Voilà, il était temps... Kreukreuscopie a déménagé (d'ici à là) et s'appelle donc officiellement Kreukreuscopie, aussi dans son adresse URL. L'ancien blogue sera maintenu tant que les robots des moteurs de recherche n'auront pas intégré complètement ce déménagement.
En attendant, n'oubliez pas de changer les coordonnées de Kreukreuscopie dans votre lecteur de flux RSS et dans les marques-page de votre butineur habituel. Pour ceux qui sont un peu lents, voici la nouvelle adresse:
http://kreukreuscopie.blogspot.com
Affichage des articles dont le libellé est Technologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Technologie. Afficher tous les articles
samedi 3 janvier 2009
vendredi 2 janvier 2009
Le sel de la démocratie sur Issuu
Ah, l'instabilité d'internet. Je teste maintenant un nouveau service, issuu, pour mettre ma thèse de doctorat à disposition du public. On va voir si ce service tient longtemps... On peut lire le document en ligne (la mise en forme est relativement agréable, surtout avec un grand écran), mais aussi le télécharger gratuitement... Le lien direct est ici.
jeudi 1 janvier 2009
Nouveau louque kreukreuscopique
Et oui, Kreukreuscopie a pris un coup de frais. Il était temps de passer à la nouvelle version du système Blogger (depuis deux ans en fait, mais il y avait des problèmes techniques empêchant la migration), et il a donc fallu mettre à jour la présentation. Même si beaucoup de kreukreusconautes lisent le blogue depuis leur lecteur de flux RSS, il en restent qui vont sur le site.
Cette nouvelle version ne rendra pas tout le monde heureux, mais correspond aux attentes les plus pressantes: (1) une police plus lisible (Georgia, qui remplace Helvetica), (2) une meilleure hiérarchie entre ce qui est important (le titre et le texte) et ce qui l'est moins (la date, les libellés), (3) moins d'articles par page pour que ça charge plus vite, (4) la liste de libellés (sur la colonne de droite) par ordre d'importance, (5) moins de choses inutiles (des barres pour décorer, des liens qui ne marchent pas...).
J'ai aussi la possibilité de mettre des images sur la colonne de droite (j'y ai mis un lien pour le disque et le livre), et je compte l'utiliser pour promouvoir des ouvrages qui me tiennent à cœur (à vous de m'en suggérer ou m'en envoyer). Je peux désormais réaliser des sondages aussi, mais je n'en vois pas trop l'intérêt.
Vu que la nouvelle version est beaucoup plus souple, je suis ouvert aux remarques et idées neuves concernant ce site. À vos claviers...
[P.S.] On m'a parlé du nom du blogue, et de la possibilité de remplacer "laurentchambon" par "kreukreuscopie". Je me demande si cela ne va entraîner l'obsolescence de tous les liens enregistrés ailleurs (dont beaucoup de liens Google) qui renvoient vers le site. Les petites mains de Google ne m'ont pas répondu. Si quelqu'un s'y connaît, prière de se manifester. (Babozor, Natasha, help!) C'est fait, merci Alix. Rendez-vous désormais sur http://kreukreuscopie/blogspot.com
Libellés :
Média,
Technologie
samedi 13 décembre 2008
iTrash, la suite


Après quelques jours d'utilisation, je suis toujours bluffé par mon iTrash. La batterie ne résiste pas très bien à 3 heures d'utilisation intensive, mais la facilité avec laquelle on peut claquer de la thune en


D'ailleurs, avec un coup d'oeil un peu large, on se rend compte du travail magnifique de notre disailleneur, Pierre Marly. La classe, hein? Tellement beau que j'ai failli en acheter, c'est dire! J'ai acheté d'autres choses, bien sûr, mais officiellement je ne vois pas de quoi vous parlez. Si ma moitié vous demande si je dépense beaucoup d'argent sur iTunes, jurez que vraiment, ce pirate de Laurent il a encore téléchargé de la musique illégalement. Ouh le vilain.


Dans le lecteur iPod de l'iTrash, on peut aussi suivre les paroles. Génial. Sauf que tous les alphabets ne sont pas supportés correctement: l'arabe est écrit à l'envers, et les lettres ne sont pas attachées. Un peu la honte pour un programme multilingue, non? La preuve ci-dessus avec Amr Diab.

