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samedi 26 janvier 2008

Geneviève Gauckler @ Mu (vidéo)



Ce soir j'étais à Eindhoven pour le vernissage de "Food Chain", l'expo de Geneviève Gauckler à la galerie Mu. Une petite vidéo de présentation que j'ai mise en ligne pour le site de la fête de la musique (http://www.fetedelamusique.nl/video.php). J'ai adoré. Il est tard, les photos en ligne demain, probablement.

jeudi 13 décembre 2007

Geneviève Gauckler aux Pays-Bas



Geneviève Gauckler, disailleneuse géniale et fournisseuse officielle du design de la Fête de la musique 2008 (http://www.fetedelamusique.nl), expose à Eindhoven en janvier. Un mélange de folie, de bouffe et de monstres gentils. La totale en néerlandais ici. On y sera, natuurlijk.
Plus d'info: http://www.mu.nl/



«Food Chain
Smaakmakende characters van Geneviève Gauckler te zien bij MU
Opening vrijdag 25 januari vanaf 20 uur
Te zien tot en met zondag 2 maart
Dagelijks geopend: ma-vr 10-18 uur; za 11-17 uur; zo 13-17 uur


De voedselketen ontrafeld. Over dieren die elkaar eten, wetenschappelijke experimenten, herbivoren versus carnivoren, over teveel eten en dik worden en wat te doen in een supermarkt. Over happy potatoes en bored pizza’s, mediterende peren en een altaar voor al het eetbare. De Franse characterdesigner Genevieve Gauckler (Lyon, 1976) gebruikt in haar eerste grote solo expositie in Nederland food als de mixer die onze ‘wereld van teveel’ met een kwinkslag op zijn kop zet.
De expositie, die de titel Food Chain heeft meegekregen, opent op vrijdagavond 25 januari en loopt tot en met zondag 2 maart bij MU in de Eindhovense Witte Dame. Het belooft een leerzame kakofonie van woord en beeld te worden, een grafisch theater van vliegende worstjes en kakkende monsters, van kleurige spijsverteringskanalen en druipende smaakmakers.

Gauckler is een van Frankrijks toonaangevende grafisch vormgevers van dit moment. Haar beeldtaal is direct herkenbaar en humoristisch, al schuwt zij milde maatschappijkritiek evenmin. Werkend op het breukvlak van toegepaste en vrije vormgeving, aan collages en grafiek, animaties en designertoys duikt zij voor MU in de wereld van het eten.
Naast haar werk onder eigen naam maakt Gauckler ook deel uit van het mediacollectief Pleix. Op haar verzoek zullen enkele Pleix-collega’s een geanimeerde bijdrage aan haar project leveren. Bovendien wordt als smaakmaker voor speciale avonden een kok aan de Food Chain van Gauckler geklonken.
»
Quelques images de l'expo en exclusivité intergalactique:





http://www.cpluv.com/www/feeditem/5208/

vendredi 30 novembre 2007

Conseil: budget voté, discussions intéressantes



Le Conseil de ce soir était intéressant. On a voté pour (ou contre) une quantité impressionnante de motions au budget, et je pense que dans l'ensemble on a fait du bon travail, même si je n'ai pas tout suivi dans les détails: nous sommes un grand parti et pouvons nous permettre de nous spécialiser. Par exemple je n'avais aucune idée ce qu'était une precariobelasting (une "taxe précaire"). Maintenant je sais que c'est une taxe sur l'utilisation de l'espace public (par exemple pour les terrasses), mais quand je l'ai demandé à mes voisins, ils n'avaient aucune idée de quoi on parlait.
J'ai aussi parlé avec Els Willems, la nouvelle élue Amsterdam Anders/De Groenen (un petit parti vert qui a des liens lâches avec GroenLinks) qui est un peu débordée par sa nouvelle tâche. Elle se mélange encore un peu les pinceaux et mes collègues la regardent de haut, alors qu'il y a un an ils n'en menaient pas large non plus. C'est une femme vraiment sympa qui a été prof de français (et le parle parfaitement) et avec qui nous sommes d'accord sur beaucoup de points.

Un grand plaisir de la soirée, c'est le fait que nos trois dames de l'opposition (voir mon billet précédent) ont retiré leur motion et sont tombées d'accord avec moi: la fête de la musique doit procéder du travail des volontaires et le mieux est de mobiliser les gens en amont mais les laisser faire leur fête. J'ai été très heureux d'entendre que l'ensemble des politiques qui en ont parlé ont souligné l'incompétence de la coordinatrice de la fête précédente et les dérives financières de la stichting. D'après ce qu'on m'a dit, une évaluation réalisée par les fonctionnaires chargés de la culture et de l'économie est prête et serait terrible pour la stichting. Je doute qu'ils exercent encore ailleurs dans le futur. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage (les Néerlandais peuvent cliquer ici pour une explication).
(Pour les résidents aux Pays-Bas qui me lisent: préparez dès maintenant votre fête).

