple, tellement effrayant...
Ci-dessous, on voit la consommation en Europe avec les Pays-Bas sur-représentés, vu que ce sont les plus gros producteurs par habitant, loin devant l'Allemagne et la France. Non pas parce qu'ils produisent du gaz, par exemple, mais surtout parce qu'ils en consomment. C'est un de seuls pays où la production de CO2 régresse, mais vu le niveau, il n'y a pas matière à fierté.



Le plus monstrueux, ci-dessous, ce sont les États-Unis. Plus gros fournisseur du monde de gaz à effet de serre par habitant (et aussi en chiffres absolus). Ce n'est pas vraiment une surprise. Obama a du boulot en perspective.



Ces chiffres me confortent dans ma politique: aller aussi rapidement et efficacement que possible vers une ville zéro émission de CO2, avec les habitants et les industries. Quand j'explique aux gens que s'ils veulent des terrasses chauffés, autant laisser leur frigo ouvert, laisser la douche ouverte tout le temps ou la télé allumée aussi quand on n'est pas là, certains comprennent, mais d'autres sont encore en déni.
Ceci dit, vu la vitesse à laquelle les glaces des pôles fondent, la question sera résolue aux Pays-Bas... puisque le pays aura disparu. Si l'Antartique fond (une hypothèse pas folle du tout à moyen terme), le niveau des mers montera de 50m (cinquante mètres!). Même avec des super-digues, ce sera très très difficile de survivre en Hollande...

jeudi 4 décembre 2008

Wifi.. ah, euh, heum, toi même!



Hier, Commission Transport & Entreprise (Verkeer & Ondernemen). C'était pas ça, vraiment. Tout d'abord, j'ai étudié les documents avec surprise, trouvant que vraiment je ne connaissais pas grand chose aux sujets... jusqu'à ce que je découvre qu'on m'avait envoyé les documents de la Commission Finances & Sécurité (qui a lieu la semaine prochaine). La photo ci-dessus le prouve. Juste quelques heures perdues pour rien, comme si je n'avais rien d'autre à faire.
Mais bon, je connaissais mon sujet, puisqu'on devait parler du wifi. Mon idée, dont j'ai déjà parlé sur ce blogue, est d'encourager les gens à partager leur wifi pour avoir moins de radiations, et inciter les cafés à proposer le wifi gratuit pour inciter les gens à ne pas utiliser ni wimax ni UMTS (qui ont des ondes très puissantes et méchantes). Rien d'obligatoire, juste une aide technique et un avis neutre pour les aider à ne pas se faire avoir par les vendeurs de KPN (ancien monopole d'État) et se retrouver avec des antennes qui ne marchent pas bien.

Je m'attendais à un débat intéressant. J'ai dû bien vite redescendre de mon nuage... La droite n'avait que le "marché" à la bouche, et quand je leur ai rétorqué qu'un marché (voir la définition d'un marché pur et parfait) doit pouvoir offrir la transparence de l'information, et donc que l'accès à l'information doit être possible à tous, la seule réponse à laquelle j'ai eu droit est flauwekul ("n'importe naouaque"), ce qui est vraiment un argument rationnel irréfutable. En gros la droite est contre l'intervention des autorités, même si cette intervention permettrait de s'approcher d'un marché parfait auquel ils disent aspirer. Je les aime bien, nos VVD, ils sont sympas et constructifs, mais là ils ont vraiment besoin d'un petit cours d'économie pour au moins être fidèle à leurs dogmes avec intelligence...
Les petits partis locaux, quant à eux, n'avaient aucune idée de quoi on parlait et ont essayé de nous rouler dans la farine avec des questions idiotes. C'était pas très malin, et c'en était franchement embarassant. Heureusement que nos partenaires de GroenLinks ont plein de neurdes dans leur parti et savaient exactement de quoi je parlais. Eux vont plus loin et pensent que l'arrondissement devrait installer des bornes. C'est une bonne idée, mais mes camarades de parti ne me suivront jamais dans une telle aventure, aussi parce que certains d'entre eux ne comprennent pas grand chose non plus, et puis parce que le parti travailliste est lui aussi contaminé par le mythe du marché-qui-n'existe-jamais.
La déception finale, ce fut l'échevin qui n'avait rien préparé et cela se sentait à des kilomètres. Heureusement, Willem Bos de l'association locale contre l'UMTS (lien), très à la pointe sur la question, est venu remettre les pendules à l'heure et a expliqué qu'un réseau dense de wifi était préférable à trois antennes wimaw ou UMTS pour la santé, que c'était un moindre mal si les réseaux étaient ouverts et que les gens partageaient leur antenne. Ouf.
C'était tellement affreux que j'en ai fait des cauchemars cette nuit. Des vrais rêves horribles qui vous réveillent. Plus concrètement, je vais venir avec une proposition commune avec GroenLinks en espérant qu'on ne va pas perdre encore un an avec des incompétants. Ah, dur la politique...