Le meilleur pour la fin... ci-dessus, le cours de la bourse. Si on met l'évolution avec une perspective d'un an, on voit vraiment l'évolution. Ici, le CAC40, mais c'est pareil pour tous. Crash mi et crash moi sont dans un bateau...
Libellés :
Economie,
Laurent et Lewis,
Média,
Musique,
Technologie
vendredi 12 décembre 2008
Je sais, j'ai un iTrash

Oui, c'est facile à reconnaître, hein?
Bon, Alice, la superpotesse de Didier avait un iPhone, elle a montré à Lewis comment c'était coule, le soir même Lewis m'en commandait un, et voilà, j'ai un
La machine est vraiment bien conçue, surtout si je la compare à l'horreur qu'a Lewis, un truc énorme qui tourne sous Windows™ et qui ne sert qu'à permettre à son opérateur de lui tirer plein d'argent sans qu'il sache vraiment pourquoi.
Un petit tour des choses qui me plaisent, et en images s'il vous plaît (en dehors de la machine standard)...


(Ci-dessus) À gauche, un programme japonais gratuit qui donne à voir la une des plus grands magazines du pays. Absolument inutile, mais totalement indispensable. Aera est toujours aussi classe, mais il y en a des bien dont je ne comprends pas le nom.
À droite, un programme payant (79 centimes) qui me donne en permanence l'état de mon abonnement, et si je dépasse mon forfait. Tellement simple et efficace, t-mobile doit les détester.


Une autre application gratuite, "g", la chose Google qui me permet d'accéder à mon email et mon calendrier sans passer par les programmes pré-installés. Beaucoup plus réactifs que ces derniers, et surtout ne nous change que très peu de notre façon de travailler.


À gauche, l'application de Nu.nl, qui me permet de voir rapidement les derniers articles néerlandais qui passent dans la moulinettes des niouzes. Simple, efficace, j'ai pareil en version américaine, par contre je n'ai rien trouvé de comparable pour les niouzes françaises. Soit je suis nul, soit ils le sont, mais il y a là un gros manque à combler sur mon iTrash.
À droite, un truc in-dis-pen-sable: un programme pour mesurer les décibels. Presqu'utile. Le chien qui ronfle: 79dB. Les travaux dans la rue: 95dB. Le silence en ville: 65dB. Mieux vaut voir ça qu'être sourd, nan?
Je ne vous ai pas parlé du mini-piano, de l'appli Facebook, de Midomi (qui reconnaît -ou pas- les chansons que vous lui chantez), du décimètre, de la lampe torche, du générateur de drapeaux, d'iSaints, d'iEphemeride, du NetNewsWire spécial iPhone, de la base de données par pays du Pentagone, de FastDial ou de Numbuzz, mais vous savez déjà ce que j'en dirais, alors je n'insiste pas. Depuis mardi j'ai changé deux fois de protection en plastique et j'ai trouvé le temps de lui coller un protège-écran à effet miroir totalement bling-bling. Sarko serait si fier de moi.
Les suggestions de programmes totalement inutiles ou absolument inmanquables peuvent être envoyées par email, ou par sms... Ceux qui ont été sages ont déjà reçu le nouveau numéro par email.
Libellés :
Technologie
samedi 6 décembre 2008
Quand l'humain se fait machine

L'autre jour, ma copine Tamiyo m'a envoyé des liens vidéos d'un groupe qui cartonne au Japon, Perfume. J'en ai parlé à Rodrigue qui m'a pris pour une pauvre cloche: "oui, l'album est génial", comme si tout le monde l'avait déjà. Pour ceux qui sont encore plus cloches que moi, allez voir les vidéos de ポリリズム et de マカロニ.
Le succès de ce groupe doit beaucoup au poids de la culture des jeux vidéos au Japon: les voix sont travaillées pour ressembler le plus possible à des voix synthétiques. Le producteur, un jeune Tokyoïte, avait expliqué dans un reportage sur Arte qu'il essayait de les faire sonner comme de gentilles poupées synthétiques. Ils avaient commencé avec une reprise d'un thème de Mario (ici, mais attention, c'est hardcore), et en sont maintenant à leur deuxième album, GAME. À la longue, les voix passées à la moulinette fatiguent un peu, mais c'est le disque du mois chez les Chambon-Marques, avec le dernier Grace Jones. J'aime beaucoup la façon de penser les arpèges et les sons, tellement totalement nippone. Merci Tamiyo... (ton EP est presque fini).
Ceci dit, la virtualisation a de beaux jours devant elle parce que la nouvelle génération de kids a grandi avec ces jeux, et Mario est aussi réel pour eux que l'a pu être Madonna pour nous. Je m'y étais vaguement essayé dans In My Life (la chanson préférée d'Eddy de Clercq), mais je n'avais pas trop osé pousser le bouchon trop loin. Comme quoi, il faut parfois suivre ses intuitions sans hésiter...
Libellés :
Laurent et Lewis,
Média,
Musique,
Technologie,
Voyages
Virtualisation totale = démocratisation