Le plaisir que je prends à voir les élues de caractère montrer leur verve me rappelle combien je peux être homo parfois. Les folles du ghetto adorent Rita Verdonk, moi j'ai quelques collègues pour assurer un spectacle à la hauteur de mes envies de girls who kick ass. J'ai adoré la façon dont Bea Mieris, notre cheffe de fraction, a tenu tête l'échevine et aux fonctionnaires de la ville sur une question assez technique sur le stationnement pour handicapés: elle a obtenu, tout sourire et après une pause technique, que l'arrondissement se range à ses côtés. Chapeau.
Le bijou de la soirée a été la sortie de notre chère Odette Taminiau qui tenait à ses terrasses chauffées. Bonne perdante (elle savait que c'était un combat perdu d'avance, et ce n'est pas faute d'avoir tout essayé), elle nous a fait beaucoup rire avec un verbe acéré et un sens de la formule assez exceptionnel. Si j'arrive à mettre la main sur sa sortie verbale, je vous la traduirai.

Le Conseil clos, nous sommes aller célébrer le vote du budget à grand renfort de vin, de bière et de petits fours (pas du Lenôtre, loin de là, je vous rassure). J'ai pu faire (enfin) la connaissance de Petra Snelders de GroenLinks. Une femme vraiment sympathique et drôle avec laquelle je suis aussi d'accord sur de nombreux points. On a eu, avec elle et Els, une discussion passionante sur l'émancipation, l'école et l'intégration. Je me sens souvent très seul sur la question, et c'était une révélation de pouvoir parler avec des gens avec qui je partage grand nombre d'opinions sur le sujet.
La politique, c'est parfois dur, mais ça reste passionnant. Parfois même, c'est un vrai plaisir.

jeudi 29 novembre 2007

La fête de la musique doit venir de la base, pas être imposée d'en haut

Ce soir, on vote le budget et les diverses motions et amendements au Conseil municipal. Pas mal de choses sont déjà pliées: hier soir les négociations et modifications allaient bon train pour obtenir les meilleurs solutions avec le plus large support possible des élus.

J'ai un problème avec une motion signées par trois femmes des partis d'opposition (Odette Taminiau du VVD, l'adorable Agnès Simon du CDA et Daphna Brekveld du parti local VOZ) sur la fête de la musique 2008. Je pense que la fête doit venir de la société et ne pas être organisée d'en haut (on a vu l'année dernière quelle catastrophe cela a engendré), et que s'il n'y a pas de volontaires (que ce soit des musiciens, des organisateurs de scènes ou des cafés, quitte à ce qu'ils s'unissent pour faire de la publicité), c'est que l'idée ne prend pas. Pas de volontaires, pas de fête, point.
Je ne comprends donc pas trop l'idée de leur motion: je les soutiens par affection pour elles, mais en même temps si elles veulent tant qu'il y ait une fête, elles n'ont qu'à mobiliser leur base et leurs réseaux pour qu'ils montent leurs concerts.

Elles n'ont pas vraiment l'air de comprendre, et la chère Odette Taminiau (une femme du monde avec qui nous avons de nombreux points d'accords et que j'aime beaucoup, femme de l'ancien maire travailliste d'Amsterdam Ed van Thijn) dit que ce n'est pas son rôle de mobiliser. Mobiliser pour les élections ne lui pose pas problème, mais pour un projet gratuit dont personne ne peut vivre financièrement, si.
Clairement, on a affaire à deux modèles politiques: à ma gauche (mon parti) une vision sociale-démocrate où le lien social procède aussi du volontariat et des actions gratuites pour un plaisir collectif (ici: une fête), et à ma droite (les libéraux) une vision mercantiliste où les gens ne travaillent que s'ils en tirent un bénéfice financier (profit ou subsides étatiques). Ma vision est peut-être naïve, mais la leur est quand même cynique.

Je vois que de nombreux groupes de volontaires (que ce soit à l'Alliance française et ses 10.000 membres, au sein des Amis de la fête, la radio francophone, des groupes dans l'arrondissement du Centre, à Bijlmer ou dans le Diamantbuurt, Radio Oh Là Là, des groupes de musique et des chorales, l'Église africaine dans le Nieuwe Pijp) sont très intéressés. Les cafés du quartiers semblent aussi enthousiastes (il n'arrêtent pas de me demander quand ils peuvent s'y atteler: je leur dit qu'ils s'y mettent avec les conseils donnés sur le site http://www.fetedelamusique.nl). L'intéret est là.

Le seul problème est, me semble-t-il, l'interventionisme étatique, et, dans mon arrondissement, la rapacité des gens de la Stichting Feest der muziek, qui ont réussi avec 25.000 euros à planter la fête de l'années dernière et adoreraient se faire payer à nouveau. Non seulement ils ont cassé la dynamique des volontaires et se sont mis à dos l'essentiel des cafés du quartier, mais en plus ils ont englouti tout cet argent sans arriver à mobiliser le quartier, sans faire de plan communication, tout en maintenant la presse dans l'ignorance la plus totale. Une réussite dans la nullité que je trouve franchement impressionnante. Tellement d'incompétance avec un tel budget, c'est à saluer.