Après cela, on a parlé du mémo de D66 sur les crottes de chien. Les petits partis ont encore essayé de cacher leur nullité et leur manque de préparation en faisant des blagues éculées sur le fait que D66 n'avait rien de mieux à faire. Ah ah ah. (Not.) J'avais vraiment honte pour eux. Là encore, je vais voir avec le D66 (et GroenLinks, j'espère) comment les embarquer dans mon projet de tolérance envers les chiens sous appel et que ça débouche sur une initiative du Conseil. J'en reparlerai, natuurlijk.

dimanche 30 novembre 2008

Ouiquenne glacé en Veluwe



Ce ouiquenne, Lewis a voulu fuir la ville et m'a emmené en Veluwe (en province de Gueldre), dans la dernière forêt sauvage des Pays-Bas. Promenade géniale dans la boue, la neige et les feuilles mortes. Température: 1°c. Taux d'humidité: 99%. Pas d'internet, mobile éteint. État du chien, des humains et des vêtements ce soir: fatigués et pleins de gadoue. D'autres photos suivent ci-dessous, en particulier avec Martin se faisant les crocs sur des troncs d'arbres.

En revenant, on est passés par Lelystad, en Flevoland, l'énorme polder au nord-est d'Amsterdam. Autoroutes ultradroites et totalement désertes, éoliennes géantes dans la brume, aéroport sans avion aucun, forêts immenses avec des arbres bien alignés succédant aux énormes fermes industrielles: les Hollandais n'ont même pas essayé de faire semblant d'avoir construit une zone naturelle. La nature y est, en fait, violemment artificielle.
Lelystad est une ville qui n'en est pas une, constituée seulement de banlieues où les maisons se ressemblent toutes. Certaines zones sont délicieusement avant-gardes et cubiques, d'autres terriblement démodées et laides. Ils sont en train de construire un centre-ville dont l'architecture est vraiment intéressante (übercubique noir et métal, principalement, photo ici), mais cela n'embellit pas pour autant le reste de la ville, ni ne la densifie vraiment. Une erreur architecturale et urbaine qui, je le crains, est amenée à disparaître. Je l'appelais Lelijkstad pour rigoler (lelijk veut dire "laid" en néerlandais), maintenant j'ai vraiment pitié et n'ose plus répéter ma vanne en public.

En rentrant, nous sommes passés par Enkhuizen, en Frise Occidentale (même si techniquement cela fait partie de la Hollande Septentrionale). Ville minuscule ultra-mignone avec des maisons de poupées datant du 17e siècle et des cafés bruns très conviviaux. De quoi faire sérieusement hyperventiler n'importe quel touriste américain. Pire, j'y ai mangé le meilleur hamburger du pays ever au café "van Bleiswijk": steak haché persillé de légumes, de la salade fraîche avec des miettes de paprika, du bacon revenu à mort, du fromage hollandais fondu et du pain croustillant légèrement beurré. Et des frites fraîches, of course, mais en Hollande on ne le précise jamais tant c'est évident. Le froid creuse, certes, mais là, bravo. Burgermeister et McBeurk (tous les deux Albert Cuypstraat) peuvent aller se recoucher.

