
mercredi 31 décembre 2008
Vœux

mardi 30 décembre 2008
Un autre bébé poilu

Dans quelques jours, nous allons accueillir le petit frère de Martin, un bébé Labrador qui s'appelle Philippe. De son vrai nom Philippe Duponant Chambon-Marques. Il semble qu'il va être un peu plus baraqué que Martin, avec une fourrure plus épaisse. C'est à nous d'en faire un chien aussi gentil que son grand frère.
lundi 29 décembre 2008
Cadeau

mardi 23 décembre 2008
Ploumen n'a-t-elle rien compris?
Le message envoyé à la direction du parti:
Beste Kameraden,
Ik heb met schamte ontdekt wat onze voorzitter Lilianne Ploumen heeft gezegd over migranten en hun dubbele nationaliteit. Ik vind het ongepast, ongewenst en echt gênant voor een progressieve Europese partij.
Of Lilianne heeft geen idee, en ze moet zich houden aan wat ze weet, of dat was een bewuste beweging, en ik vind het schandalig en vraag me waarom ik nog lid van de PvdA ben.
Wat is de politieke nut van zo'n verklaring? Wil de PvdA gaan jagen op de gronden van Wilders en Verdonk?
Wil de PvdA echt een hamonieuse intergatie of zijn de migranten alleen pionnen in een grotere politieke speel? Als socioloog en deskundige op de integratievraag kan ik geen goede verklaring vinden.
In elk geval verwacht ik of een snelle correctie, of een serieuse verklaring van onze voorzitter.
Vriendelijke groeten,
Laurent Chambon
(PvdA SDRaadslid Amsterdam Oud Zuid)
Article dans le NRC:
PvdA: migrant moet oude nationaliteit opgeven
Gepubliceerd: 23 december 2008 08:34 | Gewijzigd: 23 december 2008 10:28 ANP
,,Loyaliteit heeft voor mij niets met nationaliteit te maken. Maar de greep van herkomstlanden moet verdwijnen. Om Nederlander te worden moet je je oude nationaliteit in principe opgeven'', aldus Ploumen.
Ze heeft een partijnotitie over integratie geschreven. Volgens haar is de PvdA te lang te tolerant geweest voor migranten. ,,De fout die we nooit meer mogen maken, is het inslikken van kritiek op culturen of religies omwille van de tolerantie''.
samedi 20 décembre 2008
Moumine le Troll

Il y a peu, Leena, notre copine finlandaise (voir la photo ci-dessous), est venue nous voir quelques jours à Amsterdam. Comme d'habitude, elle m'a rapporté des tasses Moumine le Troll (Muumi en finlandais, Mumintroll en suédois). C'est important car c'est en CE2, en lisant une des aventures de Moumines, que je me suis pris de passion pour la lecture. Une passion qui n'a pas faibli, et qui a fait de moi un vrai papivore.
On dit qu'il faut un déclic en lecture, comme pour l'orthographe ou les divisions, un moment où les efforts pénibles vont se transformer en automatismes. Pour moi, ce fut donc le gentil troll finlandais (mais écrit en suédois, l'auteure étant une suédophone de Finlande, probablement la minorité la plus chouchoutée du monde).
vendredi 19 décembre 2008
Quel gâchis

Bientôt sous l'eau?

Le Guardian est non seulement un des meilleurs journaux du monde, de loin, mais il lui arrive aussi d'avoir des choses vraiment très bien faites en ligne. Dans l'édition de mardi, une carte cliquable du monde interactive sur la production de dioxyde de carbone (lien). Tellement simple, tellement effrayant...


Ces chiffres me confortent dans ma politique: aller aussi rapidement et efficacement que possible vers une ville zéro émission de CO2, avec les habitants et les industries. Quand j'explique aux gens que s'ils veulent des terrasses chauffés, autant laisser leur frigo ouvert, laisser la douche ouverte tout le temps ou la télé allumée aussi quand on n'est pas là, certains comprennent, mais d'autres sont encore en déni.
Ceci dit, vu la vitesse à laquelle les glaces des pôles fondent, la question sera résolue aux Pays-Bas... puisque le pays aura disparu. Si l'Antartique fond (une hypothèse pas folle du tout à moyen terme), le niveau des mers montera de 50m (cinquante mètres!). Même avec des super-digues, ce sera très très difficile de survivre en Hollande...
dimanche 14 décembre 2008
Je quitte le PS