En attendant, dites à vos amis musiciens et mélomanes qu'ils peuvent déjà se préparer, que ce soit à Amsterdam ou n'importe où dans le monde: http://www.fetedelamusique.nl

mardi 27 novembre 2007

Mercredi, journée chargée

Demain mercredi je dois me lever aux aurores pour aller expliquer live pour NOS Radio ce qui se passe en France avec les nouvelles émeutes (à écouter sur Nederland 1 vers 8h du matin). Il se peut que je doive aussi faire de même pour la télévision publique, je le saurai au dernier moment. Si cela a lieu, cela sera diffusé en soirée, alors que je serai en conseil.
Le soir, en effet, conseil municipal avec vote du budget. Très important. Je n'ai pas proposé d'amendement car le dossier économie est encore un peu vide, ce sera plutôt pour l'année prochaine. Pareil pour le "milieu" (environnement).

Il y a des amendements qui circulent autour de la fête de la musique. Je pense qu'il ne doit y avoir de l'argent, éventuellement, que pour que l'arrondissement communique sur la fête et se distingue des autres villes qui en auront aussi une (éventuellement via un bureau de communication professionnel). Si l'argent va de nouveau dans la poche d'une coordinatrice incompétente et menteuse, non seulement je fais un scandale mais je ne sais pas si je peux rester dans ma fraction, cela voudra dire qu'on m'a menti. L'échevin m'a assuré que si de l'argent est débloqué il ira à des vrais professionnels, et certainement pas à la stichting qui a déjà causé tant de dégâts. Je le prends au mot, et on verra.

Pour ceux qui sont tentés, il est déjà possible de planifier votre fête de la musique. Le site fetedelamusique.nl explique comment s'y prendre...

jeudi 3 mai 2007

L'avenir du PS/PvdA et les événements participatifs

Mardi j'ai été invité par le PvdA à venir parler des élections présidentielle et législatives françaises avec Luuk Blom, Gérard Fuchs et Thijs Berman (photo). Cela se passait dans le Zwyger, un ancien site industriel du port d'Amsterdam transformé en café-resto-centre culturel. Magnifique. La discussion était vraiment intéressante, avec un public éclairé et vif: les questions-réponses ont mis en lumière les problèmes de la gauche française (finalement de même nature que ceux de la gauche néerlandaise), mais aussi la peur que suscite une discussion sur l'Europe au sein du monde politique hollandais. Blom a même dit que s'il ne se basait que sur le scénario des candidats quant au traité européen et à un possible référendum, le PvdA choisirait Sarkozy sans problème.
Nous avons eu aussi une discussion intéressante sur l'emploi des jeunes, qui confirme mon analyse sur l'état un peu triste du niveau intellectuel du parti quand il s'agit de parler économie, mais le plus intéressant ont été les discussions avant et après le débat.
J'ai parlé avec quelques jeunes très sympa du PvdA (section internationale) que j'ai trouvé brillants et caustiques, et j'ai aussi papotté avec Thijs Berman (on s'est beaucoup croisé avec ces élections), l'ancien correspondant de la NOS à Paris qui depuis est devenu eurodéputé pour le parti travailliste. On a en particulier parlé de la lepénisation de la droite et du risque que représente le SP pour le PvdA, et des méthodes pour contrer cette extrémisation. On était tellement d'accord, c'en était effrayant. En particulier sur la nécessité de recréer du lien social entre les gens, les groupes sociaux et ethniques, et la collectivité à travers des activités ludiques mais participatives. Genre la fête de la musique. Quand je lui ai raconté que j'avais essayé de faire démarrer une telle fête dans le quartier, il m'a chaudement félicité.
Quand je lui ai ensuite raconté comment cette fête était en train de perde son but complètement de vue à cause de quelques personnes qui y ont vu un moment de gagner argent et pouvoir, il m'a dit "Laurent, toi qui écrit si bien, il faut que tu en parles, que tu racontes ce qui se passe". Bon, tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute, je sais... mais il n'avait pas fini: "si cela se passe vraiment comme ça, ce n'est pas la peine de les aider. Laisse la fête mourir, de toute façon les gens verront bien si c'est organisé collectivement ou de façon autoritaire, tes collègues du Conseil munucipal ne sont pas bêtes, et essaye de monter un autre projet plus tard, avec un autre thème."
Donc voilà. Il va falloir imaginer un autre projet participatif. Mais pas pour cette année, j'ai vraiment donné, je n'ai ni le temps ni l'énergie nécessaire. Et puis il y a des activités politiques en vue...

PS: J'allais oublier. Une Française que je connaissais de vue (je l'avais croisé à une conférence de l'Université d'Amsterdam il y a deux ans) est venue me féliciter pour... mon néerlandais! Elle m'a dit qu'il avait grandement progressé et qu'il ne semblait plus représenter un handicap. Elle exagérait un peu, bien sûr. On a parlé accents (nous les Français arrivons à avoir un accent terrible dans toutes les langues de l'univers mais on a été d'accord pour se contenter de trouver ça sexy et ne plus se sentir gênés) et politque, bien sûr. C'est bête mais ça fait plaisir. J'en profite pour remercier Willem Bakker, mon prof de néerlandais, qui m'a beaucoup aidé à aimer cette langue, même avec la torture que les incompréhensibles poèmes de P.C. Hooft ont pu représenter... Willem ne va pas super bien mais on pense à lui très fort!