Avant cela, nous sommes passés sur la digue d'une trentaine de kilomètres qui relie Lelystad à Enhuizen. À l'origine, il était prévu qu'un autre polder soit construit entre les deux, mais c'est entretemps devenu une réserve naturelle très riche en animaux protégés (poissons, oiseaux, que sais-je...) et son assèchement a été abandonné. On a laissé la digue pour relier le polder à la terre ferme, mais c'est bien tout.
30 km d'une étroite route bordée par l'eau glacée, à peine protégée par quelques blocs de béton et une barrière en métal. Avec la brume, la neige et le vent, on avait une visibilité quasiment nulle, et le navigateur satellite nous renvoyait sur la carte à une bande verte coincée par deux espaces bleus immenses, sans rien d'autre. Une traversée délicieusement effrayante, en gros.
J'ai voulu vanner Lewis et lui ai demandé qu'on s'arrête en plein milieu pour sentir l'air frais et permettre au chien de nager dans de l'eau propre. Il a pété un plomb, m'a dit qu'on n'était pas sur un plage à Nice et a refusé de s'arrêter. La tempête de neige/pluie et l'humour, pas toujours compatibles, donc.

Bref, ouiquenne exotique sans non plus devoir aller en avion dans des dictatures méridionales. On s'est jurés de refaire ça plus régulièrement, même s'il fait froid. La forêt sauvage, pas Lelystad ni les dictatures.





Waterschappen: pas encore ça



Oui j'ai voté pour les waterschappen il y a une semaine, mais mon enthousiasme commence à se transformer en effroi: il n'y a aucun(e) allochtone sur aucune des listes, ce qui est quand même fascinant en 2008. Allochtone weblog est outré, à raison d'ailleurs.
Pire encore, le CDA ne présente que des hommes, aucun ne venant d'Amsterdam (c'est vrai que le CDA ne cartonne pas vraiment ici), mais c'est surtout deux partis qui commencent à sentir leurs oreilles siffler: la liste Eigen Woning en Water (Habitation particulière et Eau, un parti de propriétaires) et celle de la Socialistische Waterschapvereniging (Union socialiste des waterschappen, qui dit vouloir défendre les locataires) sont toutes deux fondées par un loulou vaguement escroc qui a réussi à être élu (deux sièges pour chaque parti, quand même).

En regardant les résultats (lien), on voit que la participation a été faible (18,2%, contre 20,1% en 2004) et que l'équilibre politique de la région est ailleurs: 5 sièges pour les verts de Water Natuurlijk (l'Eau naturellement), 3 pour le PvdA, 3 pour le VVD (dont Anne-Lize van der Stoel, ancienne échevine de l'arrondissement du Centre), 3 pour le CDA, 2 pour chacune des listes bizares sus-citées, 2 pour le Partij voor de Dieren (le parti pour les animaux), 1 pour la ChristenUnie, et 1 pour deux listes traditionnelles. 9 femmes sur 29 (31%) ce n'est pas mauvais, ni fabuleux non plus.
Rob van der Bijl m'a dit de ne pas trop perdre de temps là-dessus, tant cette institution est, d'après lui, amenée à disparaître. Trop ringarde, trop provinciale, trop masculine, pas assez efficace. L'ouverture aux partis politiques traditionnels (et un moyen de caser leurs éléphants) va-t-elle lui permettre de survivre?

vendredi 28 novembre 2008

Ville en transition



Hier, Conseil municipal spécial budget 2009. J'en reparlerai. Mais l'important, c'est que le Conseil à voté à l'unanimité (c'est assez rare pour être souligné) en faveur de la motion que je présentais avec GroenLinks et Amsterdam Anders/De Groenen sur les toits verts. En gros, on aide financièrement les habitants qui se décident à mettre un tapis d'herbacés sur leur toit. Cela permet de mieux gérer les pluies, d'offrir un espace de nidification pour les oiseaux, de renforcer l'isolation thermique et sonore, et surtout d'être magnifique. Cela nous coûte presque rien (surtout vu notre budget général), et beaucoup d'habitants m'ont déjà témoigné de leur enthousiasme.