L'industrie musicale a peur des mp3. Moi je pense que la révolution numérique n'est pas du tout finie et que ça va chauffer pour l'ensemble de l'industrie des loisirs. Je vais essayer de faire sens...
Pour ceux qui suivent un peu, il y a une dizaine d'années les synthétiseurs et les boites à rythme ont été virtualisés par les Suédois de Propellerhead, et cela a donné Rebirth, un petit programme tout simple qui permet de faire de la House de base sans matériel (désormais gratuit et disponible ici). Ils ont été suivis par beaucoup, dont les fabricants de matériel (Roland, Yamaha...) qui ont compris qu'il fallait y participer à la virtualisation sous peine de mourir. Personnellement, je me sers beaucoup de Reason, le grand frère de Rebirth. Tous les synthés analogiques d'Überlove, les boucles d'acide et les rythmes ont été fabriqués avec ces programmes virtuels imitant des machines de studio, jusque dans leur esthétique, même si je fais l'effort de rester lo-tech et de surtout ne pas passer aux synthétiseurs numériques et aux plugins à la mode. Le son "Laurent & Lewis" est pour beaucoup dû au Subtractor, au Redrum et à la NN-XT.
Avec une page comme celle d'Hobnox, on passe carrément à autre chose. Il suffit d'un butineur web avec Flash, et on peut commencer à installer plein de machines sans rien devoir installer sur son ordinateur. Alors qu'installer Reason prenait beaucoup de temps et surtout d'espace sur le disque (et d'argent si vous achetez le programme), avec Hobnox on commence tout de suite, gratuitement, sans rien installer.
Avec un internet de plus en plus développé, dans un futur très proche on va pouvoir probablement réserver sa page avec ses chansons en cours, charger des échantillons piqués ici et là ou enregistrés chez soi (des voix, par exemple) et, pour les plus talentueux... faire des chansons qui tiennent la route.
Je vous conseille d'aller sur le site et faire joujou avec les machines, avec un casque si vous êtes marié(e), histoire de le rester. Ça a l'air déroutant au début, mais c'est vraiment extrêmement intuitif: on change de séquence et la mélodie change tout de suite, on ajoute un clap et on l'entend immédiatement, on ajoute des effets qui se branchent tous seuls. Je ne garantie en rien la beauté du résultat, mais je vous assure que vous l'entendrez, pas besoin d'un doctorat en acoustique pour sortir une note.

En plus, pour les gens
Cet accès simple et instantané va avoir des conséquences incroyables, puisque le coût d'entrée dans l'industrie de l'entertainment va être quasiment nul. N'importe quel kid d'Amstelveen, de Châtenay-Malabry, de Soweto ou de Kuala Lumpur aura la possibilité technique de devenir le Mozart du XXIe siècle, et avec un peu de pratique, n'importe qui va pouvoir créer où qu'il soit, dans une fête, spontanément avec ses amis, faire un gig avec une inconnue rencontrée dans le bus.
On assiste à la mise en place d'une infrastructure de création (musicale, mais on le voit de plus en plus avec la vidéo) totalement démocratique qui va remettre à plat l'ensemble de l'industrie. La crise économique et civilisationnelle aidant, je ne donne pas cher de la peau des éléphants de l'entertainment du XXe siècle, ceux qui déjà n'avaient pas compris la révolution de la virtualisation des supports musicaux.
Libellés :
Discussions,
Economie,
Laurent et Lewis,
Média,
Musique,
Technologie
vendredi 28 novembre 2008
Ville en transition