Un événement sans légitimité

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas parlé de la fête de la musique. Ce n'est pas parce qu'il ne se passe rien, mais plutôt parce qu'il se passe beaucoup de choses très mauvaises. Je vais mettre peu à peu en ligne des détails sur ces derniers mois, mais j'ai parlé de ce qui m'est arrivé dans le cadre de cette fête à plusieurs personnes (connues ou pas connues) qui ont insisté pour que je dise ce qu'il se passe. On y va...

Coup d'Etat
Il y a une semaine, j'ai dû céder la propriété du nom feestdermuziek.nl à la Stichting (fondation) qui est sensée l'organiser. L'échevin Eddy Linthorst (lui aussi travailliste) me l'a demandé, et s'est engagé à s'assurer que la fête resterait populaire et variée, que la stichting fonctionnerait de manière démocratique et transparente, et qu'en cas d'évaluation négative, la stichting s'engageait à rendre le nom après la fête.
Ce que je ne savais pas (j'étais à presque 1000km de là, à travailler en France), c'est qu'un coup d'état avait eu lieu au sein de la stichting: alors que ses cinq membres s'étaient mis d'accord pour la fonder juridiquement de façon collective, son président s'est mis comme unique fondateur dans les papiers, et a exclu un de ses membres parce qu'il lui manquait certains papiers (ce qui est faux). Dans les faits, la stichting est devenue une coquille vide qui laisse une liberté totale à son président de faire ce qu'il lui plait, sans aucun contrôle possible. J'y reviendrai plus tard.

Plus grave est le déroulement de l'organisation de la fête. L'idée originelle était de faire organiser la fête par les volontaires, et de faire coordonner leurs actions par une coordinatrice. Par la diversité et les compétences des volontaires, on aurait eu un mélange social et ethnique de gens venant de partout et organisant plusieurs événements. Malheureusement, depuis quelques mois la coordinatrice s'est surtout illustré par ses mensonges et son autoritarisme que par son talent à coordonner les volontaires.
Le site construit par les volontaires a été jeté. La designeuse (Geneviève Gauckler, qui offrait son travail gratuitement, excusez du peu) a été remerciée. Les traductions et textes mis en place par les différents volontaires ont été passés à la trappe. On a interdit à quiconque de se pencher sur quoi que ce soit. La coordinatrice a tout repris en main, a réussi à se débarrasser des volontaires qui se posaient des questions, et elle a été raconter à tout le monde que la fête était plus populaire que jamais et que tout allait bien.

Une fête hollandaise sans étrangers
Entretemps, on a découvert qu'il n'y avait aucun budget pour aider les groupes étrangers à venir jouer gratuitement à Amsterdam, qu'une volontaire a été officiellement désinvitée à participer parce qu'elle était française ("nous voulons une fête hollandaise"), qu'un nouveau site remplaçant le site originel (quasiment identique, mais seulement en anglais et en néerlandais, et sans aucun contrôle par les volontaires ou les membres de la stichting) a été commandé pour 1500 euros à un bureau de "gens nés et ayant grandi dans le quartier" (sous-entendu, pas des étrangers), et que la "coordinatrice", qui se présente comme une semi-volontaire, a demandé 11.900 euros pour l'équivalent d'un mois de travail. Somme acceptée sans discussion possible au sein de la stichting.
Une des volontaires, un pilier de l'organisation, qui assurait la traduction en anglais, une scène et qui voulait s'intéresser au site internet a fini par démissionner, dégoûtée par les mensonges, humiliations et manipulations, et d'après ce que j'ai entendu d'autres démissions ont encore à venir.

Mensonges et pressions
A côté de cela, j'ai subi des pressions incroyables pour que non seulement je cède le nom au président de la stichting, mais aussi pour que je ne dise rien, surtout pas dans ce blogue. On m'a envoyé des emails d'insultes, on m'a menacé au téléphone, on a envoyé des emails mensongers à mes collègues du conseil municipal m'accusant de manipulation et de me mêler de ce qui ne me regarde pas, on a été raconter des mensonges sur mes prétendues actions à la cheffe de mon parti et à l'échevin. J'ai découvert aussi que la coordinatrice et le président de la stichting ont raconté des salades aux autres membres de la stichting et aux volontaires: j'aurais bloqué le site (ce qui n'est absolument pas vrai, les changements effectués par les volontaires le prouvant), l'argent serait disponible pour toutes leurs activités (alors que plus de la moitié part dans le salaire baroque de la coordinatrice et que rien n'a encore été débloqué par l'échevin), que les retards devraient m'être imputés (en fait la coordinatrice a interdit tout activité tangible aux volontaires tant que la stichting n'avait pas la propriété du nom)... Bref, alors que je n'étais en rien impliquée, on m'a chargé car j'étais le seul à les empêcher de faire leur petit coup d'Etat sur cette idée généreuse.