Je suis membre du Parti travailliste néerlandais, et j'étais membre du Parti socialiste français. J'ai décidé de lâcher le parti socialiste français. C'est moins un problème que je pourrais avoir avec son programme (il n'y en a pas, malheureusement), qu'avec son fonctionnement interne.
J'avais expliqué le mode de désignation du président du parti travailliste, avec la méthode dite de Condorcet (voir ici). On vient de renouveler l'opération pour savoir qui va être la tête de liste travailliste pour les prochaines élections européennes: on indique nos candidats préférés dans l'ordre qui nous sied, et celui ou celle qui a le plus de voix est désigné(e) comme tête de liste. Cette méthode, qui existe depuis plusieurs siècles, permet de générer de la légitimité. On peut voter par internet, par téléphone ou par courier. Simple, non?
Le fait que le PS ne soit pas même en état d'imaginer que ce soit possible laisse entrevoir son mode de fonctionnement réel. La réaction des éléphants aux tentatives de Ségolène Royal d'ouvrir le parti à d'autres groupes de militants avec les adhésions à 20 euros, et la façon dont ces adhérents ont été ostracisés par les vieux adhérents en dit long sur la mentalité de forteresse assiégée qui y règne.
Je suis sensé être membre de la section de La Haye. Pour les élections du nouveau secrétaire du parti, il fallait que je me déplace à La Haye (plus de trois heures de porte à porte l'aller-retour) pour pouvoir voter. Dans une section aussi large (tous les Pays-Bas), pourquoi est-ce inimaginable de ne pas pouvoir voter autrement? Je leur ai écrit que c'était une méthode d'exclusion un peu dépassée en ces temps de "rassemblement", mais ils n'ont pas compris mes reproches, tout occupés qu'ils étaient à mesurer leurs motions et savoir comment faire avancer la leur... Dans cette fameuse section, la plupart des membres que j'y ai rencontrés sont avant tout obsédés par la France et les jeux politiques; les Pays-Bas ne les intéressent pas. Je pense, au contraire, que notre situation particulière, entre deux cultures et deux pays, fait de nous une boîte-à-idées, et que notre rôle n'est pas d'occulter le plat pays, mais au contraire de construire un relais politique et culturel entre les deux pays.
Pour le reste, notre relation consistait surtout à faire en sorte que je ne prenne pas trop de place et que je ne vole pas le "pouvoir" de notre présidente. Comme si je n'avais que ça à faire. Franchement... Je pensais qu'il faudrait plutôt construire un pont vers les Socialistes européens et le Parti travailliste. Mais, clairement, mes idées étaient inconvenantes, et je n'ai que très peu entendu parler de notre section par la suite. Ce qu'on m'a raconté sur d'autres sections ailleurs m'a beaucoup calmé: contrôle du "pouvoir", exclusion de ceux qui ne pensent pas comme il faut, coût d'entrée réel (autre que l'adhésion) montre que le parti n'est pas du tout un système démocratique, mais une machine à s'assurer de l'élection de quelques uns. Les aventures des intellectuels de gauche qui ont essayé de faire changer les choses ont bien montré ce qu'il en était réellement dans le parti: on leur a demandé de se taire et on les a physiquement empêchés de parler au congrès.
Quoiqu'on puisse penser d'elle, les propositions de Royal sur la démocratie interne me semblaient sages, et il est clair qu'elles ne seront pas prises en compte. Son contact avec de nombreux intellectuels de gauche (même si elle n'a pas su les inclure correctement lors des présidentielles) laissait présager un peu d'intelligence au service du peuple. La timide ouverture a fait long feu.
La crise au PS est une bonne parabole de la crise française qui dépasse largement les problèmes du parti: une élite qui a confisqué le pouvoir, se bat pour conserver ses privilèges et qui ne comprend même plus que les vrais problèmes dépassent le choix entre les motions A, B ou Z; un peuple qui a été exclu; des méthode antidémocratiques; et beaucoup d'arrogance. J'ai honte de l'UMP et de son attitude servile vis-à-vis de Sarkozy, mais j'ai encore plus honte du PS. Hors de question de légitimer un tel système par ma présence. Je ne lui souhaite même pas bonne chance, ce serait en faire mauvaise utilisation.
_________________
Le texte de mon email envoyé ce soir à 23:57: «Je sousigné Laurent Chambon, né le 22 mai 1972 à Châtenay-Malabry (92), membre de la section de La Haye (Pays-Bas), déclare ne plus être adhérent au Parti socialiste à partir d'aujourd'hui. Je souhaite être rayé des listes d'adhérents, ne plus recevoir de couriers et ne plus être mentionné comme membre du parti. Fait à Amsterdam le dimanche 14 décembre 2008.»
samedi 13 décembre 2008
Meilleur ou pire
Plus intéressant est le changement qui a lieu dans le projections de voix et de sièges à la Deuxième Chambre: Rita Verdonk comme Gert Wilders se tassent sévèrement, les travaillistes remontent et les gentils partis (GroenLinks, D66) regagnent ce qu'ils avaient perdu récemment. Ça ressemble terriblement à une stabilisation de la politique néerlandaise: une extrême-droite présente mais pas dominante, une extrême gauche présente mais pas du tout en état de gouverner, des partis du centre qui ronronnent, allez vous coucher ma bonne dame, tout est sous contrôle.
Mon impression? Qu'une fois que les crises d'identité retombées, on s'occupe à nouveau de l'économie, et que le clivage gauche/droite recommence à faire sens. C'est une bonne nouvelle, parce qu'on va enfin pouvoir parler de choses sur lesquelles le gouvernement peut vraiment agir. La mauvaise nouvelle, c'est que les citoyens que l'extrême-droite et l'extrême-gauche avaient réveillés chacune à leur manière vont à nouveau se détourner de la politique. Les partis gouvernementaux doivent être soulagés, mais je ne sais pas si c'est vraiment une victoire pour la démocratie. Car, je vous le rappelle, la démocratie ce n'est pas la dictature de la majorité, mais bien le régime qui prend en compte aussi les minorités. Toutes. On en est encore loin.
iTrash, la suite


Après quelques jours d'utilisation, je suis toujours bluffé par mon iTrash. La batterie ne résiste pas très bien à 3 heures d'utilisation intensive, mais la facilité avec laquelle on peut claquer de la thune en


D'ailleurs, avec un coup d'oeil un peu large, on se rend compte du travail magnifique de notre disailleneur, Pierre Marly. La classe, hein? Tellement beau que j'ai failli en acheter, c'est dire! J'ai acheté d'autres choses, bien sûr, mais officiellement je ne vois pas de quoi vous parlez. Si ma moitié vous demande si je dépense beaucoup d'argent sur iTunes, jurez que vraiment, ce pirate de Laurent il a encore téléchargé de la musique illégalement. Ouh le vilain.


Dans le lecteur iPod de l'iTrash, on peut aussi suivre les paroles. Génial. Sauf que tous les alphabets ne sont pas supportés correctement: l'arabe est écrit à l'envers, et les lettres ne sont pas attachées. Un peu la honte pour un programme multilingue, non? La preuve ci-dessus avec Amr Diab.

Le meilleur pour la fin... ci-dessus, le cours de la bourse. Si on met l'évolution avec une perspective d'un an, on voit vraiment l'évolution. Ici, le CAC40, mais c'est pareil pour tous. Crash mi et crash moi sont dans un bateau...
vendredi 12 décembre 2008
Perfume, pire encore

Je sais, j'obsessionne un peu sur Perfume, notre groupe de nippones machinisées. Mais après le dernier album, il me fallait le best of. Introuvable nulle part, sauf un torrent pourri qui a mis une semaine à se télécharger. Le résultat des courses? À côté de ce best of, Erasure c'est de la House ultra-minimale sans mélodie, les Pet Shop Boys c'est du Rock hardcore vraiment viril, et Dave Clarke c'est un percussioniste qui ne fait que du unplugged. J'ai fait pisser Martin, le casque sur les oreilles, j'avais l'impression d'avoir pris de la drogue, vraiment. "C'est moi qui suis au bord de la crise d'hystérie ou la musique m'influence, là?" Seul le regard cocaïné du méchant tenancier du café d'en bas m'a rappelé que c'était seulement la musique: le reste du monde n'est pas kawaï (mignon) du tout.
À la longue les voix "mignones" sont un peu fatigantes mais je suis très impressionné par la façon dont ils refusent tout naturel: les bleeps sont partout, les "guitares" sont clairement en plastique, et Mario™ est au mixage. Une vraie leçon d'artifice, je suis bluffé. Bleep.
Je sais, j'ai un iTrash

Oui, c'est facile à reconnaître, hein?
Bon, Alice, la superpotesse de Didier avait un iPhone, elle a montré à Lewis comment c'était coule, le soir même Lewis m'en commandait un, et voilà, j'ai un
La machine est vraiment bien conçue, surtout si je la compare à l'horreur qu'a Lewis, un truc énorme qui tourne sous Windows™ et qui ne sert qu'à permettre à son opérateur de lui tirer plein d'argent sans qu'il sache vraiment pourquoi.
Un petit tour des choses qui me plaisent, et en images s'il vous plaît (en dehors de la machine standard)...


(Ci-dessus) À gauche, un programme japonais gratuit qui donne à voir la une des plus grands magazines du pays. Absolument inutile, mais totalement indispensable. Aera est toujours aussi classe, mais il y en a des bien dont je ne comprends pas le nom.
À droite, un programme payant (79 centimes) qui me donne en permanence l'état de mon abonnement, et si je dépasse mon forfait. Tellement simple et efficace, t-mobile doit les détester.


Une autre application gratuite, "g", la chose Google qui me permet d'accéder à mon email et mon calendrier sans passer par les programmes pré-installés. Beaucoup plus réactifs que ces derniers, et surtout ne nous change que très peu de notre façon de travailler.