Hier, Conseil municipal spécial budget 2009. J'en reparlerai. Mais l'important, c'est que le Conseil à voté à l'unanimité (c'est assez rare pour être souligné) en faveur de la motion que je présentais avec GroenLinks et Amsterdam Anders/De Groenen sur les toits verts. En gros, on aide financièrement les habitants qui se décident à mettre un tapis d'herbacés sur leur toit. Cela permet de mieux gérer les pluies, d'offrir un espace de nidification pour les oiseaux, de renforcer l'isolation thermique et sonore, et surtout d'être magnifique. Cela nous coûte presque rien (surtout vu notre budget général), et beaucoup d'habitants m'ont déjà témoigné de leur enthousiasme.
Bon, la question pressante, selon moi, est désormais de mettre Amsterdam en mouvement et en faire une "ville en transition", vers zéro émission de carbone et surtout vers une emprunte minimale sur la nature, avec la participation des citoyens (j'insiste là-dessus).
Pour vous donner une petite idée des révolution qui doivent avoir lieu, je vous incite à aller voir la vidéo ci-dessus du ministère nippon de l'agriculture, des forêts et de la pêche. C'est un bon antidote à la propagande pro-nucléaire de la pub d'Areva que vous avez peut-être vue (revoir ici), artistiquement fabuleuse, mais révoltante dans son message.


________________
(lundi 1er décembre)
Le vote a donné lieu dans la presse spécialisée à un compte rendu/interview par Martine Potsma (lien):
Stadsdelen Amsterdam ontdekken groene daken
Na het Amsterdamse stadsdeel Centrum (88.000 inwoners) komt nu ook Oud-Zuid (ruim 83.000) met een subsidieregeling om groene daken in het stadsdeel te stimuleren. En ook andere stadsdelen in Amsterdam raken geleidelijk aan bekend met de duurzame dakbedekking die bestaat uit mossen, gras en andere planten.
De deelraad van stadsdeel Oud-Zuid nam afgelopen donderdag een motie aan waarin voor subsidie op groene daken werd gepleit. De motie was ingediend door de PvdA-fractie in het stadsdeel en werd door de voltallige deelraad gesteund. "Dat is politiek heel bijzonder", zegt PvdA-raadslid Laurent Chambon. "De deelraad telt 29 leden en er is altijd wel een kleine partij die tegen stemt."
In dit geval dus niet. "Maar groene daken zijn ook zo simpel en zo leuk voor iedereen", aldus Chambon. "Ik begrijp eigenlijk niet waarom ze in Nederland niet allang veel populairder zijn. Het klimaat is er hier bijzonder geschikt voor, met al die regen."
Gewoon niet zo duur
De subsidieregeling gaat per 2009 in. Het dagelijks bestuur van het Amsterdamse stadsdeel trekt er voor dat jaar 15.000 euro voor uit. Dat lijkt misschien weinig, geeft Chambon toe. "Vergeleken met het totale budget van het stadsdeel is het niks." Toch is er volgens hem geen sprake van symboolpolitiek. "Een groen dak is gewoon niet zo duur. Dat is nu juist het mooie. Het is een maatregel die heel goedkoop is en tegelijkertijd heel goed werkt, op allerlei gebieden."
In stadsdeel Centrum, waar half november al werd besloten tot een subsidieregeling voor groene daken, is wel kritiek op het budget. Het stadsdeel stelt 20.000 euro beschikbaar, met een maximum van duizend euro per aangelegd groen dak. "Daarvan ben je al tweehonderd euro kwijt aan een constructeur", weet Lydia Geijtenbeek, deelraadslid voor de lokale partij Amsterdam Anders/De Groenen (AA/DG). Die maakt zich al jaren sterk voor groene daken in de stad.
De partij diende afgelopen donderdag, samen met de VVD-fractie in het stadsdeel, een voorstel in om de groenedakenregeling te verruimen. Volgens het voorstel moet er volgend jaar 200.000 euro beschikbaar komen voor groene daken. "Dat kan makkelijk", zegt Geijtenbeek. Stadsdeel Centrum heeft volgens haar het afgelopen jaar miljoenen euro's overgehouden. Dat geld zou allemaal besteed kunnen worden aan "groene dingen", vindt AA/DG.
Meer vliegen in één klap
Niet alleen particulieren zouden zich volgens de partij op groene daken moeten storten, ook de gemeente zelf moet ermee aan de slag. "Het stadsdeel heeft 25 panden met platte daken", vertelt Geijtenbeek. "Slechts één daarvan heeft nu een groen dak. Dat moeten er veel meer worden. Waarom heeft bijvoorbeeld de Stopera (het Amsterdamse stadhuis, red.) nog geen groen dak?"
Ook in andere Amsterdamse stadsdelen begint het onderwerp langzaam door te dringen. In Oost-Watergraafsmeer (60.000 inwoners) bijvoorbeeld bestaat nog geen subsidieregeling, maar het stadsdeel nam groene daken dit najaar wel op in de Woonvisie 2015. In dat document zet het bestuur zijn ideeën over wonen in het stadsdeel uiteen. "Met groene daken kunnen een aantal vliegen in één klap worden geslagen", schrijven de bestuurders. Zij wijzen erop dat daken met plantjes erop niet alleen zorgen voor groen in de buurt, maar ook een uitkomst zijn op het gebied van waterberging en warmte-isolatie.
Gepubliceerd op www.duurzaamgebouwd.nl op 1 december 2008
jeudi 20 novembre 2008
Wifi sélectif