La fête est morte
Je raconterai tout cela en détail sur ce blogue peu à peu, mais ce qui me frappe, c'est l'intensité de violence et de mensonges qui a été déployée pour que deux personnes puissent s'approprier une fête qui se devait d'être populaire, diverse, organisée par le bas et sympathique. C'est devenu le jouet d'argent et de pouvoir de deux personnes prêtes à tout pour y arriver, sans aucun contrôle de personne, en excluant la diversité et en instrumentalisant les pauvres musiciens qui vont venir jouer gratuitement pour le seul profit de ces deux.
J'ai terriblement honte. J'ai été très choqué par ces événements et n'ai pas bien dormi depuis des semaines. Ces méthodes maffieuses m'ont profondément traumatisé et j'ai l'impression que mes collègues politiciens n'ont pas saisi la mesure de ce qui est arrivé.
Bref, la fête de la musique d'Amsterdam est morte, sinon par son nom (désormais propriété exclusive de deux personnes, elle est devenue de fait un festival financé par la ville) du moins dans l'esprit. Paix à son âme.

samedi 31 mars 2007

La fête de la musique cherche des volontaires de talent

D'après ce que j'ai entendu des volontaires, la fête de la musique s'annonce grandiose. J'ai fait de mon mieux pour indiquer aux gens de talents qui ont un peu de temps libre que la fête pourrait faire usage de leurs talents, et les volontaires européens (dont énormément de francophones) forment pour l'instant la quasi-unanimité des personnes mobilisées.
En plus ce n'est pas n'importe qui: une galliériste, une dj-ingénieur du son, une spécialiste de la world music, une attachée de presse, une manageuse...
Le problème est qu'il faudrait des volontaires néerlandais pour rassurer certains, mais qu'ils ont l'air difficiles à mobiliser. J'ai parlé hier à une employée d'un centre culturel local qui m'a dit que vu la sociologie, il va falloir se lever tôt pour mobiliser les autochtones: le quartier a plus ou moins quatre groupes sociaux. Les étrangers éduqués (dont j'ai réussi à en mobiliser quelques uns), les Néerlandais éduqués (impossibles à mobiliser, trop occupés à gérer leur carrière, refusent d'agir sans être payés), les allochtones paupérisés (très difficiles à mobiliser, même pour les activités culturelles simples) et les Néerlandais paupérisés (de moins en moins nombreux dans le quartier et eux aussi impossibles à mobiliser).
Résultat? Il va leur falloir chercher dans d'autres cercles d'occidentaux éduqués. J'ai cru comprendre qu'ils mettent au point des stratégies pour approcher les anglophones. On va voir s'ils y arrivent. En attendant, si les volontaires et la coordinatrice se sont mis à bosser très fort, la fondation (stichting) n'a toujours pas de statuts et donc n'existe toujours pas légalement. Mais j'ai cru comprendre que ça ne va pas tarder.
Il est temps car j'héberge leur site sur mon serveur depuis le début (il n'y avait pas d'argent) et j'aimerais qu'ils aient une forme légale que je puisse repointer les DNS du nom feestdermuziek.nl et qu'ils puissent héberger le site sur un serveur enregistré au nom de la stichting.
Plus de niouzes dès qu'on m'en donne...

samedi 17 mars 2007

L'autonomie...



Bon, la fête de la musique semble bien partie. Je vais pouvoir m'occuper de mes autres projets. La fondation (stichting) est en place, avec un président (Henk Bokenkamp) élu libéral, ancien habitant du Pijp, qui aura pour fonction avec les autres membres de s'assurer de l'utilisation correcte des fonds et que l'esprit de la fête est respecté (surtout éviter une dérive commerciale). Il sera secondé par un avocat (Eric Jan Loos), un trésorier (Ad van Laan, ancien élu travailliste), un secrétaire (Lewis) et son adjointe (Dalila de la Stichting de Levante).
La coordinatrice, Claudia Kantelberg, a du pain sur la planche, surtout vu le nombre croissant de volontaires. Elle doit s'occuper de tout coordonner, vu que de nombreux groupes de volontaires s'activent à réaliser des tâches différentes: mis à jour du site internet (feestdermuziek.nl), écriture des pages du site et des communiqués de presse, gestion des artistes, gestion des scènes et des rues, recherche de sponsors... De mon côté, je vais me contenter d'assurer une partie de l'aide technique pour le site et le contact avec la coordination mondiale, mais je ne m'occupe de rien d'autre.
Je suis super heureux que tout le monde soit tellement enthousiaste et plein de bonnes idées. Je vous tiendrai bien sûr au courant des développements, mais j'y prendrai part plutôt en observateur qu'en acteur. Ces derniers mois avaient été assez difficile, il a fallu que je tienne le projet à bout de bras... Pour être honnête, j'ai très envie de travailler sur mon livre et j'aimerais pouvoir y passer un maximum de temps.
En attendant, même si le site n'est pas encore officiellement ouvert, j'incite ceux qui veulent participer à s'inscrire dès maintenant: l'espace est limité et, à vue de nez, tout le monde n'aura pas la possibilité de se produire ou de s'y activer comme volontaire...