À gauche, l'application de Nu.nl, qui me permet de voir rapidement les derniers articles néerlandais qui passent dans la moulinettes des niouzes. Simple, efficace, j'ai pareil en version américaine, par contre je n'ai rien trouvé de comparable pour les niouzes françaises. Soit je suis nul, soit ils le sont, mais il y a là un gros manque à combler sur mon iTrash.
À droite, un truc in-dis-pen-sable: un programme pour mesurer les décibels. Presqu'utile. Le chien qui ronfle: 79dB. Les travaux dans la rue: 95dB. Le silence en ville: 65dB. Mieux vaut voir ça qu'être sourd, nan?
Je ne vous ai pas parlé du mini-piano, de l'appli Facebook, de Midomi (qui reconnaît -ou pas- les chansons que vous lui chantez), du décimètre, de la lampe torche, du générateur de drapeaux, d'iSaints, d'iEphemeride, du NetNewsWire spécial iPhone, de la base de données par pays du Pentagone, de FastDial ou de Numbuzz, mais vous savez déjà ce que j'en dirais, alors je n'insiste pas. Depuis mardi j'ai changé deux fois de protection en plastique et j'ai trouvé le temps de lui coller un protège-écran à effet miroir totalement bling-bling. Sarko serait si fier de moi.
Les suggestions de programmes totalement inutiles ou absolument inmanquables peuvent être envoyées par email, ou par sms... Ceux qui ont été sages ont déjà reçu le nouveau numéro par email.
mercredi 10 décembre 2008
samedi 6 décembre 2008
Quand l'humain se fait machine

L'autre jour, ma copine Tamiyo m'a envoyé des liens vidéos d'un groupe qui cartonne au Japon, Perfume. J'en ai parlé à Rodrigue qui m'a pris pour une pauvre cloche: "oui, l'album est génial", comme si tout le monde l'avait déjà. Pour ceux qui sont encore plus cloches que moi, allez voir les vidéos de ポリリズム et de マカロニ.
Le succès de ce groupe doit beaucoup au poids de la culture des jeux vidéos au Japon: les voix sont travaillées pour ressembler le plus possible à des voix synthétiques. Le producteur, un jeune Tokyoïte, avait expliqué dans un reportage sur Arte qu'il essayait de les faire sonner comme de gentilles poupées synthétiques. Ils avaient commencé avec une reprise d'un thème de Mario (ici, mais attention, c'est hardcore), et en sont maintenant à leur deuxième album, GAME. À la longue, les voix passées à la moulinette fatiguent un peu, mais c'est le disque du mois chez les Chambon-Marques, avec le dernier Grace Jones. J'aime beaucoup la façon de penser les arpèges et les sons, tellement totalement nippone. Merci Tamiyo... (ton EP est presque fini).
Ceci dit, la virtualisation a de beaux jours devant elle parce que la nouvelle génération de kids a grandi avec ces jeux, et Mario est aussi réel pour eux que l'a pu être Madonna pour nous. Je m'y étais vaguement essayé dans In My Life (la chanson préférée d'Eddy de Clercq), mais je n'avais pas trop osé pousser le bouchon trop loin. Comme quoi, il faut parfois suivre ses intuitions sans hésiter...
Virtualisation totale = démocratisation

L'industrie musicale a peur des mp3. Moi je pense que la révolution numérique n'est pas du tout finie et que ça va chauffer pour l'ensemble de l'industrie des loisirs. Je vais essayer de faire sens...
Pour ceux qui suivent un peu, il y a une dizaine d'années les synthétiseurs et les boites à rythme ont été virtualisés par les Suédois de Propellerhead, et cela a donné Rebirth, un petit programme tout simple qui permet de faire de la House de base sans matériel (désormais gratuit et disponible ici). Ils ont été suivis par beaucoup, dont les fabricants de matériel (Roland, Yamaha...) qui ont compris qu'il fallait y participer à la virtualisation sous peine de mourir. Personnellement, je me sers beaucoup de Reason, le grand frère de Rebirth. Tous les synthés analogiques d'Überlove, les boucles d'acide et les rythmes ont été fabriqués avec ces programmes virtuels imitant des machines de studio, jusque dans leur esthétique, même si je fais l'effort de rester lo-tech et de surtout ne pas passer aux synthétiseurs numériques et aux plugins à la mode. Le son "Laurent & Lewis" est pour beaucoup dû au Subtractor, au Redrum et à la NN-XT.
Avec une page comme celle d'Hobnox, on passe carrément à autre chose. Il suffit d'un butineur web avec Flash, et on peut commencer à installer plein de machines sans rien devoir installer sur son ordinateur. Alors qu'installer Reason prenait beaucoup de temps et surtout d'espace sur le disque (et d'argent si vous achetez le programme), avec Hobnox on commence tout de suite, gratuitement, sans rien installer.
Avec un internet de plus en plus développé, dans un futur très proche on va pouvoir probablement réserver sa page avec ses chansons en cours, charger des échantillons piqués ici et là ou enregistrés chez soi (des voix, par exemple) et, pour les plus talentueux... faire des chansons qui tiennent la route.
Je vous conseille d'aller sur le site et faire joujou avec les machines, avec un casque si vous êtes marié(e), histoire de le rester. Ça a l'air déroutant au début, mais c'est vraiment extrêmement intuitif: on change de séquence et la mélodie change tout de suite, on ajoute un clap et on l'entend immédiatement, on ajoute des effets qui se branchent tous seuls. Je ne garantie en rien la beauté du résultat, mais je vous assure que vous l'entendrez, pas besoin d'un doctorat en acoustique pour sortir une note.

En plus, pour les gens
Cet accès simple et instantané va avoir des conséquences incroyables, puisque le coût d'entrée dans l'industrie de l'entertainment va être quasiment nul. N'importe quel kid d'Amstelveen, de Châtenay-Malabry, de Soweto ou de Kuala Lumpur aura la possibilité technique de devenir le Mozart du XXIe siècle, et avec un peu de pratique, n'importe qui va pouvoir créer où qu'il soit, dans une fête, spontanément avec ses amis, faire un gig avec une inconnue rencontrée dans le bus.
On assiste à la mise en place d'une infrastructure de création (musicale, mais on le voit de plus en plus avec la vidéo) totalement démocratique qui va remettre à plat l'ensemble de l'industrie. La crise économique et civilisationnelle aidant, je ne donne pas cher de la peau des éléphants de l'entertainment du XXe siècle, ceux qui déjà n'avaient pas compris la révolution de la virtualisation des supports musicaux.
vendredi 5 décembre 2008
Archive surprise
jeudi 4 décembre 2008
Wifi.. ah, euh, heum, toi même!

