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mardi 30 décembre 2008

Un autre bébé poilu



Dans quelques jours, nous allons accueillir le petit frère de Martin, un bébé Labrador qui s'appelle Philippe. De son vrai nom Philippe Duponant Chambon-Marques. Il semble qu'il va être un peu plus baraqué que Martin, avec une fourrure plus épaisse. C'est à nous d'en faire un chien aussi gentil que son grand frère.
En attendant on a déjà monté sa cage (avec Martin qui squatte dedans et dort comme un gros bébé), on a bien aligné ses jouets et on commence à angoisser un peu. Ah, être parent, c'est une sacré responsabilité, même s'il ne s'agit que d'un enfant canin...
Le blogue de Martin est ici, celui de Philippe .

lundi 29 décembre 2008

Cadeau



Pour la nouvelle année, Cherry Juice Recordings offre deux chansons de Laurent & Lewis, toutes deux produites en Finlande, soit en cliquant ici, soit en copiant le lien suivant sur votre butineur: http://www.cherryjuicerecordings.com/2009/Happy2009_CJR014.zip
La pochette est de Pierre Marly, of course.

samedi 13 décembre 2008

iTrash, la suite



Après quelques jours d'utilisation, je suis toujours bluffé par mon iTrash. La batterie ne résiste pas très bien à 3 heures d'utilisation intensive, mais la facilité avec laquelle on peut claquer de la thune en conneries choses inutiles me fascine. Enfin, pas totalement inutiles, juste pas totalement utile. Par curiosité j'ai été chercher "Laurent & Lewis" sur iTunes. On trouve tout, on peut écouter 30 secondes, ça va ultra vite, le son est parfait.



D'ailleurs, avec un coup d'oeil un peu large, on se rend compte du travail magnifique de notre disailleneur, Pierre Marly. La classe, hein? Tellement beau que j'ai failli en acheter, c'est dire! J'ai acheté d'autres choses, bien sûr, mais officiellement je ne vois pas de quoi vous parlez. Si ma moitié vous demande si je dépense beaucoup d'argent sur iTunes, jurez que vraiment, ce pirate de Laurent il a encore téléchargé de la musique illégalement. Ouh le vilain.



Dans le lecteur iPod de l'iTrash, on peut aussi suivre les paroles. Génial. Sauf que tous les alphabets ne sont pas supportés correctement: l'arabe est écrit à l'envers, et les lettres ne sont pas attachées. Un peu la honte pour un programme multilingue, non? La preuve ci-dessus avec Amr Diab.



Le meilleur pour la fin... ci-dessus, le cours de la bourse. Si on met l'évolution avec une perspective d'un an, on voit vraiment l'évolution. Ici, le CAC40, mais c'est pareil pour tous. Crash mi et crash moi sont dans un bateau...

samedi 6 décembre 2008

Quand l'humain se fait machine



L'autre jour, ma copine Tamiyo m'a envoyé des liens vidéos d'un groupe qui cartonne au Japon, Perfume. J'en ai parlé à Rodrigue qui m'a pris pour une pauvre cloche: "oui, l'album est génial", comme si tout le monde l'avait déjà. Pour ceux qui sont encore plus cloches que moi, allez voir les vidéos de ポリリズム et de マカロニ.
Le succès de ce groupe doit beaucoup au poids de la culture des jeux vidéos au Japon: les voix sont travaillées pour ressembler le plus possible à des voix synthétiques. Le producteur, un jeune Tokyoïte, avait expliqué dans un reportage sur Arte qu'il essayait de les faire sonner comme de gentilles poupées synthétiques. Ils avaient commencé avec une reprise d'un thème de Mario (ici, mais attention, c'est hardcore), et en sont maintenant à leur deuxième album, GAME. À la longue, les voix passées à la moulinette fatiguent un peu, mais c'est le disque du mois chez les Chambon-Marques, avec le dernier Grace Jones. J'aime beaucoup la façon de penser les arpèges et les sons, tellement totalement nippone. Merci Tamiyo... (ton EP est presque fini).
Ceci dit, la virtualisation a de beaux jours devant elle parce que la nouvelle génération de kids a grandi avec ces jeux, et Mario est aussi réel pour eux que l'a pu être Madonna pour nous. Je m'y étais vaguement essayé dans In My Life (la chanson préférée d'Eddy de Clercq), mais je n'avais pas trop osé pousser le bouchon trop loin. Comme quoi, il faut parfois suivre ses intuitions sans hésiter...