L'autre jour, je suis allé pour un déjeuner de travail à Smørrebrød avec mon Mac. Là-bas, malgré une réception wifi parfaite, impossible de se connecter. "L'antenne que m'a installé KPN [l'opérateur historique] ne marche qu'avec Windows™" me raconte alors le tenancier, après avoir fait joujou avec ma machine pour voir ce qui n'allait pas.
Quelques semaines avant, même mésaventure au Café Poef: antenne KPN, seulement Windows™. Aujourd'hui, je suis allé au Coffee Company, où j'ai écrit une partie de mon livre: plus de wifi. Il y a avait trop de gens avec leur ordinateur portable, vu que c'était le seul endroit du quartier avec wifi gratuit. Désormais, dans mon quartier, où une population éduquée et créative est suréquipé en Mac, il n'y a plus d'endroit où se connecter. Impossible de bosser tranquillement nulle part. Il faut rester chez soi, le fil à la patte.
Mon projet de wifi sera discuté bientôt en commission. Il est plus que temps. Les cafés du quartier se plaignent du baisse de leur chiffre d'affaire avec l'interdiction de fumer, mais il y est impossible d'y travailler en journée. Et quand ça l'est, ces parasites krypto-monopolistiques de KPN se débrouillent pour que seuls les PC équipés par le géant de Redmont puissent se connecter.
Un peu comme si les routes étaient réservées aux seules voitures et camions Renault, et encore que quelques unes soient payantes (et chères!), et d'autres en très mauvais état. Notre économie n'y survivrait pas. Et pourtant c'est exactement ce qu'on fait en ce moment avec le wifi. Comme quoi le coup du marché qui s'autorégule et qui est le plus à même d'offrir ce que les gens veulent est un gros mythe urbain qui est loin de se vérifier.
Concrètement, si la commission me soutient dans ma démarche, il va falloir que l'arrondissement aide les cafés à avoir un wifi gratuit surtout aux heures creuses (avant 17h) et surtout les aider à se sortir des griffes acérées de KPN pour s'assurer que leur réseau est accessible non seulement depuis Windows™, mais aussi avec un Mac (pour nos innombrables créatifs) ou un portable sous Linux, de plus en plus fréquents avec la vague des micro-portables. Encourrager un monopole à travers des installations limitées aux Windows est, d'ailleurs, tout à fait antilibéral. Mais venant d'un ancien monopole, est-ce vraiment surprenant? En gros, il ne s'agit pas de casser un marché, mais au contraire de l'ouvrir vraiment à la concurrence. On verra si le VVD et le D66 nous suivent sur cette question...
jeudi 13 novembre 2008
Gidéo

Hier j'ai appuyé sur un lien en haut de ma page Gmail et j'ai installé la vidéo Gmail, ou Gidéo. C'est impressionnant: vidéo petite mais qui ne saute pas, et son parfait, sans aucun echo, grésillement ou pause. On peut agrandir la fenêtre (voir ci-dessus avec Marc, le mari barbu de la Lestrade). Il manque juste l'odeur et on y est. Scary.
Libellés :
Technologie
mardi 30 septembre 2008
Australoviciens sans fil

Mon initiative pour propager l'internet sans fil ouvert dans l'arrondissement (surtout via les cafés australoviciens, vraiment nombreux) vient de passer comme "proposition d'initiative", qui sera donc discutée bientôt en commission, et finira par arriver au Conseil assez rapidement. Il semble que nos amis verts (nos partenaires de coalition) se réveillent et soient en pourparlers plus ou moins sérieux avec FON. C'est bien, mais Amsterdam a beaucoup de retard par rapport à beaucoup de villes comparables.
Je vous épargnerai les détails de ceux qui étaient contre depuis presque deux ans parce qu'ils pensaient que je parlais de... Wii. No comment. Une aventure à suivre...
samedi 26 juillet 2008
Des robots pour vous servir