Hier, Commission Transport & Entreprise (Verkeer & Ondernemen). C'était pas ça, vraiment. Tout d'abord, j'ai étudié les documents avec surprise, trouvant que vraiment je ne connaissais pas grand chose aux sujets... jusqu'à ce que je découvre qu'on m'avait envoyé les documents de la Commission Finances & Sécurité (qui a lieu la semaine prochaine). La photo ci-dessus le prouve. Juste quelques heures perdues pour rien, comme si je n'avais rien d'autre à faire.
Mais bon, je connaissais mon sujet, puisqu'on devait parler du wifi. Mon idée, dont j'ai déjà parlé sur ce blogue, est d'encourager les gens à partager leur wifi pour avoir moins de radiations, et inciter les cafés à proposer le wifi gratuit pour inciter les gens à ne pas utiliser ni wimax ni UMTS (qui ont des ondes très puissantes et méchantes). Rien d'obligatoire, juste une aide technique et un avis neutre pour les aider à ne pas se faire avoir par les vendeurs de KPN (ancien monopole d'État) et se retrouver avec des antennes qui ne marchent pas bien.
Je m'attendais à un débat intéressant. J'ai dû bien vite redescendre de mon nuage... La droite n'avait que le "marché" à la bouche, et quand je leur ai rétorqué qu'un marché (voir la définition d'un marché pur et parfait) doit pouvoir offrir la transparence de l'information, et donc que l'accès à l'information doit être possible à tous, la seule réponse à laquelle j'ai eu droit est flauwekul ("n'importe naouaque"), ce qui est vraiment un argument rationnel irréfutable. En gros la droite est contre l'intervention des autorités, même si cette intervention permettrait de s'approcher d'un marché parfait auquel ils disent aspirer. Je les aime bien, nos VVD, ils sont sympas et constructifs, mais là ils ont vraiment besoin d'un petit cours d'économie pour au moins être fidèle à leurs dogmes avec intelligence...
Les petits partis locaux, quant à eux, n'avaient aucune idée de quoi on parlait et ont essayé de nous rouler dans la farine avec des questions idiotes. C'était pas très malin, et c'en était franchement embarassant. Heureusement que nos partenaires de GroenLinks ont plein de neurdes dans leur parti et savaient exactement de quoi je parlais. Eux vont plus loin et pensent que l'arrondissement devrait installer des bornes. C'est une bonne idée, mais mes camarades de parti ne me suivront jamais dans une telle aventure, aussi parce que certains d'entre eux ne comprennent pas grand chose non plus, et puis parce que le parti travailliste est lui aussi contaminé par le mythe du marché-qui-n'existe-jamais.
La déception finale, ce fut l'échevin qui n'avait rien préparé et cela se sentait à des kilomètres. Heureusement, Willem Bos de l'association locale contre l'UMTS (lien), très à la pointe sur la question, est venu remettre les pendules à l'heure et a expliqué qu'un réseau dense de wifi était préférable à trois antennes wimaw ou UMTS pour la santé, que c'était un moindre mal si les réseaux étaient ouverts et que les gens partageaient leur antenne. Ouf.
C'était tellement affreux que j'en ai fait des cauchemars cette nuit. Des vrais rêves horribles qui vous réveillent. Plus concrètement, je vais venir avec une proposition commune avec GroenLinks en espérant qu'on ne va pas perdre encore un an avec des incompétants. Ah, dur la politique...
Après cela, on a parlé du mémo de D66 sur les crottes de chien. Les petits partis ont encore essayé de cacher leur nullité et leur manque de préparation en faisant des blagues éculées sur le fait que D66 n'avait rien de mieux à faire. Ah ah ah. (Not.) J'avais vraiment honte pour eux. Là encore, je vais voir avec le D66 (et GroenLinks, j'espère) comment les embarquer dans mon projet de tolérance envers les chiens sous appel et que ça débouche sur une initiative du Conseil. J'en reparlerai, natuurlijk.
lundi 1 décembre 2008
Attaques territoriales

Aujourd'hui, j'ai reçu le complément "spécial arrondissements" de la compilation annuelle que nous offre le service Recherches & Statistiques de la commune d'Amsterdam. Pas de changement majeur par rapport à l'année dernière, sauf que nous avons perdu 300 habitants: le remplacement des familles logeant dans le social par des bobos sans enfants dans des immeubles privatisés commence à avoir des conséquences.
L'autre chiffre intéressant, c'est qu'Oud Zuid est l'arrondissement à la fois le plus néerlandais, le plus français et le plus portugais de la ville. Les allochtones (pour une grosse moitié occidentaux, pour une petite moitié non-occidentaux) forment encore un tiers des habitants, malgré la politique des corporations immobilières de suburbanisation des allochtones.
Par ailleurs, nous sommes en pleines discussions sur l'avenir des arrondissements amstellodamois. Qui va annexer quel quartier, qui va se marier à qui, qui va disparaître, ce sont les questions du jour. Une commission indépendante est chargée de délivrer son rapport à la mairie centrale très bientôt. Deux souhaits de nos voisins de ZuiderAmstel nous sont désormais connus: ils aimeraient soit annexer un quartier de Zuid, soit fusionner avec nous. Nous n'avons pas vraiment envie de nous faire découper, alors qu'administrativement on se remet à peine de la fusion entre le Pijp et Zuid. Une fusion donnerait un arrondissement géant (probablement appelé "Zuid") de plus de 130.000 habitants, à comparer aux 31.484 habitants d'Oud West ou aux 30.045 de Bos & Lommer.
Politiquement, ils ont 23 élus, dont 7 PvdA, 6 VVD, 2 GroenLinks, 2 CDA, 4 (ex-)SP. Si rien ne changeait aux élections cela donnerait, sur un conseil de 52 membres, 17 PvdA, 13 VVD, 8 GroenLinks, 3 CDA. Les possibilités de coalitions avec GroenLinks seraient plus compliquées (il faudrait au moins un ou deux élus d'un autre parti), alors qu'avec le VVD ce serait plus facile. Mais bon, d'ici les élections de mars 2010, tellement de choses peuvent arriver, comme une grosse crise économique ringardisant la droite néo-libérale, que tout peut changer.
La décision finale sera prise avant les élections, et par le Conseil de la ville centrale. En tant qu'arrondissement, nous n'aurons pas notre mot à dire. Suspense...
Eurocities et moi, et moi, et moi

J'avais complètement oublié de parler du livre d'Adrian Favell, c'est en rangeant mon
Le livre n'est pas un bel objet et sa lecture n'est pas celle d'un roman, mais elle est très instructive et finalement assez agréable. Au fil des pages, on découvre une nouvelle génération d'Européens largement en avance sur le reste de leurs concitoyens, n'hésitant pas à se mettre en danger culturel, financier et alimentaire pour chercher une nouvelle vie. Ce qui ressort de ce livre, c'est surtout la petitesse des Européens qui ne se déplacent pas, les postes protégés, les abus sur les marchés de l'emploi ou du logement, et la profondeur des frustrations. Car si les leaders et élites européens et nationaux nous parlent de changement, de mobilité et d'adaptabilité, ils sont les derniers à se les appliquer à eux-même.
Farvell me fait passer pour une folle hystéro complètement reine du drame dans ses citations, ce qui ne manquera pas de faire bien rire ses lecteurs. Je conseille sa lecture à tous ceux qui ont émigré ou qui ont l'intention de le faire, ainsi qu'à leurs parents. Quelques jours après l'éruption de colonialisme de la droite australovicienne, voilà un livre qui remet les pendules à l'heure.
dimanche 30 novembre 2008
Ouiquenne glacé en Veluwe