dimanche 11 mars 2007

Chaos organisé

Je commence à me reposer un peu: la fête de la musique commence à décoler sérieusement, et je vais pouvoir enfin commencer à bosser sur mon bouquin. Cette dernière semaine, rien de spectaculaire n'a été réalisé, car l'essentiel du travail a été mental.
Le concept de la fête de la musique est quelque chose que beaucoup de Néerlandais mettent du temps à comprendre: ce n'est pas un festival, ce n'est pas payant, ce n'est pas organisé par le privé, ce n'est pas organisé par les autorités, ce n'est pas centralisé, ça n'a aucun but lucratif, et c'est de facto démocratique.
Heureusement, notre coordinatrice, Claudia, a très vité pigé l'idée, celle du chaos organisé. Un peu comme ce qu'on essaye de nous vendre comme du Web 2.0, sauf qu'il n'y a aucun milion facile à gagner. En fait, c'est une idée assez latine de séparation des responsabilités: les gens fabriquent eux-même le spectable, et les autorités (ici via la Stichting Feest der Muziek) gèrent le chaos et coordonnent cette spontanéité créatrice sans contrôle artistique.
Nous avons déjà trois podiums gérés par des volontaires, et la semaine prochaine nous sortons du placard via internet et la presse locale et espérons que d'autre volontaires se présenteront pour coordonner d'autres podiums et des rues. Il y a des projets de ticheurtes, de fête préparatoire pour rassembler de l'argent...
La coordination mondiale, à Paris, veut cette année mettre en valeur New-York et Amsterdam (qui toutes les deux inaugurent leur fête locale) et nous demande de trouver une radio partenaire pour diffuser en direct la fête partout dans le monde (via leur site internet). Heureusement que désormais tous les volontaires et la coordinatrice se retrouvent tous les mardis pour coordonner tout ça. Si NYC s'y met, ça nous fait une sacré concurrence!
"No pressure" comme dit Lewis, qui maîtrise le sarcasme à merveille...

jeudi 1 mars 2007

Une fête de la musique très bien partie

Hier, réunion au siège de l'arrondissement pour écouter la fonctionnaire française venue nous informer plus amplement sur le fête de la musique. Extraits de DVD, discussions à bâtons rompus dans 3 langues, verre au café du coin...
Pour résumer, la fête semble très bien partie, avec des volontaires ultra enthousiastes, une Madame Feest der Muziek (Claudia) qui fonce comme un bulldozer maintenant qu'elle est convaincue par le projet, une stichting quasiment en place et des responsables de scène motivés.
Le site est fini http://www.feestdermuziek.nl et la presse commence déjà à en parler. Le design de Geneviève fait flipper tout le monde, c'est bon signe, non?
Je vais pouvoir enfin m'occuper d'autre chose, maintenant que le projet est entre de bonnes mains, genre mon livre (détail insignifiant, bien sûr) et mes maxis et remixes qu'il est vraiment temps que je sorte.



Demain, première réunion de la Stichting et planification sérieuse des activités...

jeudi 1 février 2007

Le site en préparation

Le site de la fête de la musique est maintenant en préparation... Il nous reste à écrire les textes en trois langues pour mobiliser les habitants et les musiciens, et à mettre tout ça en php avec l'aide de Babozor...
En attendant, un teaser: http://www.feestdermuziek.nl/

Entretemps j'ai rencontré Geneviève Gauckler en chair et en os à Paris. C'est une fille vraiment chouette, très drôle, absolument normale malgré son statut d'enfant prodige du design français, et qui a un chien qui ressemble à un renard.
Le fondation (stichting) Muziek in de Pijp devrait être prête cette semaine. Il est temps. Plus de nouvelles bientôt...

samedi 27 janvier 2007

La Feest der Muziek progresse...

Ca commence à avancer. Nous avons rencontré les fonctionnaires de l'arrondissement chargés des autorisations, de la culture, de l'enseignement, de l'art, et nous avons désormais un seul contact, le 'facilitateur culturel' de l'arrondissement.
Mais la nouvelle fabuleuse, c'est que la disailleneuse française Geneviève Gauckler (celle qui a commencé par faire les pochettes de F Com et qui depuis fait des bouquins, des chambres d'hôtel et des illustrations pour magazines) a accepté de nous prêter grâcieusement des personnages qu'elle a créés pour le site internet (qui devrait être prêt d'ici quelques jours) de FeestDerMuziek.nl.
Il faut dire qu'elle est une copine du disailleneur du prochain site de notre label, Cherry Juice Recordings, Pierre Marly, et qu'il lui a fait écouter notre musique qu'apparement elle a aimé. Je me sens incroyablement honoré qu'elle ait accepté cela. Elle a un talent incroyable et une de ses créations va à merveille avec le nouveau site. Rendez-vous dans quelques jours quand le site est prêt...

Après d'âpres discussions, Feest der Muziek est le nom néerlandais de la fête de la musique. L'association qui s'en charge s'appelle Stichting Muziek in de Pijp (qui veut dire à la fois "musique dans le quartier du Pijp" et "la musique dans les tuyaux"). Les deux noms de domaines en .nl ont été déposés. Le terme Feest der Muziek a un côté un peu vintage, avec le génitif (en néerlandais moderne on dirait feest van de muziek), et porte donc en lui l'idée d'une fête un peu traditionnelle et bien implantée. C'est par ailleurs compréhensible par les non-néerlandophones, alors qu'un toonkunstfestijn serait resté partiellement mystérieux (toonkunst, l'art des sons, est le remplacement germanique de "musique" mais n'a jamais vraiment pris).