Je profite des vacances et de la chaleur (impossible d'être dehors en milieu d'après-midi) pour bouquiner un peu. Une révélation: "La tyranie technologique", un livre collectif dirigé par Cédric Biagini et Guillaume Carnino, paru à l'Échappée fin 2007. En gros les auteurs déconstruisent le mythe d'une science neutre et au service des hommes, et montrent que les grandes avancées sont au service d'un colonialisme occidental au service d'une seule classe, et que pour l'instant la technologie a surtout servi à mieux asservir le peuple. J'en reparle bientôt...
Je lis aussi un roman énauurme (plus de mille pages écrit petit) que Rodrigue m'a offert, je vous en parle quand j'ai fini. Et quand je suis d'humeur, quelques mini-choses de sociologie qui remettent les idées en place: "L'insécurité sociale" et "La discrimination négative" de Robert Castel, et le désormais classique "Sociologie des 'quartiers sensibles'" de Cyprien Avenel.
Libellés :
Discussions,
Europe,
Média,
Minorités,
Musique,
Technologie
samedi 19 juillet 2008
Pierre Marly for the People

Quelques pochettes par Pierre Marly en ligne pour le Peuple:
http://www.cpluv.com/www/gallery/dataselected/11761
Libellés :
Laurent et Lewis,
Média,
Musique,
Technologie
jeudi 10 juillet 2008
Allo docteur?


Aujourd'hui je suis allé voir ma docteure (elle me coûte une fortune en assurance alors que je ne suis presque jamais malade, mais je ne vais pas parler de la privatisation du système d'assurance maladie néerlandais sinon je vais me chopper un ulcère). Me faire prendre la tension ("comme un jeune homme de vingt ans") et vérifier que le processus de perte de poids enclenché il y a 6 semaines avec Lewis se passe bien. Fastoche: pas de miracle, il faut dépenser plus d'énergie qu'on en consomme, et perdre plus d'un kilogramme par semaine ne sert à rien. Car soit on se déshydrate, soit un perd du muscle. En passant, d'ailleurs, la poudre de protéine c'est le meilleur moyen de construire non pas du muscle, mais des bourrelais. Mais ce n'est pas vraiment ce qu'ils mettent sur l'emballage.
Je lui ai aussi parlé de mes cheveux qui me désertent. Ce n'est pas encore une piste d'aéroport international pour mouches, mais il est clair que la toison que j'avais à vingt ans ne reviendra jamais. Tout le monde me fout la pression, de Lewis aux magazines, des copains aux gens à qui j'en parle: "désormais la calvitie est un choix, personne n'est plus obligé d'être chauve, il suffit de prendre du Propecia™." En gros, si t'es chauve, t'es un pauvre navet trop bête. Ben si c'est si simple, pourquoi ne pas essayer, hein?
Réponse de ma docteure, toujours très no non sense: "ben si tu veux être condamné à cracher 50 euros par mois pour avoir des troubles de l'érection, des seins de filles, moins d'énergie, des fesses molles et probablement un perte de masse musculaire pour garder des cheveux, je te signe une ordonnance. Ah oui, et dès que tu arrêtes, tout ce qui n'était pas tombé va tomber rapidos, en quelques mois. Alors?"
Euh, vu comme ça, effectivement. Donc il va falloir accepter que le temps des longues boucles sur le front, c'est fini. Le pire dans cette histoire, c'est que je trouve les mecs chauves souvent très sexy. Mais entre ce qu'on trouve sexy chez les autres et sexy sur soi, ce n'est pas toujours la même chose...
Dans cette histoire, ce qui me frappe, c'est la force du marketing chez les laboratoires qui fabriquent Propecia™: en arriver à ce que ceux qui perdent leurs cheveux soient l'objet de l'opprobre public, c'est très très fort. J'ai essayé de lire avant mon rendez-vous avec ma docteure, sur internet, ce qu'il en était de ces pilules. Il a fallu que je regarde vraiment attentivement avant de comprendre que cela influe sur le niveau de testostérone, et que les conséquences à long terme sont encore largement inconnues. Bref, que ce n'est pas forcément super dangereux, mais que ce n'est pas la chose miracle fantastique qu'ils nous promettent. Non, vraiment, ils sont très très bons.
Libellés :
Discussions,
Technologie
dimanche 6 juillet 2008
Muxtape

La découverte coulissime du moment, c'est Muxtape, un site simplissime au design parfait pour partager vos passions musicales et découvrir celle des autres. La mienne s'appelle tout simplement laurentchambon.muxtape.com, celle de lewis lewisdejaneiro.muxtape.com, et on en a profité pour mettre notre album en écoute sur laurentetlewis.muxtape.com (le player flash sur le site uberlove.info ne marche pas chez tout le monde).