Ce ouiquenne, Lewis a voulu fuir la ville et m'a emmené en Veluwe (en province de Gueldre), dans la dernière forêt sauvage des Pays-Bas. Promenade géniale dans la boue, la neige et les feuilles mortes. Température: 1°c. Taux d'humidité: 99%. Pas d'internet, mobile éteint. État du chien, des humains et des vêtements ce soir: fatigués et pleins de gadoue. D'autres photos suivent ci-dessous, en particulier avec Martin se faisant les crocs sur des troncs d'arbres.
En revenant, on est passés par Lelystad, en Flevoland, l'énorme polder au nord-est d'Amsterdam. Autoroutes ultradroites et totalement désertes, éoliennes géantes dans la brume, aéroport sans avion aucun, forêts immenses avec des arbres bien alignés succédant aux énormes fermes industrielles: les Hollandais n'ont même pas essayé de faire semblant d'avoir construit une zone naturelle. La nature y est, en fait, violemment artificielle.
Lelystad est une ville qui n'en est pas une, constituée seulement de banlieues où les maisons se ressemblent toutes. Certaines zones sont délicieusement avant-gardes et cubiques, d'autres terriblement démodées et laides. Ils sont en train de construire un centre-ville dont l'architecture est vraiment intéressante (übercubique noir et métal, principalement, photo ici), mais cela n'embellit pas pour autant le reste de la ville, ni ne la densifie vraiment. Une erreur architecturale et urbaine qui, je le crains, est amenée à disparaître. Je l'appelais Lelijkstad pour rigoler (lelijk veut dire "laid" en néerlandais), maintenant j'ai vraiment pitié et n'ose plus répéter ma vanne en public.
En rentrant, nous sommes passés par Enkhuizen, en Frise Occidentale (même si techniquement cela fait partie de la Hollande Septentrionale). Ville minuscule ultra-mignone avec des maisons de poupées datant du 17e siècle et des cafés bruns très conviviaux. De quoi faire sérieusement hyperventiler n'importe quel touriste américain. Pire, j'y ai mangé le meilleur hamburger du pays ever au café "van Bleiswijk": steak haché persillé de légumes, de la salade fraîche avec des miettes de paprika, du bacon revenu à mort, du fromage hollandais fondu et du pain croustillant légèrement beurré. Et des frites fraîches, of course, mais en Hollande on ne le précise jamais tant c'est évident. Le froid creuse, certes, mais là, bravo. Burgermeister et McBeurk (tous les deux Albert Cuypstraat) peuvent aller se recoucher.
Avant cela, nous sommes passés sur la digue d'une trentaine de kilomètres qui relie Lelystad à Enhuizen. À l'origine, il était prévu qu'un autre polder soit construit entre les deux, mais c'est entretemps devenu une réserve naturelle très riche en animaux protégés (poissons, oiseaux, que sais-je...) et son assèchement a été abandonné. On a laissé la digue pour relier le polder à la terre ferme, mais c'est bien tout.
30 km d'une étroite route bordée par l'eau glacée, à peine protégée par quelques blocs de béton et une barrière en métal. Avec la brume, la neige et le vent, on avait une visibilité quasiment nulle, et le navigateur satellite nous renvoyait sur la carte à une bande verte coincée par deux espaces bleus immenses, sans rien d'autre. Une traversée délicieusement effrayante, en gros.
J'ai voulu vanner Lewis et lui ai demandé qu'on s'arrête en plein milieu pour sentir l'air frais et permettre au chien de nager dans de l'eau propre. Il a pété un plomb, m'a dit qu'on n'était pas sur un plage à Nice et a refusé de s'arrêter. La tempête de neige/pluie et l'humour, pas toujours compatibles, donc.
Bref, ouiquenne exotique sans non plus devoir aller en avion dans des dictatures méridionales. On s'est jurés de refaire ça plus régulièrement, même s'il fait froid. La forêt sauvage, pas Lelystad ni les dictatures.




Waterschappen: pas encore ça

Oui j'ai voté pour les waterschappen il y a une semaine, mais mon enthousiasme commence à se transformer en effroi: il n'y a aucun(e) allochtone sur aucune des listes, ce qui est quand même fascinant en 2008. Allochtone weblog est outré, à raison d'ailleurs.
Pire encore, le CDA ne présente que des hommes, aucun ne venant d'Amsterdam (c'est vrai que le CDA ne cartonne pas vraiment ici), mais c'est surtout deux partis qui commencent à sentir leurs oreilles siffler: la liste Eigen Woning en Water (Habitation particulière et Eau, un parti de propriétaires) et celle de la Socialistische Waterschapvereniging (Union socialiste des waterschappen, qui dit vouloir défendre les locataires) sont toutes deux fondées par un loulou vaguement escroc qui a réussi à être élu (deux sièges pour chaque parti, quand même).
En regardant les résultats (lien), on voit que la participation a été faible (18,2%, contre 20,1% en 2004) et que l'équilibre politique de la région est ailleurs: 5 sièges pour les verts de Water Natuurlijk (l'Eau naturellement), 3 pour le PvdA, 3 pour le VVD (dont Anne-Lize van der Stoel, ancienne échevine de l'arrondissement du Centre), 3 pour le CDA, 2 pour chacune des listes bizares sus-citées, 2 pour le Partij voor de Dieren (le parti pour les animaux), 1 pour la ChristenUnie, et 1 pour deux listes traditionnelles. 9 femmes sur 29 (31%) ce n'est pas mauvais, ni fabuleux non plus.
Rob van der Bijl m'a dit de ne pas trop perdre de temps là-dessus, tant cette institution est, d'après lui, amenée à disparaître. Trop ringarde, trop provinciale, trop masculine, pas assez efficace. L'ouverture aux partis politiques traditionnels (et un moyen de caser leurs éléphants) va-t-elle lui permettre de survivre?
vendredi 28 novembre 2008
Colonie ou ville-monde?