Bon, la question pressante, selon moi, est désormais de mettre Amsterdam en mouvement et en faire une "ville en transition", vers zéro émission de carbone et surtout vers une emprunte minimale sur la nature, avec la participation des citoyens (j'insiste là-dessus).
Pour vous donner une petite idée des révolution qui doivent avoir lieu, je vous incite à aller voir la vidéo ci-dessus du ministère nippon de l'agriculture, des forêts et de la pêche. C'est un bon antidote à la propagande pro-nucléaire de la pub d'Areva que vous avez peut-être vue (revoir ici), artistiquement fabuleuse, mais révoltante dans son message.






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(lundi 1er décembre)
Le vote a donné lieu dans la presse spécialisée à un compte rendu/interview par Martine Potsma (lien):

Stadsdelen Amsterdam ontdekken groene daken
Na het Amsterdamse stadsdeel Centrum (88.000 inwoners) komt nu ook Oud-Zuid (ruim 83.000) met een subsidieregeling om groene daken in het stadsdeel te stimuleren. En ook andere stadsdelen in Amsterdam raken geleidelijk aan bekend met de duurzame dakbedekking die bestaat uit mossen, gras en andere planten.

De deelraad van stadsdeel Oud-Zuid nam afgelopen donderdag een motie aan waarin voor subsidie op groene daken werd gepleit. De motie was ingediend door de PvdA-fractie in het stadsdeel en werd door de voltallige deelraad gesteund. "Dat is politiek heel bijzonder", zegt PvdA-raadslid Laurent Chambon. "De deelraad telt 29 leden en er is altijd wel een kleine partij die tegen stemt."
In dit geval dus niet. "Maar groene daken zijn ook zo simpel en zo leuk voor iedereen", aldus Chambon. "Ik begrijp eigenlijk niet waarom ze in Nederland niet allang veel populairder zijn. Het klimaat is er hier bijzonder geschikt voor, met al die regen."

Gewoon niet zo duur
De subsidieregeling gaat per 2009 in. Het dagelijks bestuur van het Amsterdamse stadsdeel trekt er voor dat jaar 15.000 euro voor uit. Dat lijkt misschien weinig, geeft Chambon toe. "Vergeleken met het totale budget van het stadsdeel is het niks." Toch is er volgens hem geen sprake van symboolpolitiek. "Een groen dak is gewoon niet zo duur. Dat is nu juist het mooie. Het is een maatregel die heel goedkoop is en tegelijkertijd heel goed werkt, op allerlei gebieden."
In stadsdeel Centrum, waar half november al werd besloten tot een subsidieregeling voor groene daken, is wel kritiek op het budget. Het stadsdeel stelt 20.000 euro beschikbaar, met een maximum van duizend euro per aangelegd groen dak. "Daarvan ben je al tweehonderd euro kwijt aan een constructeur", weet Lydia Geijtenbeek, deelraadslid voor de lokale partij Amsterdam Anders/De Groenen (AA/DG). Die maakt zich al jaren sterk voor groene daken in de stad.
De partij diende afgelopen donderdag, samen met de VVD-fractie in het stadsdeel, een voorstel in om de groenedakenregeling te verruimen. Volgens het voorstel moet er volgend jaar 200.000 euro beschikbaar komen voor groene daken. "Dat kan makkelijk", zegt Geijtenbeek. Stadsdeel Centrum heeft volgens haar het afgelopen jaar miljoenen euro's overgehouden. Dat geld zou allemaal besteed kunnen worden aan "groene dingen", vindt AA/DG.