lundi 22 janvier 2007

Back 2 Amsterdam

Me voilà de retour à Amsterdam. Je suis vraiment fatigué. Il y fait 5°c, c'est à dire extrêmement plus chaud qu'à Oslo. Beaucoup de travail m'attend: beaucoup de politique, me remettre le nez dans la fête de la musique (Jan Witting a beaucoup travaillé dessus avec les volontaires, apparement), finir mon travail d'organisation pour la semaine prochaine à Paris, commencer à écrire le plan de travail pour le livre, câliner Martin et passer un peu de temps avec Lewis, que je n'ai pas beaucoup vu.
Entretemps, "Ouh Bébé" des Butch Bitches est sorti sur iTunes. Bien, nan? Cliquez ici pour le lien. Pierre Marly de Dataselected est en train de faire un site ouèbe pour Cherry Juice Recordings qui s'annonce vraiment bien...

mardi 16 janvier 2007

Fête de la musique australovicienne... la suite

Il se passe quelque chose quasiment chaque jour. J'ai parlé avec notre échevin Eddy Linthorst et la haute fonctionnaire chargée de la culture, ce qui a eu pour résultat que nous montons une fondation ("Stichting") pour pouvoir recevoir ses subsides et demander de l'argent à différents fonds et sponsors. Jan Witting, avec Agnes Simon et notre volontaire Annabel ont commencé un groupe spécialisé dans le sponsoring. Patricia, une Française, s'est portée volontaire pour être en bons rapports avec les média (c'est son métier).
Plusieurs groupes de France voudraient venir jouer, même si cela leur coûte de l'argent, tellement le concept et la ville leur paraissent coules.
J'ai trouvé une équipe qui pourrait faire une coordination parfaite, mais ils ne sont pas les seuls en lice et ce n'est pas moi qui déciderai, je ne pourrai que les recommander.
J'ai rencontré Natasha de Radio Oh Là Là, qui est une sacré louloute (elle va m'aider à finir mon disque) et qui va essayer d'organiser un concert francophone un peu lounge sur la place près de chez moi avec l'aide des tenanciers de bar et des restaurateurs.
Bref, ça avance...

mercredi 10 janvier 2007

Fête de la musique: on commence à se mobiliser

La suite des événements concernant la fête de la musique. J'ai été contacté par certaines personnes ('jy reviendrai plus tard) qui souhaitent participer d'une manière ou d'une autre à la fête de la musique. Volontariat, sponsor, concerts...
Le tout est doucement en train de prendre forme. Je dois encore participer à quelques réunions et parler à quelques personnes et je mettrai en ligne l'ensemble du projet, si possible avant la fin du mois. En attendant, si cela vous tente d'y participer, n'hésitez pas à me contacter (voir la colonne "liens personnels" sur ce blog; les autres connaissent mon adresse email).

mercredi 3 janvier 2007

Buma-Stemra est dure de la feuille

L'équivalent néerlandais de la Sacem, la Buma-Stemra, est dure à la détente. J'ai pris contact avec eux pour parler de la fête de la musique. En effet, dans tous les pays, ce jour est particulier puisqu'il n'est pas nécessaire de payer une redevance.
Pour l'instant, ils ne comprennent pas où je veux en venir. Ils n'ont jamais entendu parler de la fête de la musique (une événement tellement essentiel pour les artistes et le public, à tel point que la Sacem distribue ce jour son prix et est officiellement partenaire officiel de la journée).
La Buma-Stemra m'a d'abord envoyé un email très sec dans lequel ils disaient ne pouvoir faire aucune exception. Après leur avoir répondu qu'ils devraient peut-être s'informer avant de dire 'non', ils on accepté l'idée d'un éventuel rendez-vous. Je leur ai envoyé quelques informations sur le sujet. Ils sont sensés m'appeler la semaine prochaine.
J'espère que j'aurai des interlocuteurs moins coincés et bureaucratiques que ceux qui m'ont répondu jusque là.

La Sacem comme la Buma-Stemra sont de toutes façons voués à changer ou disparaître. Le fait qu'ils soient en monopole absolu dans leur pays était justifiable il y a 10 ans, quand Internet était marginal. Désormais, il s'agit plutôt d'organisations semi-parasitaires qui ont des coûts de fonctionnement ridiculement élevés, qui sont sur la défensive et attaquent les petits (une institutrice qui fait chanter ses élèves, des internautes ayant stoqué des fichiers dans leur PC il y a 5 ans...), et surtout qui entravent la diffusion de musique.
Sur iTunes, on n'est autorisé à acheter des titres que dans le pays où l'on est domicilié (attesté par la carte de crédit). La plupart du temps, les titres qu'on peut acheter sont aussi présents en magasins. Mais si on veut quelque chose d'un peu particulier (j'aime la House de Detroit et Chicago, la pop japonaise et je cherche parfois des vieux titres français ou internationaux), on est interdits d'achat parce que les artistes ne sont pas enregistrés à la Buma-Stemra ou que les maisons de disques ne veulent pas que tel ou tel titre sorte aux Pays-Bas. Après ces mêmes agences vont vous poursuivre pour avoir acquis illégalement une musique qu'il vous est impossible d'acheter légalement.