Hier, au Conseil, la droite libérale (VVD et D66) a essayé de faire passer une motion demandant à ce que l'arrondissement mette des informations en anglais sur son site internet pour les expatriés, au nom de l'hospitalité amstellodamoise.
Je n'avais rien contre (on parle anglais à la maison) jusqu'à ce que je lise la motion. Là, le choc. "L'anglais est la langue mondiale." Ça m'a mis dans une fureur terrible et m'a empêché de dormir, et j'ai fini par expliquer brièvement au Conseil que je ne voterai pas pour un tel texte, tout en essayant de rester calme. Heureusement mon parti et GroenLinks ne les ont pas suivis.
Ce qui m'irrite dans ce texte et l'attitude de la droite, c'est leur complexe d'infériorité vis-à-vis du monde anglo-saxon, et leur attitude de peuple colonisé. À l'inverse, on a pu entendre que les migrants non-anglo-saxons devaient s'intégrer fissa et apprendre le néerlandais. Je pense que si l'on veut faire preuve d'hospitalité, pourquoi ne pas parler la langue des autres migrants, ceux qui ne sont pas parachutés par les grosses boîtes? Pourquoi pas le polonais avec ceux qui construisent nos maisons, le portugais avec ceux qui les nettoient, le français avec celles qui s'occupent de nos enfants?
Je propose quelque chose de similaire dans les résultats, mais en partant d'une hypothèse différente. Pas celle de la domination coloniale de l'anglais, mais de la diversité amstellodamoise...
1. les textes de communication envers les habitants doivent être rédigés dans un néerlandais simple, compréhensible, et dénué de tout jargon administratif
2. l'utilisation d'icônes claires (une longue et brillante tradition hollandaise) doit être favorisée
3. inciter les fonctionnaires qui parlent d'autres langues que le néerlandais à se porter volontaire pour répondre dans d'autres langues aux questions des habitants qui ne maîtrisent pas encore le néerlandais
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(dimanche 30 novembre)
Oups, va falloir que je fasse gaffe à ce que j'écris... Le message ci-dessus a été repris sur "Nieuws uit Amsterdam" de ce ouiquenne (lien en néerlandais, lien en anglais):
'VVD en D66 gedragen zich als gekoloniseerden'
29 november 2008 - VVD en D66 in Oud-Zuid hebben de ergernis opgeroepen van raadslid Laurent Chambon (PvdA) door het stadsdeel op te roepen om Engelstalige informatie op de website te plaatsen. "Waarom geen Pools spreken met degenen die onze huizen bouwen?"
Chambon, zelf van Franse origine, zegt dat hij sympathie had voor het initiatief om informatie in het Engels op de website van het stadsdeel te plaatsen, tot hij las dat de liberale partijen het Engels omschrijven als 'de' wereldtaal. Hij zegt dat ze hiermee blijk geven van een minderwaardigheidscomplex tegenover de Angelsaksische wereld en een houding van gekoloniseerden.
"Aan de andere kant is gezegd dat niet-Angelsaksische migranten als de bliksem moeten integreren en Nederlands leren. Als je gastvrijheid wil tonen, waarom zou je dan niet de taal spreken van andere migranten, degenen die niet zijn geparachuteerd door de grote bedrijven? Waarom geen Pools [spreken] met degenen die onze huizen bouwen, Portugees met degenen die ze schoonmaken, Frans met degenen die op onze kinderen passen?"
Op een meer praktisch niveau stelt Chambon voor dat het stadsdeel zich bedient van eenvoudig Nederlands zonder bestuurlijk jargon en gebruik maakt van duidelijke ikonen ('een lange en glansrijke Nederlandse traditie').
Ville en transition

Hier, Conseil municipal spécial budget 2009. J'en reparlerai. Mais l'important, c'est que le Conseil à voté à l'unanimité (c'est assez rare pour être souligné) en faveur de la motion que je présentais avec GroenLinks et Amsterdam Anders/De Groenen sur les toits verts. En gros, on aide financièrement les habitants qui se décident à mettre un tapis d'herbacés sur leur toit. Cela permet de mieux gérer les pluies, d'offrir un espace de nidification pour les oiseaux, de renforcer l'isolation thermique et sonore, et surtout d'être magnifique. Cela nous coûte presque rien (surtout vu notre budget général), et beaucoup d'habitants m'ont déjà témoigné de leur enthousiasme.
Bon, la question pressante, selon moi, est désormais de mettre Amsterdam en mouvement et en faire une "ville en transition", vers zéro émission de carbone et surtout vers une emprunte minimale sur la nature, avec la participation des citoyens (j'insiste là-dessus).
Pour vous donner une petite idée des révolution qui doivent avoir lieu, je vous incite à aller voir la vidéo ci-dessus du ministère nippon de l'agriculture, des forêts et de la pêche. C'est un bon antidote à la propagande pro-nucléaire de la pub d'Areva que vous avez peut-être vue (revoir ici), artistiquement fabuleuse, mais révoltante dans son message.


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(lundi 1er décembre)
Le vote a donné lieu dans la presse spécialisée à un compte rendu/interview par Martine Potsma (lien):
Stadsdelen Amsterdam ontdekken groene daken
Na het Amsterdamse stadsdeel Centrum (88.000 inwoners) komt nu ook Oud-Zuid (ruim 83.000) met een subsidieregeling om groene daken in het stadsdeel te stimuleren. En ook andere stadsdelen in Amsterdam raken geleidelijk aan bekend met de duurzame dakbedekking die bestaat uit mossen, gras en andere planten.
De deelraad van stadsdeel Oud-Zuid nam afgelopen donderdag een motie aan waarin voor subsidie op groene daken werd gepleit. De motie was ingediend door de PvdA-fractie in het stadsdeel en werd door de voltallige deelraad gesteund. "Dat is politiek heel bijzonder", zegt PvdA-raadslid Laurent Chambon. "De deelraad telt 29 leden en er is altijd wel een kleine partij die tegen stemt."
In dit geval dus niet. "Maar groene daken zijn ook zo simpel en zo leuk voor iedereen", aldus Chambon. "Ik begrijp eigenlijk niet waarom ze in Nederland niet allang veel populairder zijn. Het klimaat is er hier bijzonder geschikt voor, met al die regen."
Gewoon niet zo duur
De subsidieregeling gaat per 2009 in. Het dagelijks bestuur van het Amsterdamse stadsdeel trekt er voor dat jaar 15.000 euro voor uit. Dat lijkt misschien weinig, geeft Chambon toe. "Vergeleken met het totale budget van het stadsdeel is het niks." Toch is er volgens hem geen sprake van symboolpolitiek. "Een groen dak is gewoon niet zo duur. Dat is nu juist het mooie. Het is een maatregel die heel goedkoop is en tegelijkertijd heel goed werkt, op allerlei gebieden."
In stadsdeel Centrum, waar half november al werd besloten tot een subsidieregeling voor groene daken, is wel kritiek op het budget. Het stadsdeel stelt 20.000 euro beschikbaar, met een maximum van duizend euro per aangelegd groen dak. "Daarvan ben je al tweehonderd euro kwijt aan een constructeur", weet Lydia Geijtenbeek, deelraadslid voor de lokale partij Amsterdam Anders/De Groenen (AA/DG). Die maakt zich al jaren sterk voor groene daken in de stad.
De partij diende afgelopen donderdag, samen met de VVD-fractie in het stadsdeel, een voorstel in om de groenedakenregeling te verruimen. Volgens het voorstel moet er volgend jaar 200.000 euro beschikbaar komen voor groene daken. "Dat kan makkelijk", zegt Geijtenbeek. Stadsdeel Centrum heeft volgens haar het afgelopen jaar miljoenen euro's overgehouden. Dat geld zou allemaal besteed kunnen worden aan "groene dingen", vindt AA/DG.
Meer vliegen in één klap
Niet alleen particulieren zouden zich volgens de partij op groene daken moeten storten, ook de gemeente zelf moet ermee aan de slag. "Het stadsdeel heeft 25 panden met platte daken", vertelt Geijtenbeek. "Slechts één daarvan heeft nu een groen dak. Dat moeten er veel meer worden. Waarom heeft bijvoorbeeld de Stopera (het Amsterdamse stadhuis, red.) nog geen groen dak?"
Ook in andere Amsterdamse stadsdelen begint het onderwerp langzaam door te dringen. In Oost-Watergraafsmeer (60.000 inwoners) bijvoorbeeld bestaat nog geen subsidieregeling, maar het stadsdeel nam groene daken dit najaar wel op in de Woonvisie 2015. In dat document zet het bestuur zijn ideeën over wonen in het stadsdeel uiteen. "Met groene daken kunnen een aantal vliegen in één klap worden geslagen", schrijven de bestuurders. Zij wijzen erop dat daken met plantjes erop niet alleen zorgen voor groen in de buurt, maar ook een uitkomst zijn op het gebied van waterberging en warmte-isolatie.
Gepubliceerd op www.duurzaamgebouwd.nl op 1 december 2008
mardi 25 novembre 2008
CJR013: Si tu m'aimes encore