Meer vliegen in één klap
Niet alleen particulieren zouden zich volgens de partij op groene daken moeten storten, ook de gemeente zelf moet ermee aan de slag. "Het stadsdeel heeft 25 panden met platte daken", vertelt Geijtenbeek. "Slechts één daarvan heeft nu een groen dak. Dat moeten er veel meer worden. Waarom heeft bijvoorbeeld de Stopera (het Amsterdamse stadhuis, red.) nog geen groen dak?"
Ook in andere Amsterdamse stadsdelen begint het onderwerp langzaam door te dringen. In Oost-Watergraafsmeer (60.000 inwoners) bijvoorbeeld bestaat nog geen subsidieregeling, maar het stadsdeel nam groene daken dit najaar wel op in de Woonvisie 2015. In dat document zet het bestuur zijn ideeën over wonen in het stadsdeel uiteen. "Met groene daken kunnen een aantal vliegen in één klap worden geslagen", schrijven de bestuurders. Zij wijzen erop dat daken met plantjes erop niet alleen zorgen voor groen in de buurt, maar ook een uitkomst zijn op het gebied van waterberging en warmte-isolatie.

Gepubliceerd op www.duurzaamgebouwd.nl op 1 december 2008

dimanche 16 novembre 2008

Waterschappen: je vote



Voilà, j'ai reçu une enveloppe avec le nécessaire à voter aux élections des waterschappen: un mode d'emploi, les détails de chaque liste, un bulletin de vote, et une enveloppe affranchie. Il suffit de rentrer son année de naissance, colorier la case de la liste choisie et du candidat pour lequel on souhaite voter. Dans l'enveloppe, et voilà.
Si vous recevez votre enveloppe, n'oubliez pas de voter!


jeudi 13 novembre 2008

Élections aquatiques ouvertes à tous: votez!



Cette semaine, ce sont les élections des waterschappen (les "agences de l'eau" en français d'après Wikipédia), ces organismes multiséculaires chargés de l'entretien des territoires humides néerlandais, fort nombreux vous le savez. Elles existent depuis le Moyen-Âge et sont à l'origine du modèle polder de concertation pacifique et d'égalité politique entre citoyens. Partout on nous appelle à voter, mais je n'ai rien reçu par la poste, si ce n'est un flyer m'invitant à me renseigner.
Sur leur site, il est dit que tout habitant de la zone de sa waterschap ayant plus de 18 ans peut voter. J'ai juste appris que je dépendais de la waterschap Amstel, Gooi & Vecht (chôli logo ci-dessus). J'ai donc appelé leur bureau pour savoir ce que je devais faire: après de longues concertations internes, il est apparu que seuls les possesseurs d'un passeport néerlandais ont le droit de vote. En cherchant avec les mots clefs approprés dans Google, il apparaît que c'est exact (lien). J'étais très très déçu jusqu'à ce que le service de presse des waterschappen (à qui j'avais laissé un message) m'assure que ce n'est pas vrai: quiconque est enregistré dans une commune, quelle que soit sa nationalité, est invité à voter. Les billets de votes sont partis hier, m'a-t-on dit, et donc tout le monde va recevoir sa carte par la poste cette semaine.

J'en ai profité pour répondre aux questions du site Kieskeurig sur ces élections (lien), et il en ressort que le parti dont je suis le plus proche est mon propre parti, le Parti travailliste (PvdA). En fait il est possible que j'en sois encore plus proche, sauf que je me suis abstenu de répondre à des questions techniques que je ne maîtrisais pas. Voilà le résultat graphique:



Petit détail qui m'a fait sourire: quand on appelle de numéro de renseignements des waterschappen, une voix nous dit en néerlandais: "si vous voulez parler avec quelqu'un en frison, tapez 1, sinon tapez 2." C'est bien la première fois que je vois le biliguisme officiel du pays de façon concrète.
Si vous habitez aux Pays-Bas et recevez une invitation à votez, remplissez votre devoir d'habitant de zone submersible: allez voter !

dimanche 6 juillet 2008

Une ville plus agréable

Je me suis rendu compte que j'avais oublié de parler du dernier Conseil municipal avant les vacances d'été... Nous avons examiné l'utilisation faite par les échevins et leur administration des fonds votés d'année dernière et avons fait quelques propositions. Une, très importante, est que le budget ne doit pas être déficitaire de façon structurelle (quelque chose difficile à réaliser mais nécessaire). Dans les détails importants, et auxquels je suis associé, plusieurs choses:

- nous avons chargé l'échevin chargé de l'économie, Eddy Linthorst, de s'occuper des petits entrepreneurs et tenanciers de boutiques qui sont victimes de la spéculation immobilière. Ils ont besoin d'information, d'aide juridictionnelle, voire d'une avance sur les frais de justice: beaucoup sont intimidés par des propriétaires qui savent qu'ils ne peuvent pas se permettre financièrement de commencer un procès. En gros, il nous faut maintenant réparer les conséquences de la désastruese loi Dekker sur la libéralisation des loyers. Franchement, les gens qui ont préparé cette loi n'ont aucune connaissance de la réalité et se sont laissés guider par leur foi en la doxa pseudo-libérale. Enfin...