Apparement c'est une initiative soutenue par Amazon, vu qu'on peut tenter d'y acheter le mp3 en cliquant sur un lien discret. C'est bien sécurisé, puisque le renifleur de mp3 n'en détecte aucun, et c'est tellement évident que je ne comprend pas pourquoi je n'en avais pas entendu parler avant.
Si vous mettez votre muxtape en ligne, n'oubliez pas de le signaler qu'on puisse aller écouter...
Libellés :
Laurent et Lewis,
Média,
Musique,
Technologie
mercredi 2 juillet 2008
Ils sont partout

Je le savais, ils sont partout... les robots. Pour s'en rendre compte, tapez "about:robots" dans votre butineur Firefox et vous verrez. Scary... Apparement le titre de la page a une explication (lien) aussi...

Bon, ceci dit, je viens de passer de Firefox 2 à 3 hier. Mes impressions? Comme toujours il y a plein de détails pratiques vraiment chouettes, surtout dûs aux extensions: PicLens, FireFTP, Morning Coffee, Fast Dial (pompé sur Opera), DownloadHelper ou Showcase. Le détail que j'aime beaucoup: le zoon (pomme +) ne grossit pas que la police mais la page entière, et donc ne la désorganise pas. Très bien pour les fenéants un peu bigleux comme moi.
Par contre, question rapidité et fluidité, je continue à préférer Camino, son cousin écrit spécialement pour le Mac. Et puis, question esthétique, on est encore loin des détails parfaits de Safari ou même de la classe des fenêtres latérales de Shiira (même si ce dernier semble avoir été abandonné, dommage).
Alors? Pour les neurdes: Firefox 3. Pour les humains normaux: Camino.
Ce que j'aimerais changer mais je ne sais pas si c'est possible: (1) fermer les onglets à gauche, comme sur les autres programmes Mac, et pas à droite (2) avoir un thème plus en accord avec l'univers mac (3) pouvoir accéder aux pages aussi rapidement que sur Camino (4) avoir la possibilité d'avoir des liens latéraux dans des petites fenêtres jolies comme dans Shiira (5) un gestion plus élégante et centralisée des extensions comme sur Camino ou Shiira (pourquoi pas les rassembler dans un menu cohérent et facile d'accès?). Je serais prêt à payer pour une telle chose, c'est dire...
Allo messieurs les programmateurs, vous m'entendez?
Libellés :
Technologie
vendredi 20 juin 2008
SNCF te vend plein de trucs, chéri
Aujourd'hui j'ai essayé de réserver un aller/retour en France sur le site de la SCNF. Et bien, c'est pas gagné. Tout d'abord, la page de la SNCF ressemble à celle d'un casino en ligne, avec plein de dégradés terribles, de la musique qui sort d'on ne sait où et impossible à couper, des choses qui clignotent, des cadeaux et des voyages à gagner. Il manquait les meufs à poils et une publicité "update your penis" et j'avais la totale. Il m'a fallu 10 minutes pour comprendre que je devais appuyer sur le logo "voyages SNCF", en haut à droite, pour voir quel train je pouvais prendre. Entretemps, on m'a proposé des billets d'avions, des nuits d'hôtels, des visites de musées. C'est quoi déjà, le boulot de la SNCF? Ah oui, les trains...

Une fois arrivé sur le bon site, horreur. On me vend à nouveau plein de choses que je ne veux pas, mais impossible de trouver le train que l'on m'a proposé au téléphone. On me propose des choses à 300 euros l'aller/retour non remboursable (quand on sait que le Thalys peut avoir du retard...)... qui dure 4h25. Soyons raisonnable, c'est un Paris-Châtellerault en 2e classe, pas un voyage de luxe au Cameroun. Impossible de trouver un train normal, il y a plein de tarifs compliqués auxquels je n'ai pas le droit. Je veux juste un TGV ou même un corail, point.