Je pense que ces organisations ont pour fonction la défense des auteurs et interprètes, pas des maisons de disques. Il faudrait déjà qu'elles perdent leur monopole national pour les inciter à réduire leurs coûts de fonctionnement (énaurmissimes), et il faudrait qu'elles s'investissent vraiment pour favoriser la qualité et la diversité de la musique, au lieu de favoriser les monopoles et le contrôle du marché par les maisons de disques.
La fête de la musique est clairement sur la liste des choses qu'elles doivent soutenir, et auxquelles elles devraient participer activement. La Sacem l'a compris. On verra dans les prochains mois si la Buma-Stemra l'aura aussi compris.

dimanche 17 décembre 2006

La fête de la musique australovicienne s'annonce sous les meilleurs auspices

Vendredi dernier, trois collègues du Conseil municipal sont venues parler de la fête de la musique à la maison: Agnès Simon (CDA, chrétiens démocrates), Odette Taminiau (VVD, libéraux) et Daphna Brekveld (VOZ, parti local). J'avais profité du fait que Martin était dans la forêt avec d'autres chiens pour nettoyer le sol et javéliser un peu. Ca sentait comme dans une piscine.
Cette fête commence à se mettre en place peu à peu. De nombreuses organisations locales nous ont déjà contacté, anxieuses de participer. Il nous faut concevoir un budget, parler avec l'échevin en charge de l'économie et de la culture des moyens et facilités que l'arrondissement doit mettre à disposition des habitants etd es différentes organisations, discuter avec les sponsors (on parle beaucoup d'Heineken, dont le siège est à quelques pas de chez moi, et sponsor généreux lorsqu'il s'agit de musique)... Il me faut recontacter les fonctionnaires du ministère de la culture à Paris qui ont offert de nous aider.
Il faut aussi que l'échevin trouve un coordinateur indépendant (via un appel d'offre), que l'on se décide pour le 21 (un jeudi) ou le 22 (un vendredi, donc beaucoup plus facile pour faire venir le public), et que l'on trouve un nom correct en néerlandais. Histoire de pouvoir commencer le site internet de façon soignée (là aussi, besoin d'aide).
Premières propositions: Muziekfeest, het Feest der Muziek, Muziekfestijn, Feest van de Muziek, Tonkunstfestival... Si vous avez des idées, envoyez-les!

La structure d'organisation devrait ressembler à ça: un comité (arrondissement, politiques et parrains médiatiques) s'assure que la fête respecte certains principes (mixité, gratuité...); en dessous, un coordinateur externe (recruté sur appel d'offre) se charge de la coordination, de la publicité, de la presse et des rapports avec l'administration de l'arrondissement; en dessous, diverses organisations montant leur propre scène dehors, dans des cafés, dans des bâtiments publics ou privés, des jardins...
A côté, un site internet permet d'abord de mettre en contact volontaires, groupes divers et organisations. Sa fonction sera ensuite informative (lieux exact des concerts, liens vers d'autres sites, carte du quartier à télécharger)...
Bref, ça va être du boulot mais l'enthousiasme des habitants et des associations me donne beaucoup d'énergie. (ci-dessous, la motion en question)

vendredi 1 décembre 2006

L'unanimité moins une voix

Hier soir, court conseil municipal lors duquel on a pu se prononcer sur les motions et amendements. Notre motion sur la fête de la musique a été adoptée à l'unanimité moins une voix. Autant dire que je suis satisfait. On en reparlera très bientôt, étant donné qu'avec Madame Simon (du CDA) et mes collègues travaillistes Jan et Alper nous nous sommes engagés à proposer un plan d'attaque à nos collègues politiciens.
J'ai reçu un email de Bram Bos, le chef des verts, qui m'explique que les réticences de son parti vient de sa peur de voir les politiciens régler les choses de façon autoritaire et centralisée. Ils préfèrent que ce soient des initiatives de la société civile, aussi pour s'assurer de la pérénité de tels projets.
Je comprends, mais je pense que la société civile n'est pas toujours à la hauteur, et qu'une fois que nous aurons prouvé à quel point une telle fête peut être fabuleuse, un tel événement semblera une évidence. Nous avons déjà été contactés par des associations d'Amsterdam Nord qui aimeraient organiser une telle fête. Plus de nouvelles très bientôt...

mercredi 29 novembre 2006

Fête de la musique: presqu'unanimité

On y vient. Les libéraux du VVD (sous la plume d'Odette Van Thijs-Taminiau, oui, la femme de l'ancien maire travailliste d'Amsterdam) se sont joints à la motion sur la fête de la musique. Alors que je vennais de recevoir un email d'Anna Schoemakers (avec qui je signe quelques amendements sur le marché biologique et la protection des animaux) qui se disait positive et voulait le co-signer, je viens d'en recevoir un autre de Bram Bos, leur président de fraction, qui annule le précédent. Ils ont besoin d'en parler encore dans leur fraction. J'aimerais être une petite souris et pouvoir écouter pourquoi GroenLinks se fait tant désirer en soufflant le chaud et le froid...
Mon collègue Jan Witting m'avait prévenu que la droite (CDA et VVD) adoreraient le projet mais que GroenLinks feraient les difficiles. J'imagine qu'il base ses prévisions sur sa connaissance abyssale de la politique néerlandaise. En dehors des programmes, il y a des cultures politiques parfois difficiles à comprendre, et qui font que tel ou tel sujet est délicat.
Réponse définitive ce soir avant minuit.