Virtualisation totale = démocratisation



L'industrie musicale a peur des mp3. Moi je pense que la révolution numérique n'est pas du tout finie et que ça va chauffer pour l'ensemble de l'industrie des loisirs. Je vais essayer de faire sens...
Pour ceux qui suivent un peu, il y a une dizaine d'années les synthétiseurs et les boites à rythme ont été virtualisés par les Suédois de Propellerhead, et cela a donné Rebirth, un petit programme tout simple qui permet de faire de la House de base sans matériel (désormais gratuit et disponible ici). Ils ont été suivis par beaucoup, dont les fabricants de matériel (Roland, Yamaha...) qui ont compris qu'il fallait y participer à la virtualisation sous peine de mourir. Personnellement, je me sers beaucoup de Reason, le grand frère de Rebirth. Tous les synthés analogiques d'Überlove, les boucles d'acide et les rythmes ont été fabriqués avec ces programmes virtuels imitant des machines de studio, jusque dans leur esthétique, même si je fais l'effort de rester lo-tech et de surtout ne pas passer aux synthétiseurs numériques et aux plugins à la mode. Le son "Laurent & Lewis" est pour beaucoup dû au Subtractor, au Redrum et à la NN-XT.

Avec une page comme celle d'Hobnox, on passe carrément à autre chose. Il suffit d'un butineur web avec Flash, et on peut commencer à installer plein de machines sans rien devoir installer sur son ordinateur. Alors qu'installer Reason prenait beaucoup de temps et surtout d'espace sur le disque (et d'argent si vous achetez le programme), avec Hobnox on commence tout de suite, gratuitement, sans rien installer.
Avec un internet de plus en plus développé, dans un futur très proche on va pouvoir probablement réserver sa page avec ses chansons en cours, charger des échantillons piqués ici et là ou enregistrés chez soi (des voix, par exemple) et, pour les plus talentueux... faire des chansons qui tiennent la route.
Je vous conseille d'aller sur le site et faire joujou avec les machines, avec un casque si vous êtes marié(e), histoire de le rester. Ça a l'air déroutant au début, mais c'est vraiment extrêmement intuitif: on change de séquence et la mélodie change tout de suite, on ajoute un clap et on l'entend immédiatement, on ajoute des effets qui se branchent tous seuls. Je ne garantie en rien la beauté du résultat, mais je vous assure que vous l'entendrez, pas besoin d'un doctorat en acoustique pour sortir une note.



En plus, pour les gens bordéliques créatifs comme moi, avoir tout dans une seule page (ou un seul programme) sans avoir trop de fils partout, c'est vraiment un don du ciel. Les machines sont toujours propres, ne tombent jamais en panne, on n'a pas égaré leur alimentation, on peut voyager avec sans avoir une armée de porteurs pour vous accompagner à la gare ou l'aéroport...
Cet accès simple et instantané va avoir des conséquences incroyables, puisque le coût d'entrée dans l'industrie de l'entertainment va être quasiment nul. N'importe quel kid d'Amstelveen, de Châtenay-Malabry, de Soweto ou de Kuala Lumpur aura la possibilité technique de devenir le Mozart du XXIe siècle, et avec un peu de pratique, n'importe qui va pouvoir créer où qu'il soit, dans une fête, spontanément avec ses amis, faire un gig avec une inconnue rencontrée dans le bus.
On assiste à la mise en place d'une infrastructure de création (musicale, mais on le voit de plus en plus avec la vidéo) totalement démocratique qui va remettre à plat l'ensemble de l'industrie. La crise économique et civilisationnelle aidant, je ne donne pas cher de la peau des éléphants de l'entertainment du XXe siècle, ceux qui déjà n'avaient pas compris la révolution de la virtualisation des supports musicaux.

mardi 25 novembre 2008

CJR013: Si tu m'aimes encore



Notre nouvelle chanson s'appelle 'Si tu m'aimes encore', elle est chantée par Lewis en français, et va sortir prochainement sur toutes les plateformes numériques. Entretemps, il est possible de la télécharger gratuitement ici: http://www.digitaldeejay.com/media-Situm39aimesencore-Original
Cela ne va pas durer, alors profitez-en. L'idée était de mélanger la renaissance anglaise, le blues, l'électro, la variétoche française et le disco. Chacun y retrouvera ses petits... Eddy de Clercq nous prépare sa version (überdisco, pour très bientôt). La pochette est signée Pierre Marly (Islande), le mastering Teemu Myyryläinen (Finlande).