Qui sont les gens qui ont créé ce "service"? Des Kirghizes alcooliques qui essayent de se faire un peu de thune en vendant des services annexes avec un design volé chez leurs voisins kazakhes ou une des plus grosses compagnies ferroviaires européennes? Franchement, je me demande. Entretemps, on va gentiment passer par sa consœur, NS, qui a su limiter les dégâts.
Un logo merdique, un site qui vend je ne sais pas quoi mais ne peut pas donner les horaires, des offres réservées aux docteurs en économétrie, was passiert à la SNCF?

Une fois arrivé sur le bon site, horreur. On me vend à nouveau plein de choses que je ne veux pas, mais impossible de trouver le train que l'on m'a proposé au téléphone. On me propose des choses à 300 euros l'aller/retour non remboursable (quand on sait que le Thalys peut avoir du retard...)... qui dure 4h25. Soyons raisonnable, c'est un Paris-Châtellerault en 2e classe, pas un voyage de luxe au Cameroun. Impossible de trouver un train normal, il y a plein de tarifs compliqués auxquels je n'ai pas le droit. Je veux juste un TGV ou même un corail, point.

Qui sont les gens qui ont créé ce "service"? Des Kirghizes alcooliques qui essayent de se faire un peu de thune en vendant des services annexes avec un design volé chez leurs voisins kazakhes ou une des plus grosses compagnies ferroviaires européennes? Franchement, je me demande. Entretemps, on va gentiment passer par sa consœur, NS, qui a su limiter les dégâts.
Un logo merdique, un site qui vend je ne sais pas quoi mais ne peut pas donner les horaires, des offres réservées aux docteurs en économétrie, was passiert à la SNCF?
mercredi 18 juin 2008
Wifi devient wimax
Ça fait plus de deux ans que j'essaye de faire en sorte que notre arrondissement partage le Wifi d'une manière ou d'une autre pour que tout le monde y ait accès (dont les gens de passage) et que le niveau de radiations baisse grâce à une meilleure utilisation des réseaux existants.Ça bloque à mort dans mon parti, surtout à cause de certains "camarades" qui n'y connaissent vraiment rien mais se prennent pour des spécialistes. J'avais alors commencé à voir discrètement comment on pourrait faire faire ça par des entreprises spécialisées et combien cela coûterait.
Je viens de lire que le Wimax arrive, et qu'avec quelques antennes on peut couvrir une grande partie de la ville à moindre frais. J'ai donc décidé de laisser tomber mon combat pour un wifi collectif: pas la peine de réveiller les monstres alors qu'une nouvelle technologie arrive et qu'elle résoudra une partie de mes attentes (et de celles de beaucoup de gens).
Le problème est donc résolu à moyen terme. Reste qu'il m'a permis de comprendre la nullité de certains, pétris d'une connaissance qu'ils n'ont pas et de certitudes inébranlables. J'ai un peu honte pour eux, en fait. Mais bon, rien de nouveau là dedans, hein? "Et pourtant, elle est ronde"...
Libellés :
Amsterdam,
Oud Zuid,
Politique,
Technologie
jeudi 5 juin 2008
Überlove dans Trax


Notre chanson "9enealo9y" est dans le CD sampler du magazine Trax (n°2 du disque), mais ce n'est pas tout...


L'album «Überlove» figure dans la sélection du mois. L'article:
Laurent & Lewis · «Überlove»
House. Certains pensent que le dernier manifeste littéraire de Laurent Chambon, moitié de Laurent & Lewis, est trop naïf. Le grand mélange: minorités, tolérance et faux-semblants dans la France de Nicolas Sarkozy (Denoël) est pourtant la gifle que l'ont attendant à l'encontre de la connerie française. Überlove est son prolongement house, en plus naïf encore (on aura compris que la naïbeté est une qualité). Ironie de l'époque, la house se réduit quand elle devient trop intelligente. Quand la dernière vidéo de Justice vous fait gerber votre amour pour la typographie, il est temps de se tourner vers un album electro-pop sincère, homemade et indé, avec des basses acid et des mélodies qui accrochent dans votre cerveau pour de bon. Approuvé par Geneviève Gauckler!
Pour le CD sampler, voici la présentation:
Laurent & Lewis · «9enealo9y»
Ce duo possède une spontanéité, une naïveté et une beauté que bien des artistes actuels, obsédés par le dancefloor, ont tendance à oublier. Leur album Überlove, dont est extraite cette magnifique comptine acide, est l'une des plus belles surprises du mois.
Libellés :
France,
Laurent et Lewis,
Média,
Musique,
Technologie
samedi 31 mai 2008
Inscription à :
Articles (Atom)