Notre nouvelle chanson s'appelle 'Si tu m'aimes encore', elle est chantée par Lewis en français, et va sortir prochainement sur toutes les plateformes numériques. Entretemps, il est possible de la télécharger gratuitement ici: http://www.digitaldeejay.com/media-Situm39aimesencore-Original
Cela ne va pas durer, alors profitez-en. L'idée était de mélanger la renaissance anglaise, le blues, l'électro, la variétoche française et le disco. Chacun y retrouvera ses petits... Eddy de Clercq nous prépare sa version (überdisco, pour très bientôt). La pochette est signée Pierre Marly (Islande), le mastering Teemu Myyryläinen (Finlande).
Merci à Ta·Mi·Yo, Laurent V., Eddy, Pierre, Didier, Patrick, Geneviève, Jérôme, Aaron-Carl, Orcinus, Hank, Xavier, Christophe et Natasha pour leur oreille. Les paroles: Si tu m'aimes encore / Va vivre à l'autre bout de la terre / Si tu m'aimes encore / Cesse donc de me dire que tu m'aimes // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // Si tu m'aimais alors / Pourquoi avoir été si cruel / Si tu m'aimes encore / Reste superficiel // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // (Si tu m'aimes encore) // Ton cœur brisé ne soigne pas le mien / Si tu m'aimes encore / Va t'en prendre le premier train // J'ai attendu des jours entiers / Prêt à tout faire tout sacrifier / Prêt à te suivre à tout jamais / Mais tu n'en faisais rien / Tout ce temps tu m'as trompé // (Si tu m'aimes encore)...
vendredi 21 novembre 2008
Ah, la crise va peut-être venir ici aussi
Le système financier s'effondre, et d'après ce que j'ai compris on n'est pas sortis de la mouise, mais les Pays-Bas seraient totalement immunes. Bien sûr, à part le fait que l'économie néerlandaise est une des plus ouvertes d'Europe, qu'Amsterdam est devenue une ville ultra financiarisée, qu'on a privatisé une partie des systèmes de retraite (désormais investis en bourse) et le système maladie au nom du dogme libéral, que la spéculation immobilière a touché le pays plus encore que ses voisins, avec la bénédiction de l'État (il y a peu on voulait encore nous vendre un emprunt immobilier sur 30 ans sans remboursement du capital avec investissement en bourse...), et qu'un tiers des ménages néerlandais est surendetté, tout va bien!Dans mon parti, quand je leur disais que leurs modèles immobiliers basés sur l'hypothèse d'une croissance infinie de l'économie et des richesses collectives et individuelles me paraissaient un peu casse-cou, on me traitait de râleur. Il suffisait que je leur parle de la pauvreté qui augmente dans les quartiers les plus déshérités de l'arrondissement pour que certain(e)s ne mettent à crier et à me couper la parole violemment. Outre le fait que certain(e)s camarades ont un problème (d'ordre psychiatrique) avec leur propre richesse et le manque de richesse de certains australoviciens, l'idée même d'une baisse de la croissance économique était un blasphème inacceptable. Sainte Croissance qui êtes aux cieux, sauvez nos placements!
Là, surprise... Wouter Bos parle enfin de récession. Même Lodewijk Asscher, pourtant un échevin d'un néo-libéralisme très enthousiaste et adepte d'une ville à deux vitesses (privilèges pour les riches issus du monde de la finance, bureaucratie pour les autres), commence à évoquer des possibles problèmes économiques pour Amsterdam. Il a même déclaré, ô surprise, que beaucoup d'amstellodamois pourraient sombrer dans la pauvreté. Eh, Lodewijk, smell the coffee, certains n'en sont même jamais sortis, de la pauvreté.
Quelle perspicacité, quand même, ils ont nos chefs, hein? Je me sens tellement en sécurité avec de tels devins de la finance, j'y crois à peine moi-même. (Not.)
Les homophobes ne sont pas qui on croit
Rappelez vous, il y a environ un an, panique: les jeunes "Marocains" sont homophobes. Ouh, vilaine culture musulmane homophobe. L'intégration est ratée, c'est terrible... Vite, Sainte Rita Verdonk, viens sauver les pédés! Ayaan, au secours!En fait, on vient de le découvrir (ou on feint de le découvrir): 75% des actes homophobes sont perpétrés par des jeunes blancs issus des classes sociales inférieures. Des white trash, pour parler simplement. Cela ne m'étonne pas du tout: je n'ai jamais eu aucun problème avec les jeunes d'origine maghrébine ou turque alors que plusieurs fois j'ai surpris des remarques violemment homophobes venant de certains groupes indigènes. De la violence verbale à la violence physique, il n'y a qu'un pas...
D'après les chercheurs qui se sont penchés sur la question, il s'agit encore et toujours de jeunes hommes ayant du mal avec leur masculinité, et issus de familles à problèmes. "Duh", comme dirait Lewis. Comme si on ne le savait pas. N'importe quel pédé de base peut vous faire le profil de l'homophobe type, mais qui se soucie de nous écouter, hein?
Ce qui m'agace dans cette histoire, c'est qu'une fois de plus les pédés blancs issus des classes favorisés (l'ancien directeur du COC en tête) nous ont fait le plan des méchants Arabes homophobes, et qu'ils ont été suivis par la meute des politiciens à la recherche d'un bouc émissaire idéal. Le rôle des élites homo, c'est justement de s'attaquer à l'homophobie d'où qu'elle vienne, et surtout de ne pas céder à la xénophobie. Il faut attaquer l'homophobie à sa racine, et surtout ne pas se tromper de combat. L'ennemi, ce sont les conditions sociales et culturelles qui engendrent l'homophobie (problèmes familiaux, problèmes identitaires, problèmes personnels, dynamique de groupe, traditions homophobes dans divers corps de métiers...), pas une origine ethnique ou une religion.
Cela fait des années que je dénonce l'utilisation des violences homophobes par la droite nationaliste pour ostraciser des pans entiers de la population néerlandaise, alors que sa clientèle électorale est, à mon avis, tout aussi homophobe. J'avais l'impression de prêcher dans le désert. Voilà qu'une étude vient confirmer officiellement cette imposture. Il était temps...
D'ailleurs, je me dis parfois que dans ce genre de cas, des excuses publiques de la part des grandes gueules à la Verdonk, Hirsi Ali ou van Dale seraient tout à fait appropriés. On peut rêver, non?
jeudi 20 novembre 2008
Wifi sélectif