Merci à Ta·Mi·Yo, Laurent V., Eddy, Pierre, Didier, Patrick, Geneviève, Jérôme, Aaron-Carl, Orcinus, Hank, Xavier, Christophe et Natasha pour leur oreille. Les paroles: Si tu m'aimes encore / Va vivre à l'autre bout de la terre / Si tu m'aimes encore / Cesse donc de me dire que tu m'aimes // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // Si tu m'aimais alors / Pourquoi avoir été si cruel / Si tu m'aimes encore / Reste superficiel // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // (Si tu m'aimes encore) // Ton cœur brisé ne soigne pas le mien / Si tu m'aimes encore / Va t'en prendre le premier train // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // (Si tu m'aimes encore)...

mercredi 12 novembre 2008

Überlove dans DJ Broadcast



Überlove a droit à sa revue dans la revue néerlandaise "DJ Broadcast". Cliquez sur l'image ci-dessus pour un article en taille lisible (en néerlandais). Traduction sauvage...

«Pendant l'Amsterdam Dance Event de l'année dernière, Dave Clarke et Kevin Saunderson ont fait une session démo lors de laquelle des producteurs en herbe pouvaient offrir leur œuvre au jugement sans pitié des deux pros reconnus. Malgré toutes les pressions, Dave Clarke a su trouver la perle: Motion, une piste de Laurent & Lewis. "We have a winner here" a jugé Clarke, et c'est exactement ce qu'on pensé d'innombrables clubbers du monde entier. Motion est devenu un disque culte aux États-Unis et au Japon, et entretemps le premier album de Laurent & Lewis est dan tous les bacs, sorti par Cherry Juice, un label de Detroit. Überlove est une production pan-européenne de deux migrants qui vivent et travaillent à Amsterdam - et c'est d'ailleurs une carte de visite parfaite de la housenation amstellodamoise.
Le producteur Laurent Chambon (un Français) est politologue, publiciste (sur les questions d'intégration) et membre du conseil municipal d'Amsterdal Zuid-Oost (sic). Son partenaire (et ceci littéralement, Laurent & Lewis sont officiellement mariés) a des origines portugaises-américaines et est la voix du duo. Überlove est un cocktail qui dépasse les genres fait de deep-house, de techno et de pop avec une forte injection de disco. Justus Köhncke est lyrique à leur endroit et la scène française en trépigne d'excitation. Avec raison, car c'est un album fort qui se tamponne des trucs faciles et des modes. Avec une piste finale telle que Dansen Is Leuk ["j'adore danser" NdLC] on a le popotin qui groove.» *** (Enrico Riva)

C'est pas enthousiaste, ça, comme revue? (Gros sourire niais)...

lundi 3 novembre 2008

Überlove encensé



Aujourd'hui j'ai reçu un email du DJ belge installé à Amsterdam Eddy de Clercq, un mec que j'ai toujours beaucoup admiré, qui a introduit la House aux Pays-Bas, a fondé le Roxy, et est vu comme un des papes de la House européenne. Rien que ça.
Petit extrait en angliche: "What a great CD you gave me... I am really impressed with the production and the vocals. Especially track 5 'In My Life' has been played overhere quite a lot, also 'Never Have It To End'. 'In My Life' reminds so much of Fingers Inc, the mood, the lyrics and the vocals. My friend also loved hearing the CD, he describes it as melodic, soulful house music. And that's exacly my idea as well. 'In My Life' is really quite an outstanding tune, very cleverly produced. I am sure I will play this in a dj-set. But overall your CD brings back a lot of memories of great music, with an edge to the production that is very today. That's the way great music should be, I think..."
Autant dire que ça fait terriblement plaisir...