- le même échevin est chargé de monter un fond pour promouvoir les activité économiques liées à la culture. Dans les détails ça se concrétise par de l'aide aux petites entreprises innovantes, aux initiatives culturelles pouvant à terme faire de l'argent... Tout le monde parle de culture, mais à part donner des subsides par ci par là, il semble que l'aide à ceux qui veulent en vivre (non pas par des subsides, mais par la commercialisation de leur art) est inexistante.

- un autre échevin, chargé du milieu et des transports, Paul van Grieken, est désormais chargé d'étudier dans quelle mesure les canaux du quartiers peuvent retrouver leur usage originel et permettre à des bateaux électriques d'apporter des biens en ville (et remplacer les camions), en complément de CityCargo, le projet de tram de marchandises (très critiqué par certains habitants). Les Verts ont voté contre car il voient les canaux comme une zone naturelle. Je suis en partie d'accord, mais défoncer la ville avec des camions pour éviter d'utiliser quelques voies navigables me semble un drôle de geste écologique. L'eau ne manque pas ici, et s'ils voulaient vraiment faire des canaux un lieu naturel protégé, il faudrait interdire les bateaux de plaisance qui polluent énormément et repenser tout le système aquatique de la ville. C'est un peu comme si on n'utilisait plus les routes parce que l'herbe y pousse et que les fourmis adorent les espaces entre les briques, et que pour compenser on défonçait les trottoirs avec des camions et des voitures pour passer.

Nouvelles aventures politiques en septembre...

Un supermarché responsable



Cela faisait un moment qu'on m'en avait parlé, et c'est un lisant un article dans un gratuit local que Lewis a décidé qu'on allait y faire un tout. Depuis plus d'un an, la presse parle de ce nouveau venu et se demande si ça va marcher, si le public est là... Ça s'appelle Marqt ("marché" en néerlandais, avec un Q remplaçant le K), le design est leché, et les produits proposés sont tous de bonne qualité, à un prix relativement raisonnable.
L'idée est que c'est un endroit où l'on trouve des produits alimentaires "responsables", dont beaucoup de produits venant de pas trop loin, et tous biologiques, bien sûr. Tout est acheté directement au producteur, et la qualité est garantie sur tout la ligne, aussi bien sur le produit que sur le social. Ils ont aussi des produits maison (j'ai adoré le packaging du lait, voir photo ci-dessous), et beaucoup de fruits et légumes très beaux et pas vraiment plus cher que sur le marché ou chez Albert Heijn. Il faut dire qu'en trouver est un sport difficile à Amsterdam, et que très souvent on nous vend des fruits pas mûrs du tout (beaucoup de Hollandais détestent les fruits mûrs car on ne leur a jamais appris à apprécier le juteux et le sucré, au lieu du croquant habituel des pommes) ou déjà pourris (je ne recommande par le marché Albert Cuyp pour ça: leur hobby semble être de vendre des produits pourris).
Niveau épicerie, je trouve tout cela un peu trop luxueux, et je ne pense pas y acheter ma moutarde ou mon poivre, à moins d'avoir des infrormations supplémentaires quant au goût exceptionnel ou l'origine.
Testé pour l'instant: le pain (délicieux), les fruits (parfaits) et la salade (fraîche). La note qui tue: les petits crochets pour attacher le chien, comme dans beaucoup de petites boutiques mignones (ici marqué "Fifi"). On va y retourner, c'est clair. Ils sont sur Overtoom, à quand une ouverture dans le Pijp?