L'autre jour, je suis allé pour un déjeuner de travail à Smørrebrød avec mon Mac. Là-bas, malgré une réception wifi parfaite, impossible de se connecter. "L'antenne que m'a installé KPN [l'opérateur historique] ne marche qu'avec Windows™" me raconte alors le tenancier, après avoir fait joujou avec ma machine pour voir ce qui n'allait pas.
Quelques semaines avant, même mésaventure au Café Poef: antenne KPN, seulement Windows™. Aujourd'hui, je suis allé au Coffee Company, où j'ai écrit une partie de mon livre: plus de wifi. Il y a avait trop de gens avec leur ordinateur portable, vu que c'était le seul endroit du quartier avec wifi gratuit. Désormais, dans mon quartier, où une population éduquée et créative est suréquipé en Mac, il n'y a plus d'endroit où se connecter. Impossible de bosser tranquillement nulle part. Il faut rester chez soi, le fil à la patte.
Mon projet de wifi sera discuté bientôt en commission. Il est plus que temps. Les cafés du quartier se plaignent du baisse de leur chiffre d'affaire avec l'interdiction de fumer, mais il y est impossible d'y travailler en journée. Et quand ça l'est, ces parasites krypto-monopolistiques de KPN se débrouillent pour que seuls les PC équipés par le géant de Redmont puissent se connecter.
Un peu comme si les routes étaient réservées aux seules voitures et camions Renault, et encore que quelques unes soient payantes (et chères!), et d'autres en très mauvais état. Notre économie n'y survivrait pas. Et pourtant c'est exactement ce qu'on fait en ce moment avec le wifi. Comme quoi le coup du marché qui s'autorégule et qui est le plus à même d'offrir ce que les gens veulent est un gros mythe urbain qui est loin de se vérifier.
Concrètement, si la commission me soutient dans ma démarche, il va falloir que l'arrondissement aide les cafés à avoir un wifi gratuit surtout aux heures creuses (avant 17h) et surtout les aider à se sortir des griffes acérées de KPN pour s'assurer que leur réseau est accessible non seulement depuis Windows™, mais aussi avec un Mac (pour nos innombrables créatifs) ou un portable sous Linux, de plus en plus fréquents avec la vague des micro-portables. Encourrager un monopole à travers des installations limitées aux Windows est, d'ailleurs, tout à fait antilibéral. Mais venant d'un ancien monopole, est-ce vraiment surprenant? En gros, il ne s'agit pas de casser un marché, mais au contraire de l'ouvrir vraiment à la concurrence. On verra si le VVD et le D66 nous suivent sur cette question...
Décoller en toute légalité

Décoller (get high) est un besoin humain, apparemment. Les riches y arrivent avec de la coke ou du shopping, les pauvres avec des courses de chevaux ou de la beuh, les classes moyennes avec de la codéine et de la bière. Bref, même si on connaît parfaitement les conséquences économiques et sociales qu'ont les drogues, il s'agit d'une réponse humaine à la dureté des relations sociales.
La question qui domine les Pays-Bas ces dernières semaines est celle de la politique de la drogue. En gros, les jeunes libéraux veulent une légalisation alors que les chrétiens-démocrates veulent une interdiction. L'argument des amis de Balkenende: comme les autres pays n'ont toujours pas dévié de leur politique répressive, notre politique a échoué.
Il y a un échec, c'est vrai, mais il est dû au législateur: en tolérant la vente de marie-jaja tout en interdisant la production d'herbe, il s'est débrouillé pour que, de facto, la production soit controlée par des criminels. Qui interdit un produit demandé s'assure que son économie profitera aux entrepreneurs avec les moins de scrupules.
Je pense que la politique néerlandaise a fait la preuve de son efficacité, non pas en éloignant la filière des criminels (mais c'est dû à l'hypocrisie des différents gouvernements), mais par les chiffres. Les Néerlandais consomment moins que les autres. Alors que les pays les plus répressifs sont ceux où on fume le plus. Plus c'est interdit, plus c'est désiré. C'est bête mais c'est ainsi.
Plein de Français ou d'Américains, quand ils apprennent que je vis à Amsterdam, se font des gros rêves: "mec, tu dois fumer tout le temps!", "si j'y vivais, je me roulerais des gros ouinjes de la mort." Et bien nan, comme c'est accessible, la tentation n'est pas là. L'interdiction fonctionne comme les soldes: on se sent obligé d'acheter car c'est une occasion, alors qu'on n'en a pas forcément ni besoin ni envie.
Au lieu de suivre les chrétiens-démocrates dans leur moralisme hypocrite, il vaudrait mieux s'assurer de la sécurité des consommateurs (avec des contrôles qualité et une traçabilité irréprochable) et des producteurs honnêtes (qui ne manqueront pas de se mettre au travail dès que la culture sera légalisée). J'espère que les politiciens haguenois auront l'intelligence de ne pas écouter les discours hypocrites des Français ou des Américains sur la question, où pourtant ils ont fait preuve de leur incompétence. Mais le complexe d'infériorité des élites néerlandaises est un facteur à ne pas sous-estimer dans ce genre de décisions...
Dans la presse néerlandaise d'aujourd'hui (lien):
"Plus de la moitié des maires qui ont des coffee-shops dans leur commune sont favorables à la légalisation de la ’chaîne des drogues douces tout entière’, y compris donc l’approvisionnement des coffee-shops", relève le Volkskrant (p.3). "Ils veulent qu’on mette fin au ’système dualiste’ dans lequel la vente de cannabis par la porte de devant est tolérée, alors que la culture et l’approvisionnement par la porte de derrière ne le sont pas."
"C’est ce qui ressort d’une enquête de Binnenlands Bestuur , une publication hebdomadaire pour gestionnaires et fonctionnaires publics. Les Pays-Bas comptent 106 communes avec un ou plusieurs coffee-shops. Tous ces maires ont été approchés par téléphone pour leur demander s’ils sont partisans de la légalisation de la ’porte de derrière’, du maintien de la politique de tolérance actuelle ou de l’interdiction des coffee-shops."
"88 maires ont coopéré à l’enquête : 54 ont déclaré vouloir légaliser toute la chaîne de production et de vente, 25 veulent continuer la politique de tolérance actuelle et 9 veulent interdire les coffee-shops. Six maires n’ont pas voulu exprimer de préférence."
"Parmi les partisans de la légalisation (plus précisément de la régulation) se trouvent les maires d’Amsterdam, d’Utrecht, de Tilburg, de Groningue, de Leeuwarden, de Leyde, de Maastricht, d’Enschede, de Haarlem et de Hilversum. Les maires VVD de Rotterdam et La Haye se sont prononcés pour la poursuite de la politique de tolérance."