Puisqu'on en parle, la revue de référence DJ Broadcast va recenser Überlove en novembre, nous sommes curieux. On parle aussi d'Überlove dans le magazine de luxe néerlandais Good2b (lien), où ils se sont contentés de remixer ce qu'on a envoyé à la presse... "Lekkere plaat, gekke mix, kortom, eentje voor in de collectie" (disque délicieux, mix génial, en résumé, un disque pour votre collection). Pas mal, nan?

mercredi 15 octobre 2008

One Street Further




Le troisième extrait de notre album s'appelle "One Street Further". C'est cucul, c'est disco, c'est Pop, ça ressemble à du Sommerville, avec un face B franco-norvégienne très scandinave, écrite à l'origine à Transplant, forcément. À écouter ici: http://www.deezer.com/#music/album/225735 ou sur http://www.uberlove.info/music.htm

mardi 30 septembre 2008

Back to South Africa



Ne vous fiez pas au titre... Aucun voyage en Afrique-du-Sud est prévu pour l'instant. J'ai trouvé bizare de lire un article sur Rue89 (lien) sur un artiste prétorien qui commence à marcher. J'avais ramené sa chanson sur un des nombreux CD que j'avais achetés là-bas. Pas la plus réussie d'ailleurs. C'est d'autant plus drôle que je viens d'avoir une discussion sur la question avec Sabine, qui m'a prêté des CD de classiques sud-africains.
Ce qui m'avait frappé, c'est la douceur de leur musique, en contraste total avec la situation du pays, où la violence règne. Alors que l'Europe s'enfonce dans une Electro de plus et plus vide et violente, avec des sons concassés, une distance de plus en plus grande vis-à-vis de la Pop (les couplets ont disparu, on passe un morceau du refrain originel à toutes les moulinettes numériques et basta!), et que les États-Unis font dans le revival germano-electro le plus cucul, ce que j'avais entendu à Gauteng me semblait sincère et rafraîchissant.
Les rythmes étaient relativement lents (clairement ils n'utilisent pas les mêmes drogues que les Occidentaux), les sons très électroniques mais avec un traitement analogique presque démodé. Une sorte de House comme je l'aime, organique, puissante, naïve, spirituelle, visant la beauté et l'unité (des danseurs, spirituelle, communautaire...).

Comme les artistes du début du XXe siècle avaient besoin de se tourner vers les traditions populaires européennes et l'Afrique pour dépasser un classicisme qui tournait à vide, que ce soit en sculpture, en peinture ou en musique, je me demande s'il ne faut pas aller voir ailleurs pour dépasser les mimiques musicales de 2008 que les clubs amstellodamois ou parisiens. Ce que j'avais essayé de faire en produisant "Überlove", en allant à Détroit, à Soweto, en Norvège, en Finlande, à Paris... ce que j'essaye toujours, d'ailleurs (des nouvelles sorties transatlantiques sur Cherry Juice très bientôt). Mais je me sens bien seul dans cette démarche.

Ceci dit, l'Amsterdam Dance Event 2008 a lieu dans 3 semaines. Lestrade m'accompagnera (on bosse pour Trax). Je vous dirai ce qu'il en est...

mardi 23 septembre 2008

CJR011 sort bientôt



Après des petits problèmes avec l'ingénieur du son (désormais résolus, heureusement), CJR010 va enfin pouvoir sortir. Ça s'appelle "One Street Further" (une refrain connu pour ceux qui ont l'album) et il y a quatre pistes: une version Club et Radio de la piste de l'album, une version Poppy Seeds (très Pop anglaise) et une face B appelée "Sexe Thune Mecs". D'ici la fin de la semaine sur Deezer, d'ici un mois sur iTunes...
Une fois de plus, une pochette de Pierre Marly. Suivent encore très vite: un EP avec Anaud Strong (de Washington DC, produit par Laurent & Lewis), et le nouveau DJ Janine featuring Tamiyo. Curieux?

vendredi 12 septembre 2008

CJR008 bientôt partout



La version japonaise d'Überlove va être enfin accessible à l'internaute de base sur toutes les plateformes numériques d'ici la fin du mois... C'est la version non-mixée de l'album, avec une Intro et une Outro signée Tamiyo, et deux Bonus tracks vraiment pop.
Plus de niouzes sur le site Cherry Juice Recordings... Le design est, une fois de plus, signé par le brillantissime Pierre Marly, exilé à Reykjavik.

jeudi 28 août 2008

La rentrée...

Voilà, les vacances sont finies, c'est la rentrée. Au programme: plusieurs disques (l'EP de DJ Janine, un maxi et une édition japonaise de l'album pour Laurent & Lewis, quelques chansons pour Freamon, un nouveau Butch Bitches et un remix fabuleux pour un DJ de Washington), la rentrée politique, un nouveau boulot à l'Université de Poitiers...

samedi 19 juillet 2008

Pierre Marly for the People



Quelques pochettes par Pierre Marly en ligne pour le Peuple:
http://www.cpluv.com/www/gallery/dataselected/11761

dimanche 6 juillet 2008

Muxtape



La découverte coulissime du moment, c'est Muxtape, un site simplissime au design parfait pour partager vos passions musicales et découvrir celle des autres. La mienne s'appelle tout simplement laurentchambon.muxtape.com, celle de lewis lewisdejaneiro.muxtape.com, et on en a profité pour mettre notre album en écoute sur laurentetlewis.muxtape.com (le player flash sur le site uberlove.info ne marche pas chez tout le monde).



Apparement c'est une initiative soutenue par Amazon, vu qu'on peut tenter d'y acheter le mp3 en cliquant sur un lien discret. C'est bien sécurisé, puisque le renifleur de mp3 n'en détecte aucun, et c'est tellement évident que je ne comprend pas pourquoi je n'en avais pas entendu parler avant.
Si vous mettez votre muxtape en ligne, n'oubliez pas de le signaler qu'on puisse aller écouter...

vendredi 4 juillet 2008

Live: pix + vids




Pour ceux qui ont raté le concert à paris la semaine dernière, heureusement il y avait Steefaan qui a pris des photos et a fait deux micro-vidéos. je les ai mises à la fin de ce message.
Pour les photos, elles sont sur flickr et sur Facebook. Merci Steefaan.

Ce concert a été l'occasion de revoir Snax et de rencontrer Justus Köhncke. Coup de foudre réciproque, j'en reparle bientôt... On remarquera Bærtran qui se dandine sur le côté. Il dansait plus vite que la lumière: les photos de lui sont toutes floues!



lundi 9 juin 2008

Concert jeudi 26 juin à Paris

Le jeudi 26 juin nous serons en concert au Nouveau Casino à Paris, dans le cadre du festival Jerk Off. Oui, le nom est terrible pour les anglophones, mais le concept est chouette: promouvoir les cultures gay et lesbiennes alternatives. Nous passons vers 21h, donc n'arrivez pas trop tard. Il y a quelques places sur le guest list, alors les premiers qui se manifestent y figureront, tant pis pour les autres.

Au programme de notre concert: présentation de nos chansons préférées de l'album, avec des version exclusives, et des instrumentaux avec Bærtran en danseur officiel...

jeudi 5 juin 2008

Überlove dans Trax




Notre chanson "9enealo9y" est dans le CD sampler du magazine Trax (n°2 du disque), mais ce n'est pas tout...




L'album «Überlove» figure dans la sélection du mois. L'article:

Laurent & Lewis · «Überlove»
House. Certains pensent que le dernier manifeste littéraire de Laurent Chambon, moitié de Laurent & Lewis, est trop naïf. Le grand mélange: minorités, tolérance et faux-semblants dans la France de Nicolas Sarkozy (Denoël) est pourtant la gifle que l'ont attendant à l'encontre de la connerie française. Überlove est son prolongement house, en plus naïf encore (on aura compris que la naïbeté est une qualité). Ironie de l'époque, la house se réduit quand elle devient trop intelligente. Quand la dernière vidéo de Justice vous fait gerber votre amour pour la typographie, il est temps de se tourner vers un album electro-pop sincère, homemade et indé, avec des basses acid et des mélodies qui accrochent dans votre cerveau pour de bon. Approuvé par Geneviève Gauckler!


Pour le CD sampler, voici la présentation:

Laurent & Lewis · «9enealo9y»
Ce duo possède une spontanéité, une naïveté et une beauté que bien des artistes actuels, obsédés par le dancefloor, ont tendance à oublier. Leur album Überlove, dont est extraite cette magnifique comptine acide, est l'une des plus belles surprises du mois.

mardi 20 mai 2008

Solidarité pédé

Bon, je n'ai pas tout raconté sur le Rex Club, alors je me rattrape. Je suis rentré avec Orquídea et Sandra, qui sont très branchées avant-garde et qui ont beaucoup aimé. Il y avait plein de stars du monde culturel et électronique. La plupart étaient trop maigres avec des lunettes trop grandes, des cheveux mal coupés et trimbalaient une attitude énorme. Ils étaient assis en cercle devant un DJ qui faisait sortir des sons énervants de son Mac. Les voix étaient vraiment mal mixées, on n'entendait que les basses. C'est dommage, il y avait un sound system magnifique, la voix de Lewis en live ça donnerait fabuleusement ici... Le public se comportait comme s'il s'agissait d'un concert de musique indienne et qu'ils avaient tous fumé, sauf que les sons étaient stridents et que personne ne fumait.
On m'a demandé ensuite d'aller backstage dans le studio monté pour l'occasion par France Culture. En arrivant, sans faire exprès, j'éteins la lumière avec mon coude. Toutes les machines s'éteignent, le contact avec France Culture est coupé, les ordinateurs ont dû être rallumés. La honte. Je m'en suis sorti en leur disant qu'un morceau de scotch éviterait que quelqu'un d'autre suive mon exemple...

Alors que j'attendais mon tour, il y a eu des bruits bizarres. Exactement comme ma machine-à-laver quand elle est en mode essorage: des petits bruits de grincements aigus et un son très grave, comme une dizaine de marteaux. Je dis à la productrice: "Ce n'est pas vraiment le moment de faire sa lessive alors qu'on est en direct à l'antenne, hein?"
Elle va voir où était la machine en question. Oups, c'était la musique jouée dans la salle. Vraiment, Laurent, il est pas à l'avant-garde, hein? En m'asseyant sur le canapé défoncé où va avoir lieu l'interview, je suis présenté à la DJette avec qui je partage le micro. Elle me regarde avec dégoût. J'essaye d'être sympa et poli, et je lui donne une copie d'Überlove qu'elle jette négligemment sur le sofa et ne la regarde plus. La jeter directement dans la poubelle aurait été trop fatigant, apparemment.
Heureusement, ensuite, l'animateur parle de mon livre, de mon disque, de mon expérience d'élu. Je la vois qui ravale un peu sa fierté et s'enfonce doucement dans le canapé, histoire de se faire discrète. Il voit ça et insiste "alors, Miss Caro, t'as été à Detroit?" Elle: "Euh, non... " Plus tard "Alors, Miss Caro, Amsterdam?" "Euh, non..." Voilà. On m'avait parlé de la solidarité pédé, je n'y croyais pas. Maintenant je sais qu'elle existe.

Entretemps, on a passé un extrait de "One For A Moment". Lewis a une voix magnifique, c'est une des chansons les moins folles de l'album, et pourtant... Et bien entre la machine-à-laver et les couinements des disques qui suivent, j'ai l'impression d'être une grosse tarlouze de province complètement hystérique, scotché sur la disco ringarde. J'ai même des mélodies, c'est franchement n'importe quoi, clairement. Ma voisine arrogante retient à peine son envie de vomir. Je manque de l'insulter en direct mais je pense à ma mère qui tient à ce que je reste poli en toutes circonstance. Et puis, j'ai comme un doute: et si je m'étais trompé en sortant ce disque?
L'émission finie, on va boire un verre, je confie mes angoisses à un gars qui était dans le studio alors qu'un mec, sur scène, un énorme chapeau poilu sur la tête, fait vomir son Mac et en squeeze des sons affreux qui font sursauter les gens au bar. Il me rassure: "Mais non, c'est toi qui a raison, ne t'inquiète pas. Tu vois des gens acheter un disque avec des bruits qui les stressent à ce point?" Moi: "Et bien ils ont l'air d'aimer." Lui: "Mais non, ils sont là pour se montrer et se la jouer avant-garde. Inspecte leur iPhone et tu verras que dès qu'ils le peuvent, ils écoutent de la vraie House et des trucs avec des mélodies, même s'ils ne crânent pas avec." Moi: "Un peu comme les électeurs du Front National qui ne déclarent jamais qu'ils votent pour le vieux facho?" Lui: "J'avais pas vu ça comme ça, mais oui, en fait. Mais à gauche. Et en musique."

Bref, j'ai encore beaucoup à apprendre sur la faune branchée parisienne. J'aurais dû porter mes lunettes, déjà, histoire de rajouter quelques points de QI à ma tronche. Aussi, la prochaine fois, il faudrait aussi que j'ai une belle gastro une semaine avant, histoire d'être aussi mince que les autres. C'est quoi le meilleur moyen? Lécher les couvercles de poubelles, boire du jus de caniveau? Pfff, ce qu'il faut souffrir pour être